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La PreskITW : Swann

Swann a sorti son premier album Neverending, il y a quelques mois. Un album aux touches réfléchies, à la noirceur sauvage, à la poésie douce baignée par l’amour des mélodies qui sont pour elles, une échappatoire et une manière de rattraper le temps, de le capturer en harmonies félines aux couleurs irisées. Posée, réfléchie, Swann est sans l’ombre d’un doute, une petite merveille qui remue les angoisses et bataille les doutes.

Sa fragilité est une force, son premier album, un délice absolu porté par une voix suave et envoûtante. Produit par Rob Ellis (Marianne Faithfull, PJ Harvey), ces treize titres partagent une mélancolie délicate, un folk rock aux instants infinis, à la vague élégante comme le magique My Darling. Ils sont peuplés de respirations poignantes, de moments graves, de grâce subtile. On est allé faire un tour du côté de chez Swann, pour la rencontrer.


Pause Musicale : Depuis le 15 avril, ton premier album Neverending est sorti, comment te sens-tu et comment cela se passe ?
Swann : Pour moi c’est une première, c’est mon premier album effectivement, je ne connaissais pas du tout ce type d’émotions. Avoir un premier album qui sort c’est quelque chose qu’on attend depuis longtemps, et finalement quand cela arrive, on ne se rend pas vraiment compte que ça s’est vraiment réalisé.

C’est un état assez étrange que je n’aurais jamais pu prévoir où l’on sait que quelque-chose d’important est arrivé, mais que l’on arrive pas à décrire. En fait, du coup ce que j’aime particulièrement dans cette période-là,  c’est jouer et rencontrer les gens qui ont pu acheter l’album, car ça concrétise un peu plus ce qui vient de se passer, ça nous donne une image plus réelle de la situation.

Justement, pour t’en rendre compte, tu lis les critiques ou pas du tout ?
Ça dépend. Des fois, j’ai envie de les lire car je suis curieuse, et puis parfois ça m’énerve, donc j’arrête. Mais oui, ma curiosité me pousse à regarder ce que les gens en pensent, car même si ce n’est pas pour cela que je le fais, c’est quand même important.

Et puis, généralement, ça peut être constructif, même si ce n’est pas tout de suite, même si ce n’est pas immédiat. A terme, ça peut me dire dans quelle direction aller, c’est comme un sondage. Quand on voit des choses revenir souvent, ça donne des directions sans imposer quoique ce soit, ça peut m’ouvrir à des choses.

Neverending semble être un mélange d’intemporel et de modernité. Une écriture entremêlée d’arrangements taillés à l’orfèvre essentielles pour toi, comment mixes-tu les deux ?
Je n’aime pas les musiques à la mode, je n’aime pas trop les trucs qui s’inscrivent dans une période donnée. Donc, en fait ce que j’essaie de faire à mon niveau, parce qu’effectivement c’est toujours subjectif, c’est de ne pas donner à ma musique la couleur du temps, la couleur de notre époque.
Disons que c’est ce vers quoi je tends. Ce n’est pas forcement ce que je fais vraiment. Mais, j’espère ne pas ancrer ma musique dans une époque, parce que cela m’embêterait qu’elle vieillisse rapidement et qu’elle devienne obsolète.

Et puis modernité aussi, parce que je suis une fille d’aujourd’hui tout simplement, donc je vis dans l’époque dans laquelle on vit tous et c’est pour cela que même si j’ai des d’inspirations ou de modèles anciens, il y a cette modernité dans l’album aussi.

Il y a une mélancolie sans temps et un rapport au temps particulier dans ton album : temps de respiration, temps infini : La dernière chanson Hold Me Close ne semble pas se terminer, et même le titre de ton album est une référence au temps, as-tu peur de la fin en général ?
Oui, c’est toujours le thème qui revient dans ma tête, la fin de n’importe quoi. Ça peut être la peur de la fin de l’amour qui revient souvent dans mon album, la fin d’un bon moment, la fin de la vie. Je redoute tout le temps toutes les fins, et la musique c’est la seule façon que j’ai trouvé pour en parler, pour extérioriser ces sentiments un peu négatifs parfois. C’est surtout l’obsession du temps qui passe.

