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Breton : Other people’s problems

Breton : Other people’s problems

L’album est sorti le 26 mars sur le label Fat Cat.
« Breton » c’est d’abord une philosophie engagée dans la cité, un collectif londonien de 5 membres issus d’écoles d’art, nommé comme cela en hommage à André Breton, père du surréalisme.
Dans la lignée de « The New Puritans » ou de « Foals », leur rock est tinté de nombreuses influences et construit comme des échos à d’autres genres musicaux. Revendicatif, rageur et poétique, ils portent leur musique vers un ailleurs à portée de notes. Hip hop, affro beat sur certaines chansons participent à cette construction métaphorique et à cet ambiance si particulière et si réussi, qui laisse Breton inclassable dans le paysage musical, même s’ils se rapprochent d’autres groupes mais toujours fugacement.
Toutes les chansons de l’album ont des sonorités différentes et pourraient faire l’objet de critique comme plusieurs disques dans un seul mais elles partagent toutes un même univers sombre, seul liant de l’ensemble avec la voix de Roman Rappak.
« Edouard The confessor » est de celle-là, dure, intense, accompagnée de synthé et de percu, déchirant hymne.

« Pacemaker« , sonne très rock puis des violons s’en mêlent mélangés à des beats hip hop… Tout est à sa place, tout y est pensé: pénétrant.
« Oxides » est également une vraie réussite, rythmée à souhait, très sombre, ou la voix de Roman Rappak est entière à la manière de Muse et Radiohead.
Si vous aimez le rock et les dialogues surprenants, haletants et engagés, vous aimerez Breton, sa mélancolie, sa vision du monde et la synthèse qu’il en propose ici comme une invitation à la curiosité auditive, hors des sentiers traditionnels.

L’étendu de leurs talents :

 

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