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BilbaoBBKLive 2014 : on y était, on vous raconte

BilbaoBBKLive 2014 : on y était, on vous raconte

Jour 1
Départ pour la 9ème édition du BilbaoBBKLive. Ce festival, pourtant encore méconnu en France, réserve beaucoup de surprises tant sur la programmation que sur un lieu incroyable. C’est en montant dans le bus en charge de nous transporter jusqu’au festival que nous avons compris que nous allions monter haut, très haut, en plein coeur du parc Kobetamendi.

Nous arrivons à 18h30, et, en plus d’en prendre plein les yeux par un site entouré de montagnes, ce sont les américains de Parquet Courts avec leur punk rock puissant et bien rodé qui accueillent les festivaliers arrivant timidement. Un set qui passe trop vite. Puis c’est déjà le tour de White Lies et John Newman. Le britannique réveille le festival lorsque tout Bilbao se met à chanter en choeur son single Love Me Again.

Le concert terminé nous filons vers la seconde scène ou un groupe nous intrigue, les Vetusta Morla. Un peu dur au début, nos oreilles sont pas habituées à entendre chanter espagnol mais les madrilènes sont en fait une belle surprise avec des mélodies accrocheuses.

On se retourne jeter un coup d’oeil à la grande scène, elle est déjà submergée de monde. Pas de doute, c’est bien les Franz Ferdinand qui y monteront dans 30 minutes. La tension est plus que palpable dès les premières minutes, c’est l’un des concerts les plus attendus du festival. Le quatuor écossais tout de blanc et noir vêtu, démarre immédiatement avec l’emblématique Right thoughts, right words, right actions. Le nombre de tube ne cesse d’augmenter au fil des 1h 30 de concert. Sont à compter parmi les grands moments du set : The Fallen, No You Girls et le final brulant de This Fire.

Viens le tour du seul groupe Français du festival, Phoenix, qui fait son apparition sur une intro versaillaise et commence leur show avec le single de leur dernier album Entertainment. Ils placent la barre haute, mais Phoenix a beaucoup de cartouches pour nous surprendre et c’est à coup de Lisztomania, Iasso  et If I Ever Feel Better qu’ils retourneront complètement le BilbaoBBKLive. Thomas Mars debout sur la foule, joue avec les festivalier, les morceaux s’enchainent impeccablement et pendant près d’une heure c’est tout Bilbao qui est alors Versaillais.

Jour 2
L’artiste qu’on attend le plus ouvre cette journée, Chet Faker ! On décide d’arriver tôt et première surprise on voit sur scène une batterie ainsi qu’un stand de guitare en plus du matos de l’australien… Fausse alerte, l’australien arrive seul sur scène. Il commence son set et diffuse sa chillwave teintée de soul sous le soleil de Bilbao. Lorsque vient le tour de jouer Gold, surprise nous voyons deux musiciens le rejoindre pour une interprétation live du morceau. Ca surprend, ça change mais c’est bon, le batteur nous rappelle celui de James Blake. Mais Chet finira le concert de nouveau seul et convaincra tous les festivaliers déjà présents qu’il faudra désormais compter avec lui.

Chet Faker @ BilbaoBBKLive 2014
(C) Tom Hagen

On saute Bastille en faisant une pause mojito granité pour filer devant Jack Johnson. Les conditions sont optimales : le soleil se couche doucement derrière la scène pour l’entrée de l’homme au grand coeur Jack Johnson. Malheureusement, la foule déchante vite à la vue de la performance de l’ancien champion du monde de surf : l’audience est en grosse partie présente pour avoir droit à un Upside Down ou encore au mélancolique If I had Eyes. Le personnage et son band préfère faire le set de leur choix en privilégiant des titres inconnus au bataillon qui iront même jusqu’au slam de rap maladroit… Dommage.

Direction Foster the People, même si leur deuxième album en a déçu plus d’un, le public semble impatient de les voir sur scène et ils ne vont pas décevoir. Ces gars sont des machines à tubes et lorsque les américains se mettent à jouer leurs hits planétaires Pumped Up Kicks, Call it what you want, ou encore Houdini la fosse entière se met à danser. Ils chauffent parfaitement le festival pour la tête d’affiche de la soirée : The Prodigy.

Pas besoin de les présenter, The Prodigy ont une réputation scénique des plus impressionnante et ils tiendront leur promesse. On en prend plein la tête et pendant prêt d’une heure c’est la guerre dans la fosse.

Jour 3
Pour ce troisième jour, The Lumineers arrivent sur scène. On ne s’attendait pas à grand chose et il ne se passera pas grand chose. Difficile de tenir un festival quand on a un single et un album. On se rend vite compte que le public se place et trépigne déjà d’impatience pour l’arrivée de The Black Keys.

00H10, c’est l’heure ! Dan Auerbach et Patrick Carney s’installent sur scène et démarre leur live. Un live d’ailleurs bien rodé, bien plat, qui ne transmet rien. Un Fever accueilli poliment… C’est uniquement avec le single Lonely Boy qu’ils arriveront enfin à enflammer le festival. 90min de set, rappel compris.

Black Keys @ BilbaoBBKLive 2014
(c) Alfredo Rodriguez

On file alors voir le dernier groupe de la soirée, MGMT. Beaucoup de gens n’accrochent pas à l’univers de MGMT en live, une fois de plus pour nous et pour les festivaliers ça semble être un carton plein ! En même temps, il faut dire qu’ils ouvrent le concert avec Flash delirium suivi du classique Time to pretend et The youth. Un show magnifique, tout en psychédélisme avec des projections en fond de scène qui nous transportent loin ! Après avoir joué leur plus gros single Electric Feel, Weekend Wars, Siberian Breaks et Kids, ils s’en iront sur Alien Days. Une atmosphère de « au revoir » se propage alors.

La grande scène est déjà à moitié démontée, une partie des buvettes fermée, le BilbaoBBKLive 2014 touche à sa fin. Il aura réuni près de 140 000 personnes, un record !

Malgré quelques groupes parfois décevants par rapport à nos attentes, on a qu’une hâte, y retourner. L’année 2015, pour les 10 ans du festival, promet son lot de surprises.

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