Quel est ton parcours musical car il semble être jonché de belles rencontres. Comment cela se passe comme avec Rob Ellis, ou Bill Ryder Jones, par chance, hasard, préméditation ?
La musique pour moi, c’est toute ma vie. J’ai l’impression d’avoir toujours fait ça, à plein de niveaux différents, d’avoir vécu avec la musique et du coup, mon évolution ds la musique, elle s’est faite naturellement. Il y a des moments où je n’ai pas vraiment fait de rencontres et puis d’autres moments où je me suis plus dédiée à la musique et où j’ai rencontré des gens avec qui je travaille encore aujourd’hui. C’est vraiment une question de chance, je crois vraiment à la chance.

Il y a 3 ans environ, je me suis dit que j’aimerais bien faire que de la musique. Quand on prend une telle décision, on laisse les choses arriver vers soi. C’est là que j’ai rencontré Steven Munson, mon manager et mon guitariste dans le groupe. C’est lui qui m’a présenté à d’autres musiciens avec qui j’ai joué sur l’album, des belles collaborations.

Puis, après il y a eu la rencontre avec Atmosphériques qui a déclenché la rencontre avec Rob Ellis, le réalisateur. C’est plein de petites choses qui s’imbriquent et généralement une rencontre qui en enclenche d’autres. On ne sait jamais trop quand cela va s’arrêter et du coup, c’est assez magique, parce que tout peut avancer d’un coup, stagner et re-avancer très vite. C’est comme cela que je fonctionne, effectivement, les rencontres sont primordiales.

[pullquote] J’espère ne pas ancrer ma musique dans une époque, parce que cela m’embêterait qu’elle vieillisse rapidement et qu’elle devienne obsolète.[/pullquote]

Premier album et déjà, tu as travaillé avec Rob Ellis (Prod. de Pj Harvey ou Anna Calvi), tu as chanté avec Bill Ryder Jones (ex Coral), joué avec le guitariste Mocke Depret (Holden), le contrebassiste Bradney Scott (Jacques Higelin, Alain Bashung), tu rêves de travailler avec qui maintenant ?
J’estime que j’ai déjà beaucoup de chance d’avoir travaillé avec ces gens-là. J’ai donc envie de continuer avec eux, parce que ce sont des gens dont on a pas tout vu en un album. Mon rêve, pour le moment, dans un premier temps, c’est donc de retravailler avec les mêmes personnes et de mon côté, de faire évoluer ma musique pour explorer chez eux de nouvelles facettes de leur talent et de leurs personnalités musicales et humaines. Et puis, ensuite j’ai d’autres rêves, celui absolu, c’est de travailler un jour avec David Bowie.

Que t’as apporté Rob Ellis sur cet album ?
Déjà, il m’a apporté de la confiance, parce que la musique a toujours été un hobby, à côté de mes études. Je ne me destinais pas à faire de la musique mon métier. Ce n’était pas mon objectif, je ne voulais pas trop y croire. Alors quand Rob est arrivé, je me suis dit que c’était peut-être qu’il y avait quelque-chose à faire et il m’a aidé à aller plus loin dans ma recherche d’identité en musique, dans ma recherche de sons. Il m’a aidé à creuser et à approfondir mes capacités, parce qu’on peut avoir des bases et plus que ça ne se travaille, ça s’approfondit. Ce n’est pas dans la répétition du travail mais dans l’intensité de celui-ci qu’on se trouve.

Dans un second temps, c’est une idée générale qui est liée à l’album. Il m’a appris en fait qu’un enregistrement, c’était une photographie d’un moment donné, d’une émotion qui était là pendant les deux semaines où on a enregistrer et de notre état pendant ces deux semaines et qu’il ne fallait pas essayer de donner telle ou telle couleur mais de photographier la magie et l’alchimie qui pouvait arriver. Ça me faisait peur car j’avais peur de ne pas trouver cette magie donc c’était le plus stressant. Laisser donc cette magie opérer, car c’est cela que l’on tente de capturer pendant un enregistrement.

