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La PreskITW – Burning House

La PreskITW – Burning House

Burning House, c’est la rencontre entre deux trublions de la musique, pour qui la création sonore rime avec liberté et pluralités. Duo furieux et survolté du beatmaker Chief Xcel, moitié de Blackalicious, et du créatif Hervé Salters, aka General Elektriks, ils font des étincelles de rythmes et des tempêtes de cadences bouillantes.

Walking Into a burning House, leur premier album chez Naïve, est un 14 titres, électrique et éclectique qui partage un groove funky et un grain de folie addictif comme sur Daydream Mama.

Turn OFF the Robot mélange les samples, les claviers délurés et le chant comme Post Party Stress Disorder. Sur des rythmes tonitruants comme The Nightbird, des respirations instrumentales se joignent aux autres telles Tokyo Airport. Brouillés, bouillonnants, Burning House se révèle être une bouffée d’air frais à la créativité tournoyante, patchwork des sens,  aux échos doux comme Whippets in your headphones.

Rencontre donc avec ce duo atypique


Burning House, pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?
Burning House : Nous sommes un duo. Notre musique ressemble à un super jeu sur table de ping-pong : nous lançons des idées comme autant de balles qui vont et viennent là où notre inspiration les mènent.

Comment avez-vous débuté cette aventure ?
Notre collaboration n’a pas réellement commencé à un moment précis. Elle est venue naturellement au cours des différentes expériences musicales communes qu’Xcel et moi avons partagés. Nous nous sommes d’abord rencontrés dans la baie de San Francisco et avons réalisé que nous faisions partie du même horizon musical.

Bien que nous ayons suivi des chemins musicaux différents, Xcel étant un producteur de hip hop et moi étant un joueur de synthé funk et pop, malgré tout, il existait clairement entre nous, la même approche ouverte de la musique. Il m’invitait à jouer du clavier sur des chansons qu’il produisait pour différents artistes et à me produire en live avec Blackalicious.

Au cours de toutes ses expériences a grandi le désir de créer officiellement un groupe et de faire un album. Le projet a pris racine à San Francisco, grandit à paris il y a 18 mois quand nous nous y sommes vu pendant 1 semaine, puis a été finalisé à Berlin, il y a un peu près 1 an. Nous avons peaufiné les chansons les 6 mois suivants et voilà.

Cette musique est réellement et simplement le résultat de l’alchimie entre nous deux quand nous sommes en studio.

Votre musique est un mélange d’électro, de pop club et de funk, d’où cela vient-il ?
Nous ne prévoyons jamais rien quand nous commençons une chanson, nous suivons l’étincelle présente dans celle-ci et nous nous lançons sans penser en termes de genre et de style. Le résultat est que nos chansons sont un mélange de choses différentes que nous aimons tous les deux.

Nous mettons le tout dans un grand sac et nous secouons sans but ni théorie, ni mission précise. Nous voulons juste nous amuser autant que possible, en espérant que les auditeurs auront autant de plaisir que nous, nous en avons eu à le faire.


Comment avez-vous choisi le nom de l’album ?

C’est venu d’une conversation téléphonique que nous avons eu. Je disais à Xcel que j’avais été contacté par un autre groupe pour jouer du synthé et que j’hésitais à le faire car les membres du groupe ne s’entendaient pas. Xcel a dit que c’était comme marcher dans une maison en feu et nous avons tous les deux pensé que cela ferait un nom magnifique pour une chanson. C’est devenu le nom de l’album ainsi que celui du groupe.

Notre musique ressemble à un super jeu sur table de ping-pong : nous lançons des idées comme autant de balles qui vont et viennent là où notre inspiration les mènent.

