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Barbarossa : Turbine

Derrière Barbarossa, se cache James Mathé qui mélange subtilement et délicieusement folk, soul et électronica intimiste pour en faire des mélodies où l’abstraction se mêle à l’imagination fournissant alors un cadre non conventionnel et sans aucune barrière à sa musique gracile, comme en témoigne son nouveau titre Turbine.

Turbine, ce sont des tempêtes de cadences entêtantes soutenues par une voix langoureuse qui appelle aux plaisirs tendres de ce monde. Répétitions et pulsations infinies résonnent et marquent de leur empreinte la piste où la voix de Barbarossa se mêle à des guitares titillant des rêves aux horizons irisés.

 

 

Membre du collectif talentueux The Fence, déjà auteur d’un album Chemical Campfires en 2008,  il partage la tournée et la scène avec Jose Gonzalez et son groupe Junip. Depuis, il a été signé par Memphis Industries connu pour leurs goûts éclectiques et tempétueux, où il prépare son second album Bloodlines à paraître le 5 août prochain.
Entre Chemical Camfire et celui à paraître, des pas dans l’électro acoustique, des ivresses de douceur succombantes et de la nu soul doublée de folk qui laissent la part belle aux machines lovées au creux des batteries et aux synthés analogiques qui colorent le monde de Barbarossa de résonances souterraines dans des envolées aériennes. Un autre titre de Bloodlines a été dévoilé, The Load qui entrelace ses vagues au ciel, dans un élan irrésistible.

Pour ceux présent lors du concert de Junip, le 14 mai dernier, au Trabendo, ils ont pu admirer l’art de Barbarossa et la facilité avec laquelle il enflamme de ses notes les harmonies délicates de pulsations de claviers et les berce de sa voix lumineuse. D’ailleurs, il s’est livré à une cover de Line of Fire, où les deux univers convolent en une étreinte magique.

Minimaliste, une ligne de synthés enchanteresse, des harmonies vocales imparables et des ballades dont la construction est exquise, Barbarossa le versatile, n’est pas prêt de nous lâcher. Et ce n’est pas certains qui se reconnaitront qui vont s’en plaindre.

 

Barbarossa : Turbine

2 comments

  1. Flo Ryne says:

    Encore un article brillant, et une découverte belle, belle, belle. Merci Déborah!

    1. Merci, c’est adorable…PM, c’est fait pour cela 😉

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