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Cabourg, Mon Amour 2015 : météo capricieuse et harmonies ravageuses

Cabourg, Mon Amour 2015 : météo capricieuse et harmonies ravageuses

Ce weekend, c’est les pieds dans le sable fin que s’est déroulé la troisième édition du festival Cabourg, Mon Amour. Ancré le long de la promenade Marcel Proust et jouant au plus près de la marée, deux scènes se font faces dont l’une légèrement en contrebas. C’est parti pour trois jours d’amours avec un grand A.

C’est le vendredi, sous un ciel plutôt voilé et entre quelques gouttes, qu’a démarré cette nouvelle édition normande. Mais ce temps maussade n’a pas refroidi le parisien Bambounou qui captive la plage avec un bon set de manière compulsive et sincère avec de grosses basses et fait remonter la température assez pour que les non-festivaliers se rapprochent des structures prévues pour l’occasion. En tout début de soirée et profitant d’une accalmie, l’anglais Ben Khan enchaîne les riffs de guitare dont lui seul à les secrets. Un côté rock un peu bluesy qui se prête parfaitement au lieu juste avant le coucher du soleil, terminant son set avec le titre qui a permi de le révéler, le beau Savage. L’attente mouillée devant le foodtruck en valait la peine car le quatuor electro-pop Isaac Delusion a mis le feu sur la scène de la dune créant un microclimat idéal avec la voix singulière du chanteur Loic saupoudré d’une pop moderne et résolument addictive. Et pour continuer la nuit et s’abriter du début de tempête, il y avait la possibilité de poursuivre au bar lounge du Casino après s’être acquitté d’un petit jeton.

Le lendemain, après une nuit agitée faisant zouker les structures du site, les grilles du festival ont ouverts plus tard mais le soleil était, cette fois-ci, au rendez-vous. Coquillages et crustacés, le moment parfait pour chiller dans le sable dans un décor de palettes en bois, bronzer en jouant au Mölkky, discuter autour du babyfoot ou encore chiner de beaux vinyles de labels indés. Le tout au rythme des sets qui se succèdent et se coordonnent impeccablement à l’écoute tropicale de Clément Bazin (l’instrumentalisme de Woodkid) qui se révèle être bien plus qu’un beatmaker, ou encore le dj set plus lourd du New-Yorkais Ron Morelli. Bref, une programmation riche en nouveaux talents mêlant pop, rock, electro, techno. Petite assiette de charcuterie pour accompagner sa bière devant le live très surf-pop de l’anglais de 22 ans Only Real, dans la lignée de Kurt Vile, avant d’écouter l’élégant Curtis Harding, qui a fait groover la grande scène.

Un retour du mauvais temps le dimanche n’aura pas raison de Cabourg, Mon Amour puisque ce dernier jour aura quand même lieu au Casino avec un petit ajustement de la timetable et une entrée gratuite. L’occasion d’assister à la prestation du jeune talentueux Superpoze (émergé de la scène electro caennaise en un temps record) et Jacques, perdu entre méditation réfléchie et spontanéité préméditée qui clôture ces trois jours de la plus belle manière qui soit.

Un petit festival qui a su s’entourer et qui a grandi, accueillant pour ce qui n’est que sa troisième édition plus de 2 300 personnes et trente-deux groupes ou artistes emergents, et qui, en dépit d’une météo un peu capricieuse réussi à charmer et à séduire. Vivement l’année prochaine !

Cabourg, Mon Amour 2015

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