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La PreskITW – Elisa Jo

La PreskITW – Elisa Jo

Colours In My Mind souffle des cadences pop sur des piste à l’âme soul. Le premier opus d’Elisa Jo, réalisé par Benjamin Biolay, lui ressemble, chaleureux, espiègle, mutin. Il est un passeur d’émotions, une bourrasque d’énergie hantée par l’Angleterre, celle fantasmée, celle d’Elisa, celle emplie de pop, teintée de soul, emprunt de folk, saupoudré de hip hop.

Sa voix puissante chavire les cœurs, berce les espoirs et raconte tout en harmonie, une histoire en sépia, enveloppée de tempo actuels et d’émotions diffuses. Rencontre avec Elisa Jo, cet oiseau de liberté pétillant, à la voix enchanteresse, à l’âme touchante.


Pause Musicale : Depuis le 23 mai, ton premier album Colours In My Mind est sorti en digital, il sort en physique le 8 octobre, comment te sens-tu et comment cela se passe ?
Elisa Jo : j’ai hâte, c’est un peu comme une grossesse. On accouche rarement d’un digital avant, mais c’est un peu comme un accouchement. J’ai onze bébés à sortir et donc j’ai vraiment hâte et à la fois je suis un peu, pas angoissée, mais j’ai un petit stress, c’est quelque chose.

Ce sont des chansons qui m’accompagnent depuis pour certaines 5 ans donc que ça arrive définitivement dans les maisons de chacun, c’est particulier. Ça ne sera plus vraiment mes chansons, elles seront un peu les chansons de tout le monde.

J’ai toujours chanté avec mes tripes. Pour moi chanter, ça a toujours été un moyen de m’exprimer, d’exprimer ce que j’ai en moi.

C’est difficile un peu de lâcher des petits bouts de soi un peu partout ?
Je ne dirais pas difficile, parce que c’est comme cela. Si je les ai écrit, c’est aussi pour qu’elles appartiennent, pour les transmettre aux autres aussi, sinon je ne les écrirais ni ne les chanterais, mais c’est une émotion particulière.

Mélange d’intemporel et de modernité, ton album mixe les styles sur des arrangements taillés à l’orfèvre. Comment assembles-tu tout avec cette cohérence qui est la tienne comme un patchwork de ton âme ?
C’est un peu cela, c’est un patchwork. Moi ,je suis quelqu’un qui a beaucoup de facettes, et j’avais envie, mais cela s’est fait un peu naturellement avec Benjamin Biolay qui a réalisé l’album, d’avoir ce patchwork de plusieurs influences différentes. Cela va de la folk, à la soul, à la pop en passant par le hip hop.

J’avais cette envie de mélanger tous ces styles et de montrer qu’ils peuvent coexister. Je ne voulais pas m’enfermer dans un style car ce n’est pas ce que je suis. Je ne suis pas juste dans un style. C’est un assemblage de plein d’influences différentes et c’est vrai que la force de Benjamin Biolay, c’est d’avoir réussi à en faire quelque-chose de cohérent et d’harmonieux.

Je trouve même qu’il y a une liberté qui se dégage de tous tes titres comme un fil conducteur, alors que bien souvent, un nouvel artiste on l’enferme dans un style pour qu’il soit identifiable ?
Moi, je trouve que c’est le défi d’un premier album. Je n’ai absolument pas envie qu’on me catégorise, j’ai un peu horreur des étiquettes. D’ailleurs, je trouve cela très dure pour un artiste de se défaire d’étiquettes qu’on lui a collé sur son premier album.

C’est-à-dire qu’après si il veut se renouveler plus tard, car forcément un artiste, ça évolue avec des envies différentes comme n’importe quel autre individu, c’est difficile d’un peu s’émanciper et de faire autre chose sans qu’on le rappelle à ce qu’il a fait à ces débuts. J’avais donc cette volonté d’ouvrir, que cet album soit vraiment ouvert. L’idée, ce n’est pas non plus que cela parte dans tous les sens mais juste de montrer que j’ai plein de cordes à mon arc.

Il y a plein de couleurs sur cet album, mais je pense en tout cas que les teintes qui reviennent beaucoup, ce sont des couleurs plutôt chaudes, entre les orangés et le rosé.

