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Lil Kids : Slow Rainbow

Lil Kids : Slow Rainbow

Originaires de Virginie, Lil Kids s’installent à New York et créent une fusion jubilatoire du paysage urbain environnant. Lil Kids, ce sont deux musiciens un peu perchés : Adam Kane et Nick Adams, tout deux producteurs et rappeurs qui viennent de sortir leur premier album : « Slow Rainbow« . A l’écoute de celui-ci, on pourrait penser avoir à faire à deux mecs ayant bourlinguer, leurs valises plein de nostalgies, de rêveries et d’histoires de musiciens matures. Or, détrompez-vous les deux petits bonhommes sont âgés chacun de 20ans … Hallucinant, sauf si on se dit qu’à eux deux, ils atteignent 40ans et qu’on ne s’est pas foncièrement trompé  😉

L’album est un mélange psychédélique de beats, au flow urgent, mixte tout droit sorti d’un croisement entre Cypress Hill et Das Racist sous acide pop. Cet album présente un éventail des possibles musicalement où chacun pourra picorer à sa guise ce qu’il préfère et ce dont il a besoin.

L’opus démarre avec « Crystal Decanters » qui présente un flow intéressant et des sons enthousiasmants. La piste est ainsi une invitation au hip hop funk électro, ambiance cosy et jazzy.

« Digits » Feat Captain Barret enchaîne avec un son plus agressif, du hip hop plus dynamique, et un flow presque plus rapide.

« Fubar » suit, et est dans l’univers jazz, avec du funk dont l’orchestration est plus soul, proche de l’univers de Wax Taylor ou d’ASM… ça groove et le flow nous guide. Une vraie petite pépite.

Après l’interlude d' »Onions« , « Real Eyes » revient tout en force grâce à la voix et en subtilité grâce aux sons acidulés qui ponctuent le morceau et lui donnent son cachet.

« Jinkies » rajoutent des guitares et des sons cuivrés au flow déchainé, parcours musical tout en paroles..

Quant à « Nobodies« , plus calme et moins rapide, seul le rap défile simple et bon, deuxième pépite de l’album.

Autre interlude, cette fois plus jazzy, « Pura Vida » annonce « Popeye’s Arms« , plus rock dans le son et dans la voix comme en échos.

« Jungle Spice » continue dans cet univers moins funk et moins jazzy pour toucher à l’essentiel, l’écho plus intimiste, efficace.

« Burger Queen » est un mélange de demi-parlé, demi-chanté et clot l’album avec « Artificial Gold » Feat. Jin Luminati, rythmé avec des sons plus indiens, plus dynamique, une belle fusion et une explosion jubilatoire en quelque sorte pour la fin : ce sont les 3èmes pépites et coups de coeur de l’opus.

Un groupe qui vaut le détour donc avec de bonnes pistes et surtout une fusion flow/beats intéressants : des collections de samples et de sons peu orthodoxes où des riffs de guitare s’intégrent magistralement. Allez les petits gars, continuez comme ça, car votre potentiel est trés élévé et hautement jouissif.

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