Comment composez-vous ?
Quelquefois une chanson peut juste partir d’un sample d’Xcel qu’il accompagne de percussions. A d’autres moments, cela peut démarrer à partir d’un riff de claviers ou d’une progression d’accords ou jaillir d’une atmosphère ou d’un mot. Il n’y aucune règle particulière à la naissance d’une chanson. Nous revenons ensuite à l’inspiration à la base de la chanson puis la développons. Cette musique est réellement et simplement le résultat de l’alchimie entre nous deux quand nous sommes en studio.


Que pouvez-vous nous dire sur votre son et votre approche de la musique ?

La Liberté ! Ne pas trop réfléchir, se laisser aller, et comme nous avons été nourri par tout un tas de musique funky, cette liberté amène une sacrée dose de rythme endiablés et de riffs. Cela dit, qui sait, peut-être que le prochain disque sera composé de ballades psychédéliques. Il n’y a donc pas de règles, juste ce que nous sommes au moment où nous le faisons.

L’esthétique de vos visuels et votre identité semblent intrinsèquement liées. Est-ce volontaire ?
Avant tout, Xcel et moi-même sommes des fans de musique et en tant que tels, la pochette d’un disque et la totalité du projet esthétique nous excite tout autant que la musique elle-même. Ceci dit, la conceptualisation des visuels se sont produits de la même façon que la musique, instinctivement.

Par exemple, l’image principale de la pochette vient d’une peinture d’un de nos amis, Mahi Grand. Nous l’avons vu et pensé que cela collait totalement avec notre musique. Le reste du design a été fait par Victor GM, un artiste aux visions talentueuses que nous avons accidentellement rencontrés à Berlin et qui a chevauché la vague commencée par Mahi.

Un autre exemple en serait notre dernière video Post Party Stress Disorder qui a été faite par mon frère Arnaud Salters. Il travaillait sur un projet totalement différent avec le chorégraphe très sympa Olivier Casamayou.
Arnaud lui a fait écouté nos chansons et Olivier a craqué. Il a donc crée rapidement un concept pour un truc fou: il a filmé olivier dansant sur la chanson et l’a publié en petites scènettes. Ensuite, il a envoyé le résultat à Joseph Pierce qui a créer grâce à cela, le visuel final. Je suppose que le seul concept réel derrière ses visuels, est la folie, celle à laquelle la musique t’entraîne.

Nous ne prévoyons jamais rien quand nous commençons une chanson, nous suivons l’étincelle présente dans celle-ci et nous nous lançons sans penser en termes de genre et de style.

Avez-vous une chanson préférée dans cette album ?
Franchement, nous les aimons toutes. Nous pouvons en préférer une un jour et un autre jour, ce sera une autre. Aujourd’hui, nous sommes au repos et nous préférons Frozen Conversations qui se trouve être le plus appropriée a ce jour.


Quel est votre collaboration rêvée ?

Dans le voisinage, il y un chat qui possède un miaulement exceptionnel et nous espérons un jour collaborer avec lui et l’introduire dans un de nos singles.


Votre première album est sorti. Êtes-vous déjà en train de bosser sur le prochain ?

Nous avons toujours de nouvelles idées pour de nouvelles chansons, mais, nous n’avons pas officiellement commencé à travailler sur un nouvel album. Nous voulons d’abord emmener celui-là sur la route. En plus, Xcel travaille actuellement sur le prochain album de Blackalicous et moi, sur le nouveau General Electrick. Donc le prochain album de Burning House viendra après.

Qu’écoutez-vous en ce moment ?
Babylon de Dr John et Apocalypse de Thundercat.

Le mot de la fin ?
On espère vraiment que les gens s’amuseront à écouter notre disque !


Tracklist de Walking In a Burning House:
1. 28 steps to..
2. Turn off the robot
3. Post party stress disorder
4. Tokyo airport
5. The nightbird
6. Emergency exit
7. Frozen conversations
8. Copy that
9. Daydream mama
10. Scatterbrain
11. Whispers in your headphones
12. 1988.5
13. Rhythm in the machine
14. Boomerang

La PreskITW - Burning House

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