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James Vincent McMorrow se livre en toute intimité au Carmen

James Vincent McMorrow se livre en toute intimité au Carmen

Hier soir, au Carmen, dans un cadre intimiste et cosy à souhait, James Vincent McMorrow a livré un showcase doux et intense à la fois.

Seul sur scène, il est venu présenter son nouvel album We Move, mêlant en un set subtil, anciennes et nouvelles pistes. Avec une élégance brute et une voix puissante qui sait se faire caresse, lui est un troubadour romantique au groove pop folk, proche de la soul.

Emportant en des arpèges ravageurs, cet artiste en live, est au-dessus de tous, jouant avec des teintes minimalistes, offrant des cascades d’émotions sous sa voix lumineusement enivrante.
James Vincent cultive une mélancolie dansante, distillant un groove tamisé de sentiments, bousculant les coeurs de ses pistes emplies d’un souffle proche d’un crooner poétique.

Commençant avec Hear The Noise That Moves So Soft And Low, il souffle une brise délicate à l’assistance qui pour les premiers rangs s’assoient en communiant au son de ses mélodies.

Puis, montant d’un cran, il enchaîne avec I’m In Love, pérégrination électrifiant les corps d’arpèges accrocheurs. Avec une rythmique de velours qui met en valeur son chant magnétique, seul sur scène, il happe, comme avec Rising Water qui suivra. Puissant et poignant, amour et joie s’y lient et s’enlacent en ces mélodies ardentes.

Entre-mêlant délicatesse et fougue, le beau Get Low offre une parenthèse étourdissante, pleine de crépitations soul qui emportent le public en une transe somptueuse.

Des envolées ardentes plus loin, après avoir remis en place les quelques individus bruyants du bar, toujours avec franchise et grâce, Last Story et Lost Angles, deux de ces nouveaux titres, retentissent d’une manière sublime. Puissamment évocateur, avec une finesse rageuse, cet artiste s’est mis à nu avec une simplicité délicate, sur Red Dust ou When I Leave.

Comme un parcours de vie, We Move parle de changements, de fêlures et de ce qui fait se sentir vivant, avec un adage qui résonne en toutes ses notes : « Don’t let fear control you » et qu’il applique à la perfection.

Ambiance tamisée et notes à fleur de peau, James Vincent McMorrow se livre avec pudeur, dévoilant une âme envoûtante autour de ce bel album qu’on ne saurait trop vous recommander. En un « When the night’s up, Kiss me and I’m gone…« , il terminera son showcase, comme il a commencé, avec une douceur bouillonnante et un talent majestueux.

Il sera en concert le 18 octobre prochain à L’Elysée Montmartre. Si vous voulez être touché par sa grâce, ne le rater sous aucun prétexte.

James Vincent McMorrow se livre en toute intimité au Carmen

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