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Douglas Dare – Seven Hours

Touché par l’intense Lungful qui nous avait couché sur le flanc, voici que Douglas Dare dévoile son premier EP Seven Hours en écoute intégrale, avant sa sortie le 30 septembre chez Erased Tapes.

Seven Hours, ce sont 4 titres d’une pop toute alternative, aux consonances libres, à la beauté surréaliste incarnée par la voix de Douglas Dare lumineusement sombre.

Une présence lunaire, subtilement intimiste, gorgée de mélodies atmosphériques où l’émotion nait et vit dans les notes de piano diffuses, dans le chant de Dare où la poésie, en trame de fond, s’ancre comme sur Seven Hours.

Ici, les harmonies sont baignées d’une obscurité délicatement chaude où l’espoir semble mourir sous une note pour se réveiller plus brillante dans la suivante. A l’image de Scars, la musique de Douglas Dare est pleine de délicates vibrations, de pulsations tristes et de torpeur lunatiquement cadencée où le piano et les voix savent être fougueuses.

Comme une pérégrination en terres étranges, Lungful continue la traversée du miroir, à coup de tempos lancinants et d’une voix qui interpelle sur un rythme de velours ponctué de percussions divines. Douglas Dare vous enrobe de ses harmonies de vie, où urgence et douceur s’alternent et s’unissent dans un mouvement fluide.

Puis, s’avance Flames, tamisée de murmures, tapissée de douceurs exquises, un piano vibrant à l’unisson avec Douglas Dare, dans une intimiste ballade se terminant en une étreinte belle à en mourir.

En 4 titres, pas un de plus, Douglas Dare vous offre un bouquet d’émotions, un horizon peuplé de sentiments puissants, où l’évasion réside dans une création atypique. Lui, oscille entre une fragilité hypnotique et des harmonies peintes par l’évocation poétique contenue dans ses compositions.

Bougeant les structures traditionnelles, pariant sur des accords créatifs qui sont des alternatives souples et plurielles, son style résume l’essentiel d’une vie, ce qui fait battre le cœur et décupler la force. Des notes s’envolent, Seven Hours se termine déjà et pourtant la voix de Douglas Dare reste en échos dans la tête, comme un murmure secret, tel un envoûtement certain.

Douglas Dare fait penser à la phrase de Schopenhauer « Car il en est des hommes comme des diamants : seuls les plus grands peuvent faire des solitaires. Ceux du commun doivent s’assembler et rechercher un effet de masse. »

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