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On y etait @ Festival des InRocks : Alabama Shakes, Michael Kiwanuka, Willy Moon, Wild Belle, The Bots

On y etait @ Festival des InRocks : Alabama Shakes, Michael Kiwanuka, Willy Moon, Wild Belle, The Bots

Samedi 10 novembre, il est 17h45, et je suis donc à l’heure – même mieux en avance ! – pour la 25e édition du Festival des Inrocks. Je ne veux surtout pas rater The Bots que j’ai pu découvrir l’été dernier au festival Le Rock dans tous ses États à Evreux.
Et j’ai bien raison. Avec une énergie déconcertante, les frères californiens âgés de 15 et 18 ans enchaînent des morceaux punk-rock qui font bouger la tête et les pieds dans tous les sens. La soirée est bien lancée.

Décrite par The Guardian comme la nouvelle Lana Del Rey, la chanteuse du groupe Wild Belle, Natalie Bergman, entre en scène. Mis à part le fait qu’elle sait aussi bien faire la moue que Lana, la comparaison s’arrête là.
Oscillant entre reggae, indie folk et pop psyché, Natalie et son frère Elliot, originaires de Chicago, présentent au public parisien leurs compositions musicales dont la plus connue à ce jour sur Internet, Keep You,  ne laisse aucun doute planer sur l’avenir du groupe.
Au fur et à mesure qu’ils enchaînent leur répertoire, on se dit que ces Wild Belle sont décidément la révélation de cette soirée. Cerise sur le gâteau, la reprise du I’m in Love des Dub Pistols…

Willy Moon n’est plus à présenter. Sa réputation s’est construite autour de son image en noir et blanc de la fin des années 50. On lui connaît le désormais célèbre I wanna be your man (titre déjà employé par les Rolling Stones et les Beatles) passé en boucle sur les ondes cette année. On retiendra surtout, au-delà d’une performance juste ce qu’il faut pour apprécier le maestro, la présence scénique de la guitariste qui, derrière la blonde Natalie des Wild Belle, prouve que les brunes aussi ne comptent pas pour des prunes.

Enfin, la salle est comble pour accueillir Michael Kiwanuka. On se demande si Alabama Shakes ne partagerait pas la tête d’affiche de cette soirée avec le jeune Anglais qui sublime la scène par sa voix. Michael et son groupe enchaînent les balades avec virtuose. Grâce à Tell me a tale, on se souvient de la fin des années soixante comme si on les avait vécu. Pincez-moi je rêve, Otis Redding, Marvin Gaye, Ray Charles, Bill Withers… Michael Kiwanuka, à lui-seul, fait figure de grand parmi les grands ce soir à la Cigale.

Pour clore cette soirée, Brittany Howard, la chanteuse des Alabama Shakes a les mots qu’il faut : I’m feeling good tonight. C’est vrai, nous aussi.
Généreuse en tous points, exubérante, attachante, et tout simplement elle-même, la chanteuse du groupe donne de la voix comme Janis Joplin ou Aretha Franklin en leur temps. Hold On (magistralement emprunté aux Creedence), Be Mine, You Ain’t Alone, I Ain’t the Same, I Found You

Le temps est suspendu à la voix de la jeune et voluptueuse Brittany qui secoue la Cigale par un timbre de voix hors du commun.
Le public piétine le sol de la salle, se lève au balcon, applaudit fort et crie au rappel… en vain.
Il est 23h30 et I’m feeling good tonight.

 

Si vous êtes à Toulouse ce soir, vous savez ce qu’il vous reste à faire : allez les voir au Bikini.

Kiwanuka
Michael Kiwanuka - Crédit photo : Pierre Le Bruchec

 

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