Colours In My Mind, c’est une orgie de couleurs qui semble s’entrechoquer sur une soul telle une musique de l’âme, tu chantes toujours avec tes tripes ?
J’ai toujours chanté avec mes tripes. Moi, ce sont les voix qui m’ont toujours fait aimé la musique et le chant. Je dis toujours les mêmes, mais c’est Al Green, Othis Reading, ces voix soul qui sortent des tripes. Pour moi chanter, ça a toujours été un moyen de m’exprimer, d’exprimer ce que j’ai en moi et c’est vrai que rapidement ce style de musique qu’est la soul me permet justement de m’exprimer avec mes tripes.

Colours In My Mind, le titre de ton album a-t-il un rapport à la synesthésie : ce phénomène neurologique qui fait que tu perçois les sons comme des couleurs dans ta tête ? Et si oui, alors pour toi cet album a quel couleur justement ?
Oui effectivement, c’est en rapport avec la synesthésie. Ce n’est pas facile de déterminer une seule teinte. Il y a plein de couleurs sur cet album, mais je pense en tout cas que les teintes qui reviennent beaucoup, ce sont des couleurs plutôt chaudes, entre les orangés et le rosé. D’ailleurs, ce sont les couleurs que l’on voit sur la pochette.

C’est marrant car la synesthésie je l’ai su après avoir nommé l’album. En fait, depuis toujours,  je perçois des couleurs lorsque j’écoute de la musique, pas toutes les musiques mais la plupart quand même. J’avais donc envie d’appeler cet album Colours In My Mind, parce que j’ai des couleurs dans ma tête quand j’écoute de la musique. J’en parlais avec ma mère et elle ne comprenait pas du tout. Moi, je pensais que tout le monde était comme cela et en fait pas du tout. Ma mère m’a regardé très bizarrement et elle en a parlé avec un ami qui lui a dit ce que ta fille a, a un nom, c’est la synesthésie.

Tu as parlé de tes nombreuses facettes (soul pop, folk hip hop), quelles sont celles qui dominent et comment en es-tu venu à poser ton flow sur deux chansons ?
Je pense qu’il y en a une dominante qui est la pop. Je pense que les mélodies, les chansons sont profondément pop avec des mélodies fortes.
Quant au rappé, c’est venu assez récemment. Je n’ai pas toujours été sensible au rap mais récemment, je me suis mis à aimer cela et justement on avait fait le duo avec Rizzle Kids que j’ai trouvé méchant, j’adore ce que font ces mecs là.

Et j’ai eu envie de le faire car je me suis dit : pourquoi pas moi. Je me suis aussi dit que c’était mon album et que je faisais ce que je voulais. Benjamin Biolay m’avait proposé un titre Something You May Cure avec une mélodie et je devais écrire les paroles. Sur le deuxième couplet, je me suis dit « allez je me lance je vais écrire un rap », ce qui n’a pas été facile car écrire un rap c’est totalement différent comme manière d’écrire.

Je me suis penchée dessus et je lui ai proposé ce que j’avais fait et il a trouvé ça chanmé et il m’a dit « on va en faire un autre. Tu sais quoi je te fais juste un refrain et le reste tu fais ton rap » et c’était Steady Boy qui est sur l’EP, que l’on a fait pratiquement en enregistrant l’album. C’est entre le rap et le chant, c’est comme un parlé précipité, je prend plaisir à le faire.

Il y a une mélancolie et un rapport au temps particulier dans ton album comme sur Back Around ou même le visuel de ta pochette très fifties où tu es une twiggy des années 2013, qu’est ce qui t’inspire dans le passé 60’ 70’ ?
Je suis une grande fan des années 60-70. L’expliquer, c’est un peu compliqué car à la fois je n’ai pas envie de dire que tout était mieux avant, parce que ce n’est pas vrai et que je suis une fille des années 2000.
Mais quelque part, je me suis toujours dit que j’appartenais à ces années, comme si j’aurais du vivre dans ces années ou alors comme si j’avais eu une vie antérieure dans ces années-là.

C’est très bizarre, c’est une émotion particulière qui me traverse quand je pense à ces années,  quand je vois des images ou quand j’écoute de la musique ou que je regarde des séries qui se rapportent à ces années là. Ça me rempli et je me dis j’aurais du y être, que ce soit pour la musique, l’esthétique, l’image ou encore les fringues.

ELISA-JO

La pochette, c’est toi qui l’a choisi ?
Oui, c’est moi. En fait, on a travaillé avec un photographe Mason Poole, et on était parti pour s’inspirer de ces influences là, Twiggy en faisait parti, pour partir sur une direction de photographie et finalement cela a bien collé.