Tu composes tes textes et on sent une certaine urgence à le faire ?
La musique est essentielle et l’écriture ensuite est arrivée assez tôt. Je me suis rendue compte que cela pouvait me faire du bien, me faire passer des épreuves m’aider à passer des étapes et c’est vrai que pour moi, écrire est un besoin, une nécessité vraiment.

Ce n’est pas trop difficile de s’y dévoiler justement ?
C’est toujours un peu ambiguë pour les gens qui écrivent. On est en retrait et un peu réservé dans la vie de tous les jours et c’est vrai que dans les chansons ou sur scène, on se met complètement à nue. Je pense que c’est une facette qui nous permet d’exister et de se montrer à soi-même que l’on peut exister quand même.

Disons que sur scène et dans le cadre du personnage artistique, on a le droit de dire tout cela. Je me sens plus libre dans mes chansons que dans le vie de tous les jours. J’ai l’impression d’avoir le droit de le faire et d’être légitime. J’essaye toujours de tendre vers des histoires un peu plus universelles pour m’y cacher un peu.

Tu joues de plusieurs instruments, lesquels te ressemble et t’exprime le plus ?
Celui qui me ressemble le plus c’est la guitare, c’est mon premier instrument. Je faisais de la guitare classique lorsque j’étais petite et donc c’est celui qui est le prolongement de ma personnalité. Ma voix est le plus naturel également.

[pullquote]Laisser donc cette magie opérer, car c’est cela que l’on tente de capturer pendant un enregistrement.[/pullquote]

Sur certaines de tes pistes, notamment My Darling, tu laisses parler les instruments leur procurant la vedette, c’est difficile à faire, laisser de l’espace et l’imposer dans une société qui aime le tout compacté ?
Forcément on y pense. Sur My Darling, c’était important qu’il y ait beaucoup d’instruments, parce que je voulais qu’on est l’impression de fluidité, de quelqu’un qui est plongé dans un lac et qui nage. Les instruments et les cordes procurent cette fluidité.

On se dit que forcément pour la radio cela va être difficile, mais simplement ce sont des chansons qui vont être à part donc tant qu’à faire, il faut les pousser loin car il y a toujours d’autres chansons plus compactes plus paroles, plus classiques et j’ai aussi besoin de ça. Dans les chansons de format plus libre, là, on y va à fond et j’adore la musique classique donc laisser la part aux instruments, leur place et aux respirations comme tu dis, c’est exactement cela, c’est laisser la musique parler.

Lorsque tu parles de musique classique, à la différence d’autres, on ne pense pas à rigidité mais à liberté, que t’as appris celle-ci ?
Je pense que forcément il y a un peu de rigidité dans la structure, mais ce que la musique classique m’a appris en premier, c’est surtout la flexibilité dans la longueur des morceaux, et d’abord l’amour des mélodies,  des différents types d’écriture, les entrelacements de mélodies qui sont pour moi fascinants.

Ta musique semble osciller entre spontanéité (live) et arrangements perfectionnistes, es-tu une perfectionniste sauvageonne ?
(Elle rit). C’est marrant comme formule. Je pense que je suis un peu perfectionniste mais je ne le dis pas. J’ai juste envie que ce que j’enregistre soit non pas le plus proche de ce que j’avais imaginé mais le plus proche de moi, de ma personnalité et de ce que j’ai envie de faire. Après, il y a toujours une marge d’évolution entre ce que l’on a prévu et ce qui est fait, mais peut-être oui.

Mais ce que j’aime beaucoup aussi, c’est laisser les erreurs s’épanouir dans la musique. Pour moi, c’est une part importante, même si j’ai envie que les choses soient bien faites, même si il y a une erreur qui arrive, parfois ça donne du relief et il y a toujours la place pour l’erreur.

