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Goldwave : Night Lights

A l’ombre de nos vies, aux racines des émotions, Goldwave plante son oriflamme singulier. Loin des agitations de ce monde et des ténèbres menaçantes, Godlwave vous ouvre un univers lumineusement furieux et poétique. Quintette originaire de Caen, Thomas (chant, Guitare), Étienne (Guitare/chant), Can à la basse, Pierre aux claviers et Boris aux batteries/voix, font une musique crépusculaire bordée de luminosité agile et fragile.

Leurs mélodies allient l’acidité sombre du post-punk et l’aérien du shoegaze dans leur premier EP Night Lights de 5 titres sorti chez Deux minutes Trente.
Là, les harmonies se déclinent avec la douceur des claviers et le chant des guitares irrévérencieuses qui avec leurs vagues douces raclent le fond marin à la recherche d’une bulle d’oxygène. Un chant rythmé vous engourdi alors et dévoile des gouffres délicieux et des abîmes de volupté comme sur leur premier titre Night Lights.

Goldwave, ce sont des échos qui vous attrapent, un chant qui vous couche et des synthés envoûtants. Night Lights met en relation des histoires, des existences en musique, les fait se répondre par des agencements inédits et fait présence, en étant un instant, le temps des mélodies, plus fort que toutes les vicissitudes de la vie.

Là, Sunshine est une complainte des plus profondes, des plus touchantes où la voix de Thomas se perd dans les notes de synthés. Votre flanc est découvert et l’étreinte proposée ici, se charge de discordances et de riffs de guitare lunatiques qui vous perdent. La profondeur n’a pas de limites.

Les explosions sont retenues, le rythme langoureux est un corps à corps poétique et suffoquant, où vous ne sortez pas indemne comme avec Soft Silk. Puis, la torture est douce avec des clairs obscurs somptueux comme sur Snow.

Ombrageux, la douceur est pourtant au creux de leurs notes, la torpeur est lancinante et leur chant est dévastateur. Brumeux, ravagés de spleen, ils ont une force tout en retenue et des harmonies dépouillées où l’onirisme est à portée de main comme sur 8th of November

Ici, leurs paroles frappent les récifs de bord de mer, avec calme et volupté, une tristesse dans les godasses, comme si Goldwave était parfaitement conscient des horizons brumeux de ce monde. Une brutalité semble y faire écho, avec les ruptures entre ambiance pesée et ambiance pesante, sans que l’une ne gagne sur l’autre.

Nimbés de mélancolie géométrique, leurs titres nerveux et tempétueux émeuvent et bousculent profondément. Leurs promesses sont sombres, mais infinies et la musique de Godwave belle à en crever, brille d’un souffle post-punk pluriel, tranchant de douceur. Dans la pure lignée de Joy Division et de The Horrors.

Goldwave sera en concert gratuit le 15 décembre à St Lô, aux inouïs du Printemps de Bourges avec – BOW LOW – HVJ & BOGDAR – THE LANSKIES.

Goldwave- Night Lights

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