Justement, si tu pouvais faire un duo (ou travailler) avec une de ces grandes idoles disparues de ces années là, ça serait qui ?
Franchement, il y en a plein. J’ai envie de tous les citer, mais ce n’est pas possible. Moi, je suis une grande fan des Beatles, c’est un peu ma base. Plus particulièrement, je suis fan de John Lennon donc ce serait lui, si je pouvais le ressusciter.

Ton album a quelque-chose de rétro, de vintage, entretiens-tu un lien particulier avec le passé que tu te réappropries avec le présent comme avec tes reprises ?
Je ne sais pas si c’est conscient. Mais je pense que c’est un peu le propre d’un artiste. Toute la musique qu’on entend aujourd’hui et même celle des années 60, c’étaient une réappropriation de la musique d’avant, du blues etc. La musique, c’est toujours une réinterprétation du passé, je pense que l’artiste va remettre à son goût, réinventer et leur redonner une autre vie, une autre teinte.

J’aime vraiment l’écriture. Je trouve que cela a un pouvoir presque thérapeutique et cela me libère vraiment.

Tes reprises justement, comment les choisis-tu car elles appartiennent toutes à différents styles ?
Justement, j’aime bien reprendre des titres qui ne sont pas dans le style que je fais, pour justement avoir une marge supplémentaire et que le contraste soit encore plus flagrant. C’est plus facile pour moi de me réapproprier un titre qui a la base, je ne dirais pas n’a rien à voir, car Rihanna, ça reste aussi une branche du R&B. Mais, c’est vrai, j’ai toujours bien aimé reprendre des chansons. Avant de composer, je reprenais et je chantais les chansons des autres et j’ai toujours bien aimé les façonner un peu à mon image.

Tu joues de plusieurs instruments (guitare, piano), lesquels te ressemblent le plus et t’exprime le plus ?
La guitare. En fait, j’ai commencé par le piano, c’est ma grand mère pianiste qui m’a donné envie de m’y mettre, mais je me suis très vite mise à la guitare. Je pense que c’était l’instrument qui m’allait le plus, même si j’adore le piano. Je trouve que le piano est instrument magnifique mais c’est vrai que pour se balader, c’est beaucoup moins pratique que la guitare.

Je pense aussi que la guitare, son timbre, s’accorde mieux avec ma voix. Naturellement, il y a une alchimie avec la guitare et je pense que cela vient aussi de mon père qui est un grand collectionneur de guitare, un amoureux de la guitare. Je trouve que c’est un instrument beau, aux belles courbes esthétiques.

A l’écoute de ton album, on ressent comme un condensé de vie, le passage de nombreux sentiments et émotions dans les notes, dans ta voix, comme dans les harmonies, est-ce autobiographique ?
Effectivement, je parle essentiellement de ce que je traverse. J’ai une chanson, je ne dirais pas laquelle, une chanson que je n’avais pas envie de mettre à la première personne donc j’ai utilisé la troisième personne, mais ça m’est arrivé à moi et cela s’inspirait également de mon entourage.

Après les thèmes abordés, il faut dire que cela tourne souvent autour de l’amour, mais je ne sais pas faire autrement. Je me rend compte que plus j’écris, car maintenant ça fait quand même cinq, six ans que j’écris mes textes, que plus ça va, plus ce qui m’inspire, ce sont essentiellement cela, mes histoires d’amour et malheureusement cela m’inspire d’autant plus, quand c’est malheureux. J’espère qu’on ne va pas avoir 36 Defeated, même si elle est très belle ! (Elle ris)

Après ce que j’aime bien aussi, c’est comme  sur The Fight m’amuser. Il n’y a pas vraiment de sens, ni d’histoire. Ce sont vraiment juste des phrases qui m’étaient venues en tête, qui sonnaient bien donc je les avais écrites. Puis, plus tard, je les ai reprise et j’en ai fait une chanson. C’est juste pour l’amour du verbe, l’amour de faire jouer les syllabes et les sonorités anglaises car je suis une amoureuse de la langue anglaise.

Justement l’anglais semble naturel pour toi. Tu n’as pas de titre en français de prévu ?
Alors, ce n’est ni quelque-chose que je rejette, ni quelque chose que j’envisage. C’est-à-dire que je fais aux feelings et comme l’anglais, c’est la langue qui m’est venue naturellement, je ne me suis pas posée de question.

