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John Legend @ Olympia

John Legend a la voix d’or, un groove instinctif et possède un don pour la musique où se mélange gospel et R&B. Hier soir, le 6 juillet, il honorait Paris de sa présence en étant sur la scène du mythique Olympia.

Accompagné de deux choristes, d’un claviériste, de deux guitaristes et d’un batteur, l’homme, crooner à la veine romantique a enflammé son public durant 1h40 de concert. Arrivé sur scène à 20h20, après la première partie Nely & Nora, il entre dans le vif du sujet par l’un de ces titres emblématiques datant de 2004, Used To love U.

Dans un costume deux pièces chocolat, et devant une grande toile tendue représentant la pochette de son prochain album, John Legend se dégourdit la voix avec classe. Lui, l’auteur / compositeur / interprète et pianiste de talent, peut tout se permettre devant un public en liesse dès les premières notes.

(Un peu trop) dans la séduction, il lance une de ses nouvelles chansons, Made To Love, petite piste dans la droite lignée de ce qu’il sait faire, le groove en suspend, le romantisme dans la voix, tendu vers un public qu’il semble chérir.

Point de surprise dans ce concert, ni de répit, puisqu’il enchaîne, généreux, les titres avec une présence qui charme et une voix toujours aussi belle en live. Heureux de faire son tour de chant, il soigne ses transitions devant un parterre de fans qui connait ses chansons par cœur et le vénère comme un héros. Son public n’hésitant  d’ailleurs pas à l’apostropher, à hurler son nom les bras tendus vers la scène, femmes et hommes confondus.

Tonight (Best You Ever Had) suit, accélérant la cadence, de sa voix sensuelle, invitation au groove suave. Puis John Legend se fait plus jazzy avec Who Did That To You, comme un James Bond à la classe naturelle, à la voix puissante.

C’est le moment d’Alright, qui résonne dans l’Olympia, petite perle groovy qui donne au public l’envie de danser. Puis, John Legend se glisse devant son piano noir brillant pour Dancing In The Dark, petite parenthèse douce. De sa voix puissante, seul, il fait taire le public dans une communion parfaite.

John Legend en acoustique est juste classieux. Ces moments de son concert sont à saisir et à chérir, tellement ils sont rares, le public du garçon de Brooklyn ayant de grandes difficultés à écouter en silence. On se prend alors à réver d’une concert à la Salle Pleyel, public assis et silencieux, à la manière d’un Antony & The Johnsons, pour profiter pleinement de son talent.

John Legend à l'Olympia

Continuant au piano, John débute Again. Sa voix se hisse dans des envolées qui décochent des frissons, un rythme tendre lui collant à la peau. Slow à la cadence groovy qui hante la salle de manière lancinante. Délaissant son piano, c’est le temps de The Beginning, délicate ballade qui berce son public.

Let’s Get Lifted est parfaitement placée dans ce moment calme où la voix de John Legend se transforme en souffle délicat, impulsant la cadence à sa musique. Parfaite introduction à ses chansons plus soul comme Number One, gospel au rythme entraînant, à la mécanique bien huilée. Le public la reprend à l’unisson et de toute ses forces, l’Olympia se transforme alors en une église à une seule voix.

Wake Up Everybody encadre la douceur. Lui, se remet au piano, un soupçon de Steve Wonder, le groove vintage pour ce crooner impeccable. Les premières notes de Slow Dance retentissent alors et la sensualité se fait plus intense. Lui, la chante dans une transe au rythme enchanteur puis fait monter une fille sur scène pour lui offrir une rose. Le public exulte, John Legend sait ce qu’il fait, joue avec son public, lui répond. La performance est rodée.

La séduction encore avec PDA (We Just Don’t Care), mélodie suave, cadence groove au rythme en demi-teinte, R&B alternant moments plus doux et plus énergiques, comme une étreinte. Save Room, Good Morning jouent dans la même cour, les même sentiments, le même rythme romantique.

I Can Change change la donne, plus énergique. De sa voix, il en souligne le tempo. La salle chante à plein régime. Lui veut profiter de ce moment, les lumières se rallument donc brièvement pour que son vœux s’exauce. Everybody Knows poursuit. Lui assis sur un tabouret, électrise l’atmosphère.

Une reprise plus loin, au piano, Bridge Over Troubled Water est un écrin pour sa voix qui s’envole, puissante et poignante.

La caresse dans la voix, le rythme touchant est saisissant sur cette nouvelle piste All Of Me, subtile. John Legend démontre qu’il est toujours à son plus niveau.

Who Do We Think We Are suit, autre nouvelle chanson de son album à venir chez Columbia/Sony, dans la veine romantique comme il sait faire. Cadence sensuelle et néanmoins rythmée qui sait comment emporter.

Ici, rien ne dépasse, tout est calculé, répété. Les chansons ont un ordre parfait montant crescendo dans la force des mélodies, démontrant ses capacités vocales hors du commun. Car John Legend, c’est un groove inné mais surtout une voix qui résonne et qui prend l’espace.

De I Love, You Love / Adore / Purple Rain / So High en passant par l’électrisant Green Light, où il descend dans la foule en transe, il alterne savamment chant puissant, et chant plus doux, avec toujours ce groove, sa marque de fabrique.

John Legend à l'Olympia

Alors, assis au piano ou debout sur celui-ci, la salle se lève comme un seul homme du parterre au balcon, lui crie son amour, à lui, ce crooner hors pair qui possède l’art des shows à l’américaine. Ordinary People terminera 1h40 de concert, comme il a commencé, avec passion. Ne présageant que du bon pour son album à venir, Love In The Future, à la rentrée prochaine.

John Legend à l'Olympia

Tracklist Du Concert :
1- Used To Love U
2- Made To Love
3- Tonight (Best You Ever Had)
4- Who Did That To You
5- Alright
6- Dancing In The Dark
7- Again
8- The Beginning
9- Let’s Get Lifted
10- Number 1
11- Wake Up Everybody
12- Slow Dance
13- PDA (We Just Don’t Care)
14- Save Room
15- Good Morning
16- I Can Change
17- Everybody Knows
18- Bridge Over Troubled Water (Cover)
19- All Of Me
20- Who Do We Think We Are
21- I Love, You Love / Adore / Purple Rain / So High
22- Green Light
23- Ordinary People

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