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Caandides : Before The Art

Caandides : Before The Art

Caandides est un groupe parisien de pop énigmatique, à la croisée d’un rock saturé et initiatique. Comme si Jamie XX rencontrait Wu Lyf.
Ecouter Before the Art, leur premier EP, c’est comme embarquer pour une destination inconnue aux consonnances singulières, aux notes différentes.

C’est un navire sonore à l’âme profonde cachée derrière leurs mélodies belles et poétiques. La voix de Théo étant une passerelle entre plusieurs mondes, différentes réalités et diverses sonorités étranges et sincères. Brumeux, multi-couches, le parcours proposé ici est intimiste et déroutant.

Caandides, c’est Théo Schittulli (chant, paroles, guitare, claviers), Dylan Collins (guitare), Jules Négrier (basse, claviers, laptop) et Noé Beaucardet aux percus. Ils font de la musique fiévreuse, mystérieuse, adeptes des tonalités mouvantes, incapturables, car profondément libres.

La formation est à cette image, elle bouge au gré des aléas et se recompose d’elle-même, cherchant la renaissance et la créativité chaque fois présente. Les influences diverses de chacun des individus du groupe viennent ici imposer leur touche qui est fusionnée, avalée par les autres et retranscrite collectivement en une mélodie happante et teintée d’imagination pleine et entière.

Lorsqu’ils sont sur scène, les lumières projetées, des applats graphiques les cachent comme pour mieux rappeler à tous que seul compte la mélodie, la musique et son imaginaire enivrant. Timidité du musicien ou démarche artistique, ce qui est sûr c’est qu’ils se donnent corps et âme dans leur musique, si contemporains dans leur démarche de travailler à la fois la matière et le multimédia.

Bidouilleurs nés, musiciens à l’imagination volatile, chaque titre de cet EP Before The Art est de la matière mouvante, tantôt en fusion, tantôt liquoreuse, mais toujours agitée et changeante, touches d’électro en sus.

Pluriels, ses membres sont des étincelles qui embrasent leur musique de tons irisés, légers, mais toujours enigmatiques.

Before The Art commence avec des synthés discordants, des appels de voix et des beats qui dynamisent l’ensemble. La voix de Théo, écorchée vive, fait le reste, fougueuse et fragile, avec son rythme envoûtant, les tripes dans les instruments. Sa voix à la limite de celle d’Ellery Roberts par moment, hante les chansons.

Sun Way Too Low parcourt des rythmes lents, immensité folk électronique envoûtante, où la voix rock de Théo est captivante et éclectique dans un mélange bouillant de mille notes, envolées douces en éventail, paroles délicates par poignées, appel fiévreux à autre chose d’inconnu et d’incertain.

Fever débute avec des synthés crépitant, répétition entêtante, la voix de Théo s’engageant dans l’ensemble sonore comme un électrogramme plat qui pourtant bat intensément, en sourdine. Les instruments ici mènent la danse, la transe douce, un peu jazzy, jusqu’à la décadence lumineuse et scintillante.

Sphinx, qui clôt l’opus, montre un autre visage du groupe, flou, aux beats diverses, à la voix répétitive. S’en dégage une urgence de vivre, à la rage diffuse en dessous de la mélodie, intense.

Caandides fait de la musique incandescente pop à la touche rock profonde, électo suspendu à chaque piste. Ils sont puissants, énigmatiques et leur musique est à multiples visages, mélancolie fébrile à la douceur exaltée.

Leurs mélodies sont un nuageux rêve, un brouillard lumineux dont on ne sort pas indemne, un univers particulier, vibrant, à découvrir urgemment. Et ça tombe bien, ils seront le 23 août prochain en concert gratuit au Festival La Plage Glazart, à 19h : courrez-y !

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