On dirait que tu es structurée par la musique et la littérature, est-ce le cas ?
La littérature est au second plan par rapport à la musique. Peut-être l’ais-je assez dit, mais je vis pour la musique. J’en écoute tout le temps. J’essaye, je cherche, je lis sur les artistes, ça me nourrit complètement et la littérature, c’est annexe pour moi. La littérature, c’est quelque chose dans lequel je vais puiser des sources d’inspiration, des couleurs aussi, parfois même des mots et la manière dont les idées sont exprimées par les auteurs, mais je n’ai pas une culture littéraire aussi importante que celle musicale.

Tu t’es fait connaître par Internet, quel est ton rapport avec ?
Internet est un excellent outil, dire le contraire serait mentir. Après, il peut se retourner contre les artistes aussi, mais en tant qu’artiste en développement ce n’est que du bonus le web. Pour les artistes plus installés, on en a un peu moins besoin.

Tu écoutes quoi en ce moment ?
J’ai eu ma période Elliott Smith, j’écoutais cela pendant que j’étais au lycée et j’y suis revenue. J’adore l’imbrication des mélodies et puis c’est un excellent pianiste, il est incroyable. Parfois, c’est proche du jazz dans la complexité de mélodies. Ça me fascine, il fait ça avec une gravité et une simplicité qui me déstabilisent.

[pullquote] Même si il y a une erreur qui arrive, parfois ça donne du relief et il y a toujours la place pour l’erreur.[/pullquote]

Tu aimes bien la dualité non ?
Oui, c’est ce qui fait le charme, parce que c’est fascinant la fragilité toujours sur le fil. Pour moi, c’est ce qui fait que l’on a envie d’écouter jusqu’à la fin, car on se demande si il va tomber ou pas.

Et justement, il y a une vidéo d’Elliott Smith, où il joue Waltz #2, à la fin, il dit « désolé je n’y arrive plus » et il arrête. C’est cette fragilité-là qui se casse la gueule et on ne sait pas pourquoi. C’est cette fragilité-là qui me plait tant dans la musique.

Tu écris directement en anglais ?
Toujours. J’écris directement en anglais, je ne sais pas pourquoi. C’est comme un défi de s’exprimer dans une langue qui n’est pas la sienne. En même temps, l’intérêt, c’est qu’on sort de ses habitudes de langage et donc on va forcément plus loin.

On a comme une deuxième personnalité, un deuxième regard qui peut porter un regard extérieur sur sa propre vie donc il y a un peu de cela. Et puis, beaucoup plus simplement, j’aime cette langue et ça m’a toujours passionné et j’ai toujours voulu progresser… J’aime les sonorités de la musique anglo-saxonne.

Tu écris beaucoup, es-tu en train d’écrire ton prochain ?
Oui, c’était sûre. Dans la tournée que l’on fait déjà, il y a souvent un nouveau morceau et puis parfois plusieurs. Il y en a donc qui sont prêts à être jouer en live et qui le sont et d’autres que j’enregistre en ce moment et que je travaille.

Cet été, je vais commencer à faire les maquettes pour mon nouvel album. L’ancien a été enregistré il y a un an, pour moi, c’est il y a une éternité. Ce sont toujours des chansons qui me collent à la peau mais j’ai besoin d’écrire tout le temps donc j’écris des nouvelles chansons. Je ne sais pas encore si elles iront jusqu’à l’album, j’aurais le choix au moins.

[pullquote] C’est cette fragilité sur l’album que j’aime maintenant et qui fait que je ne me lasse pas des chansons, ni de l’enregistrement qu’on en a fait [/pullquote]

Tu as fait une reprise de Zappa, Bobby Brown, Tu es un peu insoumise ? Tu aimes aller là on l’on ne t’attendait pas ?
C’est marrant, car honnêtement, je suis ni une provocatrice, ni une fille qui veut faire le buzz, la polémique ou juste surprendre. Ce n’est pas trop mon but et je crois que je me tromperais si je faisais ça. Zappa, c’est une histoire personnelle.

