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La PreskITW : School Is Cool

La PreskITW : School Is Cool

School is Cool a sorti son excellent premier album Entropology chez [PIAS] le 8 octobre dernier. Rock étourdissant, furibond, harmonique, leurs mélodies sont subtiles, joliment poétiques avec des batteries, cœur palpitant de l’opus. Amenant des bourrasques d’énergie et des tempêtes d’harmonies, autant dire que si il y a un album à ne pas manquer, c’est bel et bien le leur.

Originaires de Belgique, ils défient les lois de l’apesanteur, érigeant leurs propres tempos en horizon infini et sillonnent l’univers de leurs mélodies saturées de philosophie rock, aux tripes solides. Loin des sempiternelles douceurs, leurs compositions sont épiques, volcaniques et sombres et distillent un grain de folie dans ce monde. Eux fusillent les limites et installent à leur place des armes sonores étourdissantes.

Bienvenu au royaume de School is Cool qui répondent à nos questions, avec humour et toujours un amour pour les mots et leur signification.

School Is Cool qui êtes-vous ?
Salut, nous sommes School is Cool, un groupe pop baroque d’Anvers. Nous sommes très connu en Belgique, mais ça n’impressionne pas les foules à l’extérieur. Nous avons commencés il y a trois ans et jamais arrêté depuis, ni même jamais regardé en arrière. Nous avons tellement joués tout au long de ces années, que nous avons trouvés nos marques. On adore être sur la scène et nous y sommes intenses. Nous sommes quatre jeunes hommes et deux jeunes femmes. Nous utilisons beaucoup les batteries, des cordes et plein de décibels.

[pullquote]On adore être sur la scène et nous y sommes intenses.[/pullquote]

Tout a commencé lorsque vous avez gagné The Humo’s Rockrally en mars 2010, quels souvenirs en gardez-vous ?
Ça été un grand moment pour nous, car c’était au moment exact où nous avons réalisés que ce groupe n’était plus simplement un hobby. La liste des lauréats est très impressionnante au regard des standards belges. Et nous avons été reconnu de façon très soudaine en le gagnant. Ce jour là, mes démos sur myspace ont été joués 10 000 fois !

Votre album est dans les bacs depuis le 8 octobre 2012 et depuis octobre 2011 en Belgique. Quels sont vos sentiments à ce sujet, sont-ils les mêmes que l’année dernière ?
Oui et non. L’année dernière, nous étions très excités à la pensée de découvrir ce que les gens allaient penser de nos chansons, sachant que nous étions déjà assez connu en Belgique. C’était donc plutôt une angoisse d’artiste, maintenant ça en est toujours une (mais nous avons gagner un petit plus de confiance en nous) mais en même temps, c’est un test pour savoir si nous y allons y arriver dans un pays où personne n’a jamais entendu parler de nous dans les médias. Dieu merci, nous avons un label maintenant !

Est-ce que la France est une grande étape pour vous et qu’en attendez-vous au juste ?
Oui, c’est aussi un énorme énorme pays  :). Le public français a toujours été un de nos favoris, il continue à applaudir entre les chansons et c’est très agréable quand on doit changer d’instruments et ré-accorder. Nous sommes actuellement en tournée (en fait, je suis en Suisse, juste pour un court moment) et je dois dire que tout a été très agréable, l’accueil très amical et le public qui nous est très reconnaissant : Tout ce que nous pouvions espérer !

Vos chansons sont gorgées d’énergie fougueuse, de rythme, mais aussi de littérature comme (Haruki Murakami/ Lévi-Strauss), comment faites-vous le grand écart entre ces choses ?
Ouais. Je ne sais pas. Peut-être est-ce pour cela que nous mettons ces chansons-là dans notre album, je pense que c’est juste une façon de faire plutôt qu’une recherche élaborée. Je pensais que c’était cool d’avoir des contrastes (je pense que dans l’art, les contrastes fonctionnent bien) et celui-là m’est venu naturellement, parce que premièrement j’adore les tambours et secondo, j’aime la philosophie. Je pense que c’est un processus très naturel, tu veux stabiliser les choses, si une chanson devient trop légère ou trop noire, en faisant des paroles plus sombres ou plus légères.

Vous sonnez très années 80′, est-ce une source d’inspiration pour vous ?
Certainement ! Il y a pas mal même de choses différentes des années 80’ qui peuvent être source d’inspiration. 4 de mes albums favoris ont été crées à cette époque: Hounds of Love de Kate Bush, Nebraska de Bruce Springsteen, Graceland de Paul Simon, Doolittle de Pixies. J’adore également des groupes comme Echo & The Bunnymen, le son dans les années 80 groupes/albums/chansons est sombre, énergique, épique et beau, tout cela en même temps. La plupart de mes groupes favoris aiment aussi le son de ces années-là. Chaque décennie a son propre charme.

