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La PreskITW : AsOne

AsOne fait une musique étrange, une musique aux langues musicales mêlées aux influences diverses. Dans ce groupe, plusieurs mouvements, plusieurs individus qui fusionnent dans des harmonies de triphop stellaire, rehaussé de guitares enflammées et de pulsations rock à la batterie et aux claviers puissants.

AsOne, c’est la rencontre de 8 individus singuliers qui construisent une identité plurielle. Ce sont Chloé (chanteuse), Ben (basse), Ablass (claviers, guitare), Dan( guitare, claviers), Charly (batterie), Damien (guitare, compositeur), de Sandro (écrivain) et Bob (chant, écrivain).

Nous avons rencontré pour vous, Chloé Cassandre, la chanteuse lead du groupe et Damien Thomas, le compositeur guitariste, l’impulsion première du groupe.


Pause Musicale : Comment vous êtes-vous rencontrés ?
AsOne : Il y a d’abord le clan des garçons qui se connaissent depuis une quinzaine d’années, qui ont d’abord commencé par la musique métal, et Damien, qui a découvert les ordinateurs, et à commencer à faire des maquettes beaucoup plus TripHop. Ils ont ensuite cherché une chanteuse. Et on s’est rencontrés grâce à internet.

Vous composez de quelle manière ?
Damien a, jusqu’à présent, composé. La mise en instrument est faite par le groupe. C’est vraiment Damien qui a donné l’impulsion première. Au niveau des musiques, chacun apporte sa touche. Et il y a la voix de Chloé, qui apporte quelque chose de mélodieux, de naturel qui vient lisser l’ensemble.

Vous avez déjà un premier album First Investigation, vous travaillez déjà sur d’autres titres?
Oui, il y en a d’autres qui se préparent là. Il y en a deux en préparation, mais on ne sait pas encore si on les ajoutent dans une version bonus du CD ou si on les garde pour un prochain album. Mais pour cela il faut qu’on recommence à composer. Mais comme on va repenser notre façon de composer, on va voir.

Qu’est-ce que ça amène une présence féminine dans le groupe ?
Musicalement, ça apporte la réplique au romantisme du parolier. Roberto est italien, le romantisme italien est quelque chose de culturel, et pas forcément sirupeux, il y a une manière de l’écrire, de le chanter qui fonctionne bien. Et cette voix féminine permet de dépasser ce stade, d’apporter la réplique à ce romantisme masculin. Sinon, simplement au niveau de l’organisation, avoir un femme dans une bande de mecs, c’est important, ça donne de l’équilibre._

De quand date AsOne ?
La composition du groupe date de 2010. On a fait l’album, on l’a enregistré, et comme nous sommes des perfectionnistes, on a pris du temps pour le faire. Et il y a eu une première date ensemble, un premier concert pour s’assurer que ça fonctionnait. Ça a super bien marché donc on a continué ainsi. On souhaite faire plein de lives, prendre nos marques, partager nos compositions.

Chloé, toi qui vient de la chanson française, ça ne te manque pas de chanter en Français ?
En fait, je continue ma carrière solo en parallèle, je fais de la chanson française, en piano/voix. C’est ce qui est bien avec le groupe, c’est qu’ils m’ont permis de continuer mes autres projets à côté. Peut-être un jour, je chanterais en français avec AsOne…

Il y a 8 pistes sur cet album. 8, comme le nombre de personnes dans le groupe ?
Non, non. C’étaient les sons qu’on maitrisait vraiment. Ce n’est pas une histoire de chiffre fétiche…. On a choisi de mettre 8 titres qualitatifs plutôt que de faire un album avec 25 titres et uniquement deux qui soient bétons..

D’où vient le nom du groupe ?
Au début, le morceau AsOne existait par lui-même. Dans ce titre, à l’origine, il y avait le mot « Together » qu’on trouvait super kitch. On a remplacé par AsOne, qui marchait très bien. On l’a mis en nom de morceau et finalement, c’est remonté jusqu’au nom du groupe. C’est joli à regarder, ça sonne bien, c’est simple d’accès. Donc voilà.

Vous vous sentez un peu appartenir à Massive Attack ou Morcheeba ?
C’est un peu notre héritage musical. Ils sont arrivés dans les années 90 « Bonjour, ça n’existe pas mais nous on fait ça » et ça a marché. Ils ont marqué quelque chose de lourd. Il y a aussi Portishead, notamment en live, comme celui de New York qui est impressionnant. Ou encore Prodigy. Donc oui, on se sent proche de cette famille-là.

Avez qui souhaiteriez-vous travailler en particulier ?
Tricky, on adorerait ! Il y a aussi Amón Tóbin, mais ça serait plus pour l’instrumental, cette manière qu’il a de créer les sons.

Vous n’avez jamais été remixé ?
Non. Mais par contre on aimerait bien être remixé totalement à l’opposé de notre style. L’un de nous a envie de le faire.

Qu’est-ce que vous écoutez en ce moment ?
Amon Tobin, sa version hiphop qui s’appelle Two Fingers. Et en chanson française, Babx, qui est un auteur-compositeur trentenaire.

Vous avez un clip ?
Le morceau Ben & Ablass  a été mis en image par un illustrateur Aurélien Ceccaldi.
Et en ce moment, il y a un scénario pour le morceau AsOne qui a été bouclé et qui devrait être en production bientôt. Le clip devrait être dispo pour l’automne.

Qu’est-ce que vous aimeriez que l’on retienne d’AsOne ?
Un désir en tant que français de vouloir s’ouvrir à la veine TripHop. Et que les anglais puissent apprécier ce TripHop « à la française ».


Sachez qu’ils seront ce soir avec Glass Animals à la Flèche d’or et au Festival « Chauffer Dans La Noirceur » le 12 juillet prochain puis le 2 octobre, à la scène Bastille.

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