Quand j’étais petite, c’est ce que l’on écoutait avec mes parents dans la voiture en allant au ski. On écoutait un best of qui s’appelait Strictly Commercial et mes deux chansons préférées c’était Bobby Brown et Joe’s Garage. J’ai hésité entre les deux et il y avait d’autres idées aussi comme les Bee Gees, des choses que j’adore et qui s’éloignait de mon style aussi, sinon ça n’a pas d’intérêt. Je voulais me faire un challenge.

Bobby Brown, je l’avais déjà reprise quand je jouais seule, il y a longtemps dans les bars et je me suis dit que cela serait marrant de faire un clin d’œil à ce que je faisais. Et ce sont les amis de mes parents à l’époque qui venaient me voir en concert et qui étaient du coup contents que je l’enregistre.

Aimerais-tu être remixé ou même reprise ?
Je laisse ça aux gens qui ont envie de le faire. Vraiment, moi, je n’ai pas envie de contrôler ça. Évidemment j’écouterais, mais je n’ai pas envie de demander aux gens, ce n’est pas à moi de la faire, ce n’est pas un de mes objectifs. Ce qui est bien avec la musique, c’est que cela circule effectivement d’une personne à une autre, d’un style à un autre et si il y a une personne qui veux le faire qu’elle le fasse, je serais curieuse de voir ce que cela pourrait donner.

[pullquote]Every night I die and the choice is not mine. [/pullquote]

Dans cet album, tu es la plus fière de quoi ?
Je suis fière de ce que je n’aimais pas sur le moment. J’avais vraiment très peur lors de l’enregistrement, je n’étais pas bien parce que c’était un moment très violent pour moi, alors que je pensais que ça allait très cool. En fait, c’est cette fragilité que j’ai eu, vraiment extrême un peu limite qui sur le moment, me faisait penser que ça allait faire échouer tout l’album. Je pensais que la force n’allait pas être là.

C’est cette fragilité sur l’album que j’aime maintenant et qui fait que je ne me lasse pas des chansons, ni de l’enregistrement qu’on en a fait. Même si aujourd’hui, ils évoluent en live, je suis contente qu’on les ait enregistrer comme cela. C’est un travail d’équipe, on était tous dans la même humeur.

swann Interview

Cette fragilité qui transparaît dans les morceaux, elle est encore intacte, tu la préserves ou tu t’es un peu endurcie ?
Ce n’est pas vraiment que je la préserve, même si j’aimerais le faire, car pour moi, c’est sûr, c’est un gage d’authenticité. Je pense que je l’aurais toujours, à partir du moment où je n’ai pas envie de rester sur mes acquis et que j’aime me lancer de nouveaux défis.

Pour le prochain album par exemple, j’ai envie de nous mettre nous tous, moi et l’équipe, un peu « en danger ». Pour moi, avoir cette petite peur et appréhension, c’est ce qui nous fait parfois trouver des trucs, ou en tout cas, avoir la bonne vibration pour les morceaux et c’est ce que je recherche vraiment. Dans le challenge et dans la remise en question, je pense qu’on peut l’entretenir assez naturellement, de façon plutôt saine, car je veux qu’elle soit réelle.

Une citation qui te résume ?
(Elle demande si elle peut citer une de ses chansons, un de ses textes). La chanson la plus personnelle dans l’album, c’est My Darling et il y a une phrase qui résume toute ma vie, tout :  » Every night I die and the choice is not mine »


Si vous voulez être instantanément touché, Swann est ce qu’il vous faut. Elle sera en concert, aujourd’hui dans un lieu atypique, à l’hôtel et le 23 septembre prochain au café de la Danse, allez-y pour écouter ses mélodies indélébiles.

Tracklist de Neverending:
1. It Don’t Ryme
2. Love Song #13. Poem #1
4. Show Me Your Love
5. God Is Dead
6. My Darling
7. Loneliness
8. Love You Tonight
9. Trying Hard to Find Myself Again
10. Angel of Death
11. I’ll Say a Prayer
12. Hold Me Close
13. Lovely Girl

Pour se procurer l’album, c’est ici.

Swann-cover

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