C’est une langue que j’adore et avec laquelle, je prend plaisir à écrire et à chanter comme à l’approfondir. L’accent anglais que j’adore comme sur Steady boy, le côté flow précipité rappé est appuyé  justement par l’anglais, c’est cela que j’aime, cette écriture m’amuse, tout comme les rimes et ses sonorités.

C’est drôle car tout au long de ton album, on a l’impression de se balader en Angleterre, une Angleterre passée et diverse ?
Effectivement. C’est marrant parce qu’à la fois, j’ai le sentiment d’avoir vécu une autre vie dans les années 60 et à la fois j’ai le sentiment d’avoir vécu dans une autre vie en Angleterre, dans celle des années 60 70, ça devait être génial, voilà c’est mon fantasme.

Tu comptes aller y vivre un jour ou c’est seulement un univers fantasmé ?
En fait, j’adorerais y vivre. J’y suis allée beaucoup de fois parce que ma mère a vécu là-bas donc elle a beaucoup d’amis. Moi, mon rêve, c’est de vivre en Angleterre. Après, le temps, c’est vrai c’est un peu déprimant, mais si on sait passer outre ! Franchement, si je pouvais je n’hésiterais pas une seconde.

La musique, ça ne marche pas sans rencontre et sans les autres, en fait.

Tu disais que tu écrivais, comment es-tu passé à l’écriture ?
Simplement. Un moment, je reprenais des chansons pour les chanter, car j’ai toujours aimé chanter. Puis, je me suis mise au piano et je me suis accompagnée au chant, la guitare pareil.
A un moment donné, on a envie de chanter ses propres chansons et pour moi c’était évident pour moi que les chansons que je chanterais serait les miennes, seraient mes textes. J’aime vraiment l’écriture. Je trouve que cela a un pouvoir presque thérapeutique et cela me libère vraiment.

Tout autant que chanter ?
Tout autant que chanter. Justement, j’ai une petite anecdote. Une fois j’étais chez ma sœur et ça faisait un petit moment que je n’avais pas écrit de chansons et je ne me sentais pas bien, il me manquait un truc. Rapidement, j’ai compris ce qui m’arrivais, j’avais besoin d’écrire.

Sauf que c’est mon ancien prof de piano (David Dauthieux) qui m’écrit les mélodies, les enregistre au piano et qui me les passe en Mp3, puis moi j’écris dessus. Malheureusement, je n’avais pas ces mélodies-là donc du coup, j’étais embêtée et donc je me sentais bloquée car j’avais besoin d’écrire et que je ne pouvais pas. Cela m’a rendu dingue et j’ai compris que non seulement j’avais besoin d’écrire mes textes mais également de les chanter.

Les chansons, on les fait et on les laisse vivre et ce sont les gens après qui les font vivre.

Souvent, c’est difficile de sauter le pas de l’écriture pour certains, or pour toi, cela semble presque instinctif, comme un besoin ?
C’est un besoin. J’ai commencé à écrire à quinze ans et à l’époque, j’écrivais pour moi donc j’avoue je ne me posais pas de questions. J’avais envie de faire quelque chose de bien, mais je n’avais pas d’ambitions particulières, donc pas d’appréhensions non plus, car je le faisais pour moi. Cela s’est fait naturellement en fait. Je pense que l’écriture, c’est comme cela que ça doit se faire.

Tu es déjà en train d’écrire de nouvelles chansons ?
Oui.

Tu pars dans la même direction ou tu as envie de changer des choses ?
J’avoue que je ne sais pas trop encore. J’écris juste des chansons et puis, on va bientôt repartir en studio pas forcément pour enregistrer définitivement un album, mais pour commencer à travailler sur des arrangements et sur des morceaux. Je pars sans idées préconçues. Je pars avec mes chansons et on verra sur place en fait. Un peu comme cela s’est passé pour le premier album.

Je suis profondément heureuse, car j’ai le sentiment que cet album me ressemble, que c’est moi en fait.

On dirait que cela s’est également passé comme cela pour tes jolies rencontres, on dirait que cela marche aux felings, que tu te laisses porter et que ce sont des heureux hasards ?
C’est un peu ça oui. Je crois beaucoup aux rencontres. Cela me fait marrer quand je dis ça, je me fais penser au scribe dans « Astérix Mission Cléôpatre » mais n’empêche c’est vrai. La musique, ça ne marche pas sans rencontre et sans les autres, en fait. Donc, à la fois, je sais ce que je veux et ce que je ne veux pas et je pense que je suis déterminée mais j’aime aussi me laisser porter.

