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HollySiz met La Cigale à genoux

HollySiz met La Cigale à genoux

La Cigale s’était parée de rouge et de blanc incandescents pour le concert d’HollySiz, mardi 15 avril. Des jeux de lumières qui laissent deviner une silhouette ténébreuse sous les ombres projetés, et des faisceaux rouges qui parent HollySiz à la manière de Wong Kar Wai VS Tarantino, dessinant une fiévreuse atmosphère que la chanteuse entretient à coup de tempêtes d’harmonies portées par une voix puissante.

Hoolysiz, blonde à l’extrême, apparait comme une petite poupée, faite non de chiffon, mais de fer, de nerfs et d’énergie. Icône sauvage, mêlant cadences furieuses et douceur sombre, elle irrigue l’auditeur de cadences hypnotiques comme un rodéo corsé, montagnes russes des harmonies entêtantes. Pendant une heure et demi, elle habite la scène, joue avec le public, l’inclut dans ses décharges de mélodies de haut vol, où sa spontanéité et sa force agrippe et touche le public.

La chaleur en partage, ses harmonies en exutoire, sont capables de retourner La Cigale, cette salle qui l’a déjà vu jouer en première partie de Yodelice, qu’elle rêvait de remplir seule et qu’elle met en transe avec ses salves mélodiques addictives. Light, l’électrique Sponge Friend, Ok, Come Back to Me, des reprises de The Cure et Bronsky Beat, Miss Know It All parlent aux émotions, secouent les corps avec une électricité palpable et infinie.

Enfant du 18ème, la belle fait des choix et les explique comme celui de balancer l’énergie dès le début et de ne pas attendre la moitié du concert pour le faire.
Elle, entourée de ses musiciens, envoie directement les harmonies cabosser les cieux, bousculer le public qui danse, du parterre au balcon, l’acclamant à chaque fin de pistes. Ponctuant de petits mots et de remerciements son concert, la showgirl dompte les cœurs et les corps.

Cécile Cassel aka Hollysiz démontre en plus d’une heure et demi de concert, qu’elle détient les secrets des addictions, les offrant avec spontanéité lors d’un show sans répit. Alors au détour de deux mélodies fracassantes, elle se lance dans une ballade douce et sombre comme sur The Fall qui dévoile une voix rauque et sensuelle.

A la manière d’un show du Crazy Horse, les lumières la mettent en scène, elle, ce petit bout de femme, guerrière des percussions et des mélodies maitrisant à la perfection la tenue des harmonies, les faisant se cambrer et tutoyer les sommets, tout en muscle, tout en teintes extrêmes. Hollysiz en concert, lâche des titres inédits comme pour remercier ceux venus la voir comme Mr Selfish ou Save the Place, morceaux à la rythmique fiévreuse, aux tempos magnétiques.

Passant par des mélodies teintées 80′ comme Daisy Duke, hymne au short court, emblème de sa féminité espiègle portée dans une série américaine, ou Better Than Yesterday, elle se donne, claquant comme une tempête, partageant ses mélodies musclés, tendrement entêtantes et addictives.

La rythmique folle en chamade, elle fournit une échappatoire sans limite à toutes les frustrations contemporaines, mettant les gens à genoux ou debout. Elle offre la bande son pour oublier aujourd’hui, aimer demain, passant de mélodies armées blanche et rouge, à l’obscurité séduisante, au souffle torride.

Tricky Game et le poignant Shot, puis Come Back to Me termineront en beauté le concert, à même le public, en un final de feu, comme il a commencé, avec fougue et perfection.

My Name Is, désormais est connu, HollySiz se murmure ou se hurle à la fin de ses concerts endiablés. Si vous ne l’avez jamais vu sur scène, courrez-y, c’est un moment à ne manquer sous aucun prétexte. Elle fera son Olympia le 22 octobre prochain, l’occasion est en or.

HollySiz @ la Cigale

 

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