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June Bug & the Storytellers : This is the story of

June Bug & the Storytellers : This is the story of

June Bug est une fille fraîche et talentueuse qui alliée à deux musiciens, donne le groupe June Bug & the Storytellers. June, Beryl et Flox, c’est un trio brillant et chaleureux dont les principales armes sont le charme, un ton enjoué et des instruments simples mais efficaces en la personne d’un ukulélé, de deux guitares, d’un banjo et d’une contrebasse. Ils signent leur premier album « This is the story of  » avec 11 titres malicieux et enchanteurs.

Le bal est entamé avec « Not perfect ». Le titre est un mélange de  folk pop intelligent et subtil aux arrangements néo romantiques. Il est une petite ode à la vie et aux imperfections. Timidement mais surement, emmené par une musique pétillante et toute dans la retenue, dans la confidence, le charme opère.

« Here with you »: est un peu dans la lignée d’un titre de  norah jones, mélancolique et chaleureux. Il révèle une certaine fragilité assumée et mise en scène de manière touchante.

Après un interlude de séparation, on découvre une autre face au groupe et à leurs créations. Celle entêtante et dynamique, à la musique plus soutenue, qui après nous avoir apprivoisé, se révèle et se livre, réveillée par le coeur de voix et soutenue par la guitare comme dans « Just another day » . « Goodbye » continue dans cette voie aérienne et pourtant si terrienne dans ses accroches et ses sujets, appartenant à un monde du folk oublié puis retrouvé, des fables racontées et qui unissent les individus à l’unisson. A la croisée du folk et du rock, un peu à la manière de Moriarty à ses débuts, mais un soupçon seulement car June Bug et ses acolytes sont uniques.

La ballade se poursuit avec « Haircut », d’inspiration celtique, complainte à la manière d’une ballade irlandaise, chaleureuse et ouverte sur le monde. Un univers on the road, au coin du feu, à la découverte d’un monde joliment poétique, telles des ombres domptées.

« 15:03 », redevient plus sombre, d’une tristesse toute contemporaine qui est loin pourtant de la désespérance sociale, un espoir au bout allumé et serein pour qui saura trouver le chemin.

Quant à « Losing my mind » , la chanson flirte avec la poésie, petite délicatesse enjouée d’un conte nordique… Flânerie rêveuse qui est pourtant entraînante.

Un détour nous est proposé avec « I hate you« , petit hymne drolatique et caustique sur la bêtise et l’immaturité d’autrui et les sentiments en découlant qu’inspire l’autre.

Enfin, « Monsters »: termine en beauté l’opus, telle une berceuse, rappelant un peu Emilie Loiseau… texte élégant, voix qui savent vous conduire où elles veulent et vous perdre dans un univers à la frontière d’un monde à la Tim Burton, peuplé de monstres, de rêveries et resté proche de l’enfantin…un vrai régal. A suivre, ces petites étincelles de vie intimistes et furieuses.

Pour ceux qui voudraient les voir en concert, ils seront le 2 juin 2012, à la Bellevilloise à Paris, alors foncez, histoire de prendre des bulles d’oxygène et des sons féeriques et humanistes dans les oreilles.

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