Close
Kool Thing : Plan.Life.Go

Kool Thing : Plan.Life.Go

Kool Thing, c’est la rencontre à Paris de deux filles talentueuses, Jon Dark, orginaire de Dublin et Julie Chance, de Sidney. C’est pourtant à Berlin en 2010 qu’elles forment leur duo Kool Thing, nom d’une chanson de Sonic Youth.

Kool Thing est un mélange brumeux et cosmique de rock, de sons électroniques et de beats post-modernes décapant, où des voix se posent ici ou là et où la batterie de Valentin Plessy fait des miracles. Envolées lyriques à la puissance magnétique, les titres se colorent de nouvelles touches, au gré des minutes et l’intensité grandit et accroche l’auditeur.

Puissance toute inspiratrice, qui vise la rédemption du rock teinté de l’euphorisme de l’électro, le mélange presque instrumentale, est beau et brut de décoffrage, les mélodies oscillent entre spleen, énergie mélancolique et impulsions sauvages de leur ville d’adoption.

Pour écouter Kool Thing, jetez tous vos a prioris, car ici, la mélodie lente et l’instru sont essentielles. Il faut  se laisser entraîner par cette musique cinématographique et profonde, ne surtout pas ramer à contre-courant et être patient.

La raison en est qu’elle peut être contemplative, songe répétitif par instant, mais qu’importe pourvu qu’on ait l’ivresse sonore avec une rythmique persistante et sous-tendue, envoûtante avec les batteries post-modernes : de l’électro rock profond, de haut vol. Méditation, mélancolie et intimiste énergie sont contenues ici dans leur mélodie sans nom et sans étiquette, séduisant. Elles sont produites via le label FattyFatty Music.

Riffs de guitares lancinantes sur Plan.Life.Go  puis les basses prennent le relais avec des envolées de beats, rythmées par des voix errantes, aériennes, jusqu’à l’apogée post-punk. La piste est flanquée de deux bons remixes fait par deux producteurs irlandais brillants, TobyKaar et Reid qui apportent leur touche à l’ensemble :

Sur We are Here : les sons volatiles sont légion, agrémentés de synthés vibrant. Doucement, les beats commencent en écho lointains avec des voix murmurant en choeur, spectres sonores enivrant décalés, samples psychédéliques en sus, oscillant entre noirceur toute mélancolique et chaleur dense :

[soundcloud url= »http://api.soundcloud.com/tracks/42988893″ params= »auto_play=false&show_artwork=true&color=ff7700″ width= »100% » height= »166″ iframe= »true » /]

La narration visuelle est à son comble, avec The Sign, magnétique. Les instruments diffus attaque le morceau en un appel. Peu à peu, le titre se transforme en danse ensorcelante, musclée puis relâchée, calme dans la puissance. L’instant suivant des beats s’en mêlent et des voix aériennes vous emportent en un éclair, construction belle et lumineuse qui vous laisse vous évader vers un ailleurs autre. Flirtant avec le Shoegaze et l’électronica, elle ont leur touche bien à elles.

[soundcloud url= »http://api.soundcloud.com/tracks/28432264″ params= »show_comments=false&auto_play=false&color=ff7700″ width= »100% » height= »81″ iframe= »false » /]

Dans leur univers sonore aux multiples ambiances irisées, Light Games est puissant. Il débute avec les voix toutes féminines, alors que souvent c’est l’inverse et elles restent sur toute la piste, ne s’évaporant pas. Le résultat en est une poésie toute aérienne à la profondeur innée, où des rythmes répétitifs en fond laissent les voix de Jon et de Julie prendre toute leur ampleur. Inclassables, elles sont dans la décadence exquise, menant le bal des sons distendus, avec fougue et talent.

[soundcloud url= »http://api.soundcloud.com/tracks/33577854″ params= »auto_play=false&show_artwork=true&color=ff7700″ width= »100% » height= »166″ iframe= »true » /]

Une dernière pour la route, avant de voir poindre leur album, plein de promesses, harmonies belles à en crever et si intenses :

Et si vous êtes conquis, comme moi, vous pouvez télécharger gratuitement leur premier EP Light Games.

Close