Si vous pouviez justement choisir la décennie dans laquelle vivre, quel serait votre choix ?
Je pense que cette décennie est supérieure à toutes les autres car nous vivons une période dans laquelle, il y a plus d’égalité entre les sexes, une plus grande tolérance à l’égard des autres cultures, d’autres formes de sexualité, de progrès médicaux donc je pense que ça va être une sacrée bonne décennie:)[pullquote]Je pense que tout, comme l’univers et tout le reste, est une contradiction, un contraste, un équilibre ténu entre des choses opposées.[/pullquote]

Pour l’album, vous avez travaillé avec Reinhard Vanbergen, que vous a-t-il apporté ?
C’est un grand producteur, d’une part car il est aussi musicien et qu’il écrit des textes. Il sait comment rendre le son meilleur mais il sait aussi que ce n’est pas la seule chose qu’il faut savoir faire, ils nous a aidés à l’arrangement de certaines chansons ainsi que ceux liés aux cordes, faisant de mes chansons, quelque chose d’autre, chose dont j’avais rêvé lorsque je les ai écrites. C’est un sentiment très spécial.

Avec quels artistes voudriez-vous travaillés maintenant ?
Wow, c’est une question intéressante. Je crois que j’aimerais travailler avec n’importe quel groupe que j’aime actuellement : The Dodos, ou Why? Ou Vampire Weekend, Menomena ou Alt-J, Wild Beast ou Tom Waits.

Vous aimez la provocation, le nom du groupe en est-elle une ?
Ouais, ça c’est un truc qu’on aime. Ça ne sert à rien d’être grossier ou irrespectueux, pas que nous soyons de sales types, mais School is Cool est certainement ironique. L’école n’est absolument pas cool. Mais finalement, doit-elle être cool ? L’éducation est un des piliers les plus importants de la société donc aucune raison d’être cool !

Vos mélodies sont dansantes, même si vos paroles sont souvent sombres. Est-ce un résumé de la vie ou de vos propres contradictions ?
Je pense que le résumé de la vie est une hypothèse intéressante, car je n’aime pas écrire à mon sujet, ou à propos de moi ou de ma propre vie. Ça devient chiant au bout d’un moment ! Je pense que tout (comme l’univers et tout le reste) est une contradiction, un contraste, un équilibre ténu entre des choses opposées. C’est intéressant d’expliquer cela de la même façon que nous faisons de la musique. Non pas que nos chansons soient des essais philosophiques. J’essaie simplement de rendre les choses plus simples ou plus mystérieuses.

L’un des titres de votre album est The world is gonna End Tonight, que feriez-vous dans ce cas ?
J’aurais des tonnes et des tonnes de regrets, mais je ne passerais pas mon dernier jour à y penser. Je crois que je voudrais le passer avec ma petite amie comme le personnage de la chanson.

[pullquote]J’adore les tambours et secondo, j’aime la philosophie. [/pullquote]

Dans vos vidéos, l’esthétique semble être très important, comment vous y travaillez ?
Les clips sont la quintessence de School is Cool. Nous aimons penser que le clip est l’extension de la chanson pour lequel il a été crée. Ça pourrait être la description de l’atmosphère qu’elle crée, sans pour autant inclure les paroles, comme nous l’avons fait dans In Want of Something et New Kids In Town.

Ou bien être l’exploration littérale du thème de la chanson comme The World is Gonna End Tonight :

Une chose intéressante que nous avons faite avec Warpaint, qui m’a paru vraiment passionnante, a été de trouver une vidéo qui contraste avec les années 80’ surtout dans son aspect synthétique. Quoi de mieux que de transposer un clip de l’époque romaine dans une forêt germanique. Ça en a récrée l’aspect agressif.

Quels sont vos projets pour le futur ?
Premièrement, nous allons être en tournée en France pour faire la promo de l’album, jusqu’à ce que vous les mecs vous soyez complétement dégoûtés de nous entendre et alors nous ferons un nouvel album. Impatients de réaliser ces deux projets !

School is Cool sera en concert en France. Ils seront le 17 novembre à Merignac, le 22 novembre à Paris au Nouveau Casino, le 23 novembre à Strasbourg et le 22 décembre, à Oostende en Belgique au Festival d’hiver.

Attention demain, vous pourrez jouer afin de gagner l’un des 5 albums Entropology en jeu, grâce à [PIAS] et à Pause Musicale, Restez connectés !

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