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La PreskITW – Mura Masa

La PreskITW – Mura Masa

Des beats hypnotiques et une énergie communicative, Alex Crossan alias Mura Masa est le producteur en vogue. Après seulement une mixtape et un maxi, le jeune anglais d’à peine 20 ans a déjà monté son propre label Anchor Point, a un show sur Apple Music et réalise des mixes pour Diplo.
Figurant sur la shortlist des artistes émergents les plus talentueux de cette année par la BBC, Mura Masa a aussi été régulièrement mis en avant sur Spotify. Le garçon est actuellement en train de peaufiner son tout premier long format. Rencontre avec ce passionné de musiques électroniques.



Pause Musicale : Comment te présenterais-tu à un public français qui ne sait pas grand-chose de toi ?
Mura Masa : Bonjour, je suis Alex, j’ai 20 ans et je fais de la musique bizarre sur mon ordinateur portable dans ma chambre.

Mura Masa

D’où vient ton intérêt pour  la musique ?
Sûrement mes parents. Mon père était bassiste dans un groupe de rock et ma mère jouait des disques à la maison. Mon frère aussi est un mélomane, tout cela m’a donné l’envie de faire du violon dès l’âge de cinq ans puis petit à petit de la guitare, piano et batterie.

Tu faisais de la musique avec ton frère ?
Oui j’ai fait plusieurs groupes avec lui.

Peux-tu m’en dire plus sur l’origine de ton pseudonyme Muramasa ? Pourquoi y avoir ajouter un espace par la suite ?
Le nom vient d’un groupe qui s’appelle Periphery dont la dernière piste d’un de leur album est intitulée Muramasa ce qui sonne bien. J’ai trouvé ça cool et l’espace au milieu, je ne peux pas trop l’expliquer (rires). Sans doute car visuellement c’est plus propre.

D’où vient cette passion pour la culture japonaise ? Tu signes souvent ton nom en japonais sur Facebook.
J’ai grandi en regardant beaucoup d’animés japonais et en jouant aux jeux-vidéos. Cela a pas mal aiguisé ma fascination pour la culture des pays de l’est. J’écoutais aussi du Hip-Hop à ce moment et je trouvais l’idée intéressante d’y ajouter des instruments et percussions venant du Japon avec aussi cette esthétique visuelle.

Quel est ton animé préféré ?
Sûrement Cowboy Bebop.

Comment définirais-tu ton univers musical ? Tu as commencé avec de la Trap puis en y ajoutant des éléments électroniques. Sur ta page Facebook c’est écrit Hip-Hop. Le mélange des genres c’est quelque chose que tu expérimentes beaucoup ?
Oui beaucoup ! Je veux faire quelque chose d’original comme mélanger deux mondes différents. J’ai commencé par de la Trap que je trouvais fascinante à cette période mais mon influence a évolué. Je fais juste ce que j’aime produire maintenant.

Tu as déjà collaboré avec Jay Prince, Denai Moore ou encore Nao sur ton premier maxi, Shura sur un récent single. Tu as produit une piste pour Billie Black. Comment choisis-tu ces artistes ? Est-ce venu naturellement ou est-ce toi qui est allé les chercher ?
La plupart du temps, c’est moi qui suis allé vers eux. Je pense que dans un premier temps, il faut d’abord être un fan avant tout du travail de l’autre.

Avec qui d’autre aimerais-tu collaborer ?
La liste est longue. J’aimerais bien travailler avec plus de rappeurs, des américains par exemple, je suis un grand fan de A$AP Rocky. J’ai bien envie de faire quelque chose avec Bon Iver, je ne sais comment c’est venu mais c’est quelque chose qui m’attire.

Utilises-tu des instruments acoustiques ou exclusivement l’ordinateur pour composer ?
Les deux ! Je veux dire, je viens d’un milieu modeste je ne pouvais pas composer avec plein d’instruments, j’ai du trouver un moyen d’y ajouter des éléments trouvés sur le web. Maintenant, j’enregistre plus de choses extérieures notamment les cordes.

.@mura_masa_ + @b_o_n_z_a_i : équation indélébile @cafedeladanse

Une photo publiée par PauseMusicale.com (@pausemusicale) le

Tu samples beaucoup quand tu produis ?
Oui, je fouille beaucoup, prends des petits bouts de vidéo YouTube. Bidouiller j’adore ça !

Tu écris pas mal autour de l’amour ? Pourquoi ce thème t’inspire t-il plus que les autres ?
Je pense que l’amour est universel et touche tout le monde. J’aime beaucoup de monde et j’espère que c’est réciproque. il y a toujours de l’amour dans une vie, d’une façon ou d’une autre, c’est très inspirant et important.

Comment t’est venue l’idée de créer ton propre label ? Quel est le but de Anchor Point ?
Avec des amis, on voulait trouver un espace ou une plateforme où l’on pourrait faire ce que l’on voulait. Comme créer un univers, notre univers. Anchor Point était la solution parfaite pour ce projet.

Quels sont tes critères de sélection pour apparaître sur le label?
J’écoute plein de choses, mais avant que quoique ce soit sorte sur le label, j’ai besoin de vivre avec les personnes avant, de lier un sentiment avec eux. Par exemple, Jadu Heart qui vient de sortir un EP, je ne les connaissais pas vraiment, j’ai dû trainer avec eux pendant un mois avant de savoir que je voulais collaborer avec eux. Je trouve ça important, le fait d’être amis pour construire une aventure ensemble.

As-tu l’envie de poursuivre tes émissions sur la BBC et Apple Music ? Un deuxième épisode pour AP SOUND est-il dans les tuyaux ?
Oui définitivement ! La track-list est d’ailleurs presque complète.

Quel est ton niveau d’engagement sur tes clips. Laisses-tu carte blanche au réalisateur ?
Je fais mon maximum pour proposer des idées, cela dépend aussi du réalisateur. Pour la dernière, What If I Go? qui est pour moi la plus aboutie, j’ai bossé avec Yoni Lappin, qui est aussi un ami. Là-encore, il y a cet esprit d’amitié qui me permet d’être le plus honnête possible.

Ton premier album est-il bientôt fini ? Peux-tu nous redonner le titre et sa date de sortie ?
Oui bientôt. Le titre sera To Fall Out Of Love To. Et il n’y a pas encore de date de sortie, j’espère pour la rentrée. En tout cas, cette année c’est sûr.

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