De quoi tu es le plus fière sur cet album, la plus heureuse ?
Je ne dirais pas que c’est de la fierté. Je suis heureuse ça c’est sûr. La fierté, je n’aime pas trop ce sentiment, je trouve que cela a une connotation péjorative. Non, je suis profondément heureuse, car j’ai le sentiment que cet album me ressemble, que c’est moi en fait. Cela ne me trahit pas et je suis heureuse parce que les gens qui l’écoutent, s’ils en sont touchés, c’est que c’est authentique. De moi à eux, il y a un message authentique, sans distance et c’est brut.

Que voudrais-tu qu’on en retienne de cet album ?
Je ne sais pas. Chacun retient ce qu’il veut. J’ai juste envie que l’on retienne que je suis sincère dans ma démarche et j’espère que cela laissera des émotions. Que cet album fasse appel à des émotions, à des sentiments et que cela les marque et les accompagne dans leur vie. Je trouve que c’est la mission de la musique.

Je dis ça, parce l’année dernière, j’ai traversé une épreuve un peu difficile et à l’époque j’écoutais l’album Zero Killed de Hugh Coltman et ça m’a beaucoup beaucoup aidé. Il y avait des moments où c’était un peu difficile, j’étais un peu au creux de la vague. Et je ne sais pas, mais sa musique, c’était comme une caresse comme une main qui vous porte et qui donne de la force.

Je trouve cela très fort rien que l’idée de se dire cela, ça remplit d’émotions. Cela m’a beaucoup aidé et quand j’ai rencontré Hugh Coltman par mon bassiste qui a été pendant longtemps le sien, j’ai été heureuse de pouvoir lui dire en vrai. Je lui ai dit que son album, ses chansons m’avaient vraiment accompagné et il était heureux je pense. Les chansons, on les fait et on les laisse vivre et ce sont les gens après qui les font vivre.

As-tu une citation ou une parole qui te résume ?
(Elle rit.)  C’est un peu plus léger comme réponse. J’ai écrit une chanson il y a trois ans et dedans je dis  » it seems that the size of my breast depends on the size of my happiness. » Je ne m’étendrais pas sur le sujet!

Tu as des dates de concerts et notamment avec Alice Russell, c’est énorme !
Oui, j’ai de nombreuses dates. Je fais effectivement la première partie d’Alice Rusell et j’ai hâte, car elle a une voix de dingue. Toutes les dates vont être de grosses soirées.


Le 07 octobre : ELISA JO / NOEMI / YOANN EXNER @ Les Trois Baudets, à 20h00.
Le 31 octobre :ELISA JO / Première partie : FRAPPE FRANCOIS @ Centre Paul Vaillant Couturier (Boucau 64) à 20h30
Le 6 novembre : ELISA JO @ Les Trois Baudets à 20h00
Le 12 novembre : ELISA JO / ALICE RUSSELL @ Le Carré d’Argent (Pontchateau 44) à 20h30.
Le 15 novembre : ELISA JO @ Theatre Le Poche A Bethune (62) à 20h45.
Le 02 décembre : ELISA JO @ Les Trois Baudets à 20h00.
Le 04 décembre : Elisa Jo en première partie d’Erika Stucky @ Transbondeur, Lyon à 20h30.
Le 11 décembre : ELISA JO @ La Luciole A Alencon (61) à 21hOO.
Le 14 décembre : ELISA JO / MAIA VIDAL / NANNA B @Festival Les Créatives, Onex (Suisse) à 20h00.
Le 24 janvier 2014 : ELISA JO @ Centre Culturel Juliette Drouet A Fougeres (35) à 20h30.
Le 29 janvier 2014 : ELISA JO @ Théâtre Charles Dullin Au Grand Quevilly (76) à 20h00.
Le 08 février 2014 : ELISA JO @ Théâtre De Jouy Le Moutier (95) à 20H30.


Tracklist de Colours In My Mind :

01 Something You May Cure
02 Oh Boy
03 Defeated
04 Back Around
05 Give Me A Ring
06 Sunny Days Of June
07 Milk And Honey
08 Steady Boy
09 The Fight
10 Real
11 Vultures

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