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!llmind – #BoomTrap (EP)

A moins d’éplucher régulièrement les crédits d’albums de rap, le nom d’!llmind ne vous dira probablement rien. Repéré après avoir posté quelques sons sur Internet, on trouve son nom en 2001 au côté de Just Blaze ou Kayne West lors de la fameuse compétition de beatmaker Beat Society.

Une décennie plus tard, force est de constater qu’!llmind n’a pas eu la même carrière que ces adversaires de jadis. Sorte d’underground heroe, il a produit pour une bonne partie de l’underground US, sans la reconnaissance du public donc mais avec un succès d’estime certain.

Pour autant, il n’oublie pas ces débuts et propose toujours une partie de son travail sur le net. Sa dernière livraison en date a pour nom #Boomtrap. Elle a été dévoilée il y a quelques jours.

Autant le dire tout de suite, cet album instrumental ne plaira pas à tout le monde. Ce n’est d’ailleurs pas le but recherché. #Boomtrap est centré sur une combinaison beat « gras »/ synthé vintage assez simpliste. En découle une impression de brutalité qui pourrait froisser les oreilles les moins averties. Amateur de musiques délicates, passez donc votre chemin.

En revanche pour les fans de gros break, cet EP contient de vrais bons moments. Réputé pour l’usage – et la commercialisation- de ces drums, !llmind ne faillit pas à sa réputation et nous offre ici une démonstration de force « drumistique »

Le morceau introductif Po Po Comin en est le meilleur exemple. Enlacement de drums réalisés par des mains expertes où chaque kick est synonyme de mouvement de nuque frénétique, Po Po Comin est symbolique de l’utilisation des drums chez !llmind.

Alternant jeu de batterie live, batterie électronique, drums samplé ou les trois à la fois, le producteur s’amuse à varier les plaisirs. Partout, ses drums occupent une place centrale comme sur le très martial March.

L’autre facette de #Boomtrap réside dans l’intérêt d’!llmind pour les synthés vintages.

Venant s’ajouter au fracas de batterie, les mélodies jouées au synthé donnent à chaque titre une ambiance très marquée. Tour à tour invitation au voyage (Snake Charmer), bande-son apocalyptique (Mugshot) ou souvenirs d’enfance revisités (Whistle), ce jeu de synthé donne le ton aux différents morceaux.

Mention spéciale pour le bordélique Sinner. Sorte de fourre-tout génial mêlant riff de blues, synthé à la sonorité intergalactique et sample de Kayne West. Tout un programme !

Si certains morceaux sont de franches réussites, on frôle parfois l’indigestion tant ces synthés peuvent paraitre parfois surjoués (Far East) et les bruits de sirènes peuvent épuiser.

illmind - BoomTrap

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