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Edward and The Magnetic Zeros : Here

Edward and The Magnetic Zeros : Here

Derrière Edward & The Magnetic Zeros se cache une troupe de musiciens avec à leur tête Alex Ebert et Jade Castrinos la chanteuse du groupe, tous adeptes du folk, de la soul et du gospel. Ils ont construit une petite communauté musicale hippie qui quelquefois flirte avec un petit penchant pour le lyrisme les rapprochant d’une petite église sectaire, mais néanmoins amicale (cherchez l’erreur).

Edward Sharpe & The Magnetic zeros sort aujourd’hui son deuxième album Here, premier de deux albums prévus pour 2012, du folk soul puissant comme une étreinte nostalgique intemporelle qui vous pénètre pour ne plus vous quitter.

Dans ce monde un peu angoissant, profondément individualiste, trop précisons-le, il est des musiques qui vous font oublier ce contexte et la musique d’Edward & The Magnetic Zeros est de celle-là. A la manière d’un Pete Seeger, il restitue un monde collectif, pluriel, aux couleurs du bonheur, énergique et tout entier, tourné vers les autres et se détournant d’une quelconque lutte.

« Man On Fire » entame magnifiquement l’album, la voix d’Alex nous guide à la manière d’un Ray Lamontagne vers un ailleurs nostalgique mais bel et bien vivant, accompagné de choeurs nous plongeant ainsi dans Woodstock et son ivresse bienveillante.
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« That’s What’s Up » au travers d’un refrain entêtant, est un chant intemporel comme un gospel simple et efficace qui vous entraîne dans une vie simple, sans tracas…tambourin au poing.
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« I Don’t Wanna Pray » sonne comme un chant des premiers temps de l’Amérique, où tout était encore possible, avec néanmoins la sempiternelle référence à Dieu, gospel des temps bénis.

« Mayla » est toute délicate et offre un florilège de  nombreuses voix peut-être un soupçon trop neutre, à la limite de l’arc en ciel…

« Dear Believer » reprend ses droits, rassurant comme une berceuse, car le monde des hippies est peuplé de bons sentiments.

« Child » est une complainte qui s’éclaire tout au long de la mélodie, la voix du guitariste Chistian Letts, apaisante, est le fil conducteur de cette démarche.

« One Love To Another » est, quant à elle, un cri de ralliement de cette tribu tranquille et joyeuse, qui fleure bon la vie et qui cherche le bonheur dans les autres individus.

« Flya Wata » est portée par la féminité des voix, notamment celle de Jade, qui prône l’alliance des autres, grâce à un hymne au partage.

Enfin, « All Wash Out » termine l’album de manière touchante, un soupçon d’Amos Lee dans la voix, une guitare accompagnant l’ensemble avec un piano.

L’opus nous rappelle que certains ont la faculté de conjurer les sorts, d’autres vous diront comme moi, que c’est une manière d’y être aveugle et de se mettre des oeillères afin de rendre le monde beau alors qu’il ne l’est pas forcément, ou disons plus dans les clairs-obscurs que les fluos dominants. On est hippie ou on ne l’est pas…

L’album en écoute intégrale, c’est ici

2 comments

  1. Jolie chronique, juste une petite rectification « Child » est interprété par le guitariste Chistian Letts 😉

    1. C’est modifié ! Merci pour cette précision (importante) 🙂

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