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La PreskITW : Hannah Williams & The Tastemakers

La PreskITW : Hannah Williams & The Tastemakers

Un son groovy, une âme profondément soul, une voix puissante et des harmonies qui secouent les cœurs. Voici le premier album de Hannah & The Tastemakers, A Hill Of Feathers, 10 titres où le funk profond et la soul touchante s’unissent pour vous faire vibrer de 1000 manières différentes.

Hannah Williams et sa tribu sont des créateurs de mélodies authentiques qui sonnent profondément 60′ 70′ et qui allient sentiments et groove à une philosophie de vie qui irradie dans Don’t Tell Me, Get It ou encore Things To Come. Hannah & The Tastemakers, c’est Hannah Curtain au chant,  Chloe Harvey à la trompette
, Gina Tratt au saxo, Jimi Needles à la batterie, Florian Klein au clavier, 
Hillman Mondegreen à guitare et 
Dougie-Funk Taylor à la basse.

Ce collectif soul colore leur musique d’une orchestration brute et cuivrée alliée à un swing collectif innée. Ici, la délicatesse tutoie la puissance, la force enivre la douceur et l’énergie est contagieuse. Là, les rythmes saccadés du rhythm and blues côtoient ceux du funk,  s’inscrivant dans la grande et prestigieuse lignée d’artistes comme Etta James, James Brown, Charles Bradley ou encore Sharon Jones pour qui la musique se joue et se vit en live.

L’harmonie est palpable, la fébrilité omniprésente, le punch accrocheur se balade dans les mélodies. Une force qui semble inépuisable ponctue chaque titre, chaque notes, voilà ce qui fait de Hannah Williams & The Tastemakers un owni qui réconcilie le passé avec le présent, en gardant une saveur particulière et authentique.


Hannah Curtain, la voix du groupe, nous en dit plus sur ce groupe séduisant et énergisant.

Pause Musicale : Pourriez-vous nous en dire plus sur vous, vous présenter aux lecteurs français qui ne vous connaissent pas encore?

Hannah Williams and The Tastemakers : Nous sommes un groupe de Deep Soul ou de Raw Funk originaire du Royaume-Uni. Nous nous sommes formé fin 2009 et nous avons travaillé extrêmement dur ces 3 dernières années, avec plus de 100 concerts en Grande-Bretagne et en Europe.

PM : Comment avez-vous choisi le nom de votre groupe?

HW : Eh bien, c’est le reflet exact de ce que nous sommes profondément. Nous sommes des créateurs de « saveurs ». Nous nous efforçons de créer une musique Soul qui soit authentique et accessible. Nous pensons que c’est la saveur dont le monde musical a besoin.

PM : Comment et quand avez-vous commencé avec votre groupe?

HW : Nic (Hillman Mondegreen), Jimi Needles et moi avons travaillé ensemble depuis 2008, lorsque j’ai rejoint leur groupe de Ska Funk – Jackson and the Spangles. Nous nous sommes rencontrés à l’Université de Winchester où les mecs ont étudié et où je dirigeais le département de musique. Le groupe a pris fin quand un certain nombre de membres ont quitté la région après avoir terminé leurs études.
Dès que « The Spangles » s’est arrêté, Nic m’a demandé si je voulais participer à son nouveau projet Soul. Évidemment, j’ai dit oui et Hannah Williams and the One Takes (ce qui était notre nom d’origine) était né.

[pullquote]nous avons un profond respect pour la communauté Soul des années 1960/70, celle qui a rendu tout cela possible ! [/pullquote]

PM :  Votre premier album est dans les bacs depuis le 15 octobre, comment le vivez-vous ?

HW : Je suis ravie qu’il ait été si bien reçu. Les critiques, les fans, les amis et ceux qui sont tombés dessus par hasard, tout le monde semble accrocher. Nous sommes déjà impatients d’enregistrer le deuxième album. Et nous sommes vraiment heureux en ce moment de notre tournée.

PM : Qu’espérez-vous que les auditeurs retiennent de l’album ?

HW : Nous avons toujours dit que nous sommes plus intéressés à faire battre les cœurs qu’à faire bouger les corps! Nous espérons juste y arriver et que le public apprécie notre son. Que peut-on demander de plus ???

PM : Si vous pouviez choisir la décennie dans laquelle vous aimeriez vivre, quelle serait-elle ?

