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Lapalux : Forgetting And Learning Again ft. Kerry Leatham

Stuart Howard est un producteur talentueux originaire d’Essex. Sous le nom de Lapalux, sa musique est une galerie de tableaux sonores, des collages de pop déconstruite qui palpitent au rythme des battements d’une ligne de basse tapie dans l’ombre. Nervosité et moments de calme se conjuguent afin d’explorer les sensations à l’aide de samples et de beatmaking expérimentale.

Le rythme y est une identité à part entière, la signature d’un artiste qui jongle avec les sons, les mélodies, mélangeant allègrement la pop, le R’nB et l’abstract musique jusqu’à récréer une autre musique sans nom.

L’imagination à fleur de peau et une passion pour les sons font de Lapalux un créateur de mélodies vaporeuses et crépitantes aux touches pop subtiles. Signé cheez Brainfeeder, (Flying Lotus) il a sorti un EP When You’re Gone, il y a quelques mois.

Dans la lignée de Hudson Mohawke et de Mount Kimble, sa musique singulière enivre à l’aide de voix fantomatiques posées sur des tempos haletants. Là, une poésie diffuse semble vaporisée à l’aide de rythmes qui procurent des hallucinations délicieuses.

Source de rêveries douces, son abstract/bass musique amène une clarté étrange sous une mélodie emplie de sons cristallins plus importants que les beats, où se cache une mélancolie tout en suspens, sous un flow R’nB.

Il prépare actuellement un autre EP Some Other Time qui sortira le 16 octobre. En attendant, il a dévoilé une piste The Hours et surtout le titre Forgetting and Learning Again avec Kerry Leatham. Ici, la mélodie rendue sensuelle grâce à Kerry, est brumeuse à souhait comme à son habitude et dangereusement addictive à la manière d’un How To Dress Well.

Sous les tintillements sonores, la piste est portée vers une joie toute en retenue, une pureté nuageuse où coulent les harmonies au rythme particulier. Là, l’atmosphère est capiteuse et étourdissante.
En suspens, il y a toujours sous cette puissance une froideur diffuse fort séduisante qui crée un nuage de recul, un soupçon de sons délicieusement embrouillés et sereinement bouillonnants.

Pour Lapalux,  à la manière de Derrida, la déconstruction est positive. Elle est avant tout la réaffirmation d’un « oui » originaire et l’appel à un ailleurs singulier.

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