Close
Half Moon Run @ Le Trianon

Half Moon Run @ Le Trianon

Prec1 / 2Suiv
Utiliser vos touches ← → (flèches) pour naviguer

Vendredi 15 novembre au Trianon, était attendu Half Moon Run, ce groupe à la rythmique persuasive, aux envolées lyriques qui tournent la tête et chavirent les corps.

La première partie assurée par les irlandais talentueux de Little Green Cars composé de Stevie Appleby, Faye O’Rourke, Adam O’Regan, Donagh Seaver O’Leary, Dylan Lynch a conquis le Trianon de leur folk enchevêtré de pop.


Puis à 21h, Half Moon Run, groupe montréalais, fait son entrée sur scène. Un premier album lumineux Dark Eyes à leur actif, jouant à guichets fermés après avoir assuré les premières parties de groupes connus, les voici donc enchainant les concerts dont ils sont les vedettes.

Harmonica au poing, tambour battant marquant de leur souffle les envolées des guitares et le chant ardent si reconnaissable, Half Moon Run gravite en d’autres cieux, oscillant en clair-obscurs beaux.

Avec eux, la force des mélodies balaie les chaos du dehors, souffle les amours passionnés, déclinant leur générosité au long de leurs mélodies irisées. Devon Portielje de sa voix lumineuse, un brin éraillée, douce étreinte rocailleuse brasse des mélodies singulières et les enflamme de son timbre de voix si singulier mettant l’incandescence au cœur de leurs mélodies.

Leurs arrangements riches sont emplis d’émotions, taillés dans des notes d’orfèvre, offerts aux envolées vocales permanentes. Conner Molander (guitare, percu, claviers), Dylan Phillips (batterie/clavier) et Isaac Symonds (guitare, percu, claviers, voix) y tutoient les étoiles, partageant une même osmose passionnelle et un identique talent multi-instrumentiste retors.

De leur sublime 21 Gun Salute en guise d’introduction, en passant par Nerve, ils n’oublient pas de remercier le public pour leur rêve devenu réalité. Des dédales de souffle brut, des vapeurs d’âme au quatre coins de leurs mélodies, Half Moon Run a l’allure d’une jeunesse hantée et la silhouette adulte sauvage, touchant au plus profond.

Eux sont des passeurs d’émotions comme sur le très beau No More Losing War, mélodie douce où les accords glissent et heurtent en douceur de leurs harmonies signées de mélancolie douce, de leur poésie aux cadences enivrantes.

Half Moon Run sur scène a des ailes, et une agilité sincère à communier avec le public, comme sur leur nouveau Turn Your Love, douceur éclatée de chœurs, gorgée de guitares électriques jouissives.

Le Trianon ne s’y trompe pas, dès que les derniers accords de guitare s’arrêtent, le public se lève aux balcons pour ne rien manquer, applaudissant sans cesser.

Alors Judgement résonne de son souffle singulier, des lignes de guitares rythmant à la perfection ces voix qui réchauffent en même temps que l’électricité des cordes et la rage douce de la batterie passent, habitée de la voix belle de Devon.

Rythme addictif, va-et-vient entre douceur orageuse et énergie gracieusement mouvementée, l’aérien se glisse avec Unofferable qui lie encore plus percussions souples et guitares brutes. La voix lancinante est portée par les chœurs appuyant la douceur du morceaux, l’harmonica en captant le souffle, illuminant l’ensemble.

Prec1 / 2Suiv
Utiliser vos touches ← → (flèches) pour naviguer
Close