HW : Maintenant ! Je pense qu’il y a une raison pour laquelle nous ne sommes pas nés dans les années 60, même si notre musique sonne comme celle de cette époque. J’aime être en mesure de regarder en arrière et de m’inspirer du passé tout en continuant à créer quelque chose de nouveau.

PM : Votre son semble tout droit venu des 70’s, profondément cru et sincère, c’est volontaire ?

HW : Oui, à 100%. Nous enregistrons sur bande, on joue en live en studio avec le groupe au complet et nous avons un profond respect pour la communauté Soul des années 1960/70, celle qui a rendu tout cela possible !

PM : Parlez-nous des 5 chansons qui tournent dans votre lecteur MP3 ?

HW : «Why is it so hard» – Charles Bradley. J’ai dû écouter cette chanson au moins 20 fois le jour où je l’ai découverte. Sa voix me parle à bien des niveaux et la chanson est si simplement et si brillamment construite.

«Mama Don ‘t Like my Man » – Sharon Jones and the Dapettes. J’ADORE CETTE CHANSON. ça fait littéralement bondir mon cœur hors de ma poitrine! Je suis un « addict » reconnu et les chœurs des merveilleuses Starr et Saundra (Les Dapettes) bouleverse mon esprit à chaque fois. Sharon est mon héros ! Il suffit d’écouter cette version! Ça me donne des frissons! Il y a même une impro de guitare de Binky à la fin!

Cela pourrait vous choquer, car ils sont tellement différents des autres, mais … j’ai toujours été inspiré par tout ce que crée Thom Yorke et Imogen Heap.

« Street Spirit (Fade Out) » – Radiohead
J’étais obsédée par cette chanson comme une adolescente. Je pense que cette piste restitue à la fois la puissance et la fragilité de la voix de Yorke.

« Hide and Seek » – Imogen Heap
Cette piste nourrit ma dépendance aux harmonies de la manière la plus délicieuse. Sa voix est si polyvalente et sa tessiture si incroyable.
Elle parvient également à intégrer des prouesses techniques ensorcelantes dans sa performance sans renier l’intégrité de sa voix. Je n’aime pas tous ses « trucs », mais j’aime profondément Speak for Yourself. Je pense que c’est un album révolutionnaire.

Enfin, la dernière est une chanson de notre album. Je n’écoute pas beaucoup nos enregistrements en général et me concentre plutôt sur nos lives, tout en améliorant ma prestation vocale, mais ….. J’adore « Washed up ». La première fois que Nic (Hillman Mondegreen – auteur-compositeur et guitariste), l’a chanté pour moi dans ma vieille cuisine avec une guitare acoustique ….. J’en ai pleuré. J’ai également pleuré le jour où on l’a enregistré pour l’album ainsi que la première fois que nous l’avons joué en live dans le studio et enfin quand je l’ai entendu sur l’album.
C’est une chanson si émouvante. Je pense qu’il montre le meilleur de l’inspiration de Nic ainsi que la qualité de ma voix. J’ai acquis cette qualité en travaillant avec lui alors … c’est vraiment une chanson essentielle pour moi.

[pullquote]Nous sommes des créateurs de « saveurs » [/pullquote]

PM : Pour l’enregistrement, comment avez-vous travaillé ?

HW : Le premier album a été un projet intéressant. Nous enregistrons sur bande dans l’intérêt de l’authenticité et, très franchement, en créant le meilleur son possible. Nous sommes un groupe LIVE. Nous enregistrons presque tout en direct (c.-ensemble) et avec le moins d’instruments possible. Nous fonctionnons en harmonie totale. Nous sommes une vraie équipe, et c’est cela qui nous différencie des groupes commerciaux.
Nous avons dû enregistrer rapidement l’album pour des raisons budgétaires. C’est-à-dire en seulement deux séances, la majeure partie à Winchester, l’autre au Nord de Londres, avec 17 musiciens au total.

PM : Quels sont vos projets pour l’avenir de votre groupe ?

HW : Nous continuons à travailler dur pour offrir notre musique au plus grand nombre. Nous faisons une pause pour le Nouvel An et puis …. il pourrait y avoir quelques surprises pour vous, alors gardez les yeux ouverts sur notre page Facebook et Twitter.

Quant à nous, un concours vous permettra de gagner leur album, tout prochainement… Soyez attentifs.

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