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On y etait : Jack White @Olympia

On y etait : Jack White @Olympia

Cette année Jack White nous gâte. A l’occasion de la sortie de son album solo Blunderbuss, paru chez  Third Man Records, moins de quatre concerts officiels et une poignée de concerts privés radio/télé ont déjà eu lieu en France.

Au début de la semaine, il investissait l’Olympia pour deux soirées mémorables avec ses deux groupes : Los Buzzardos, les garçons, le lundi 2 juillet et The Peacocks, les filles, le mardi 3 juillet.
Difficile de départager deux très bons set, même si Jack semblait plus enclin à parler au public ou à blaguer avec ses musiciennes le second soir.

C’est First Aid Kit qui ouvre pour White, Johanna & Klara Söderberg, deux sœurs suédoises adeptes du Headbanging qui jouent un très beau folk, classique mais efficace et émouvant. En prime, une reprise de When I Grow Up de leur consoeur suédoise Fever Ray.

Et puis voilà Jack White qui débarque sur une scène aux couleurs de son dernier album, dans son costume bleu, accueilli par le groupe déjà en place. Surprise, ce soir ce sont les filles qui l’accompagnent. C’est avec un célèbre morceau des Whites Stripes, Dead Leaves and the Dirty Ground que le set commence. Les morceaux s’enchaînent. Une majorité de l’album Blunderbuss bien sûr, un Sixteen Saltines furieux suivi d’un Love Interruption en tête à tête avec Ruby Amanfu, les deux singles de l’album. Puis Hotel Yorba des White Stripes, que la salle reprend en cœur, achève de mettre le feu à une salle conquise d’avance.

Jack White ne laisse aucun de ses groupes/projets de côté et n’oublie surtout pas de rendre hommage à ceux qui l’inspirent depuis toujours. Ce soir, c’est You Know That I Know de Hank Williams qui fait l’objet d’une impeccable reprise et le classique John the Revelator de Blind Willie Johnson dans un mash-up avec le morceau Cannon (The White Stripes).

Il n’hésite pas à délaisser ses guitares pour le piano. D’ailleurs, l’un n’empêche pas l’autre, et sur ce fameux Cannon, l’on voit Monsieur White une main sur le clavier, une main sur les cordes de sa guitare. Ici, l’on sent que le bonhomme aimerait tout faire lui-même. I Guess I Should Go To Sleep au piano donc, enchaîne, suivi de Two Against One du projet Rome (avec Danger Mouse et Daniele Luppi) joué quasiment à chaque fois.

Jack occupe l’espace, survolté, accroché à sa guitare, communique avec chacune des musiciennes, passe au piano, chante au micro de Ruby Amanfu, l’air ravi d’être là. Après deux jours passé en France, il avoue se sentir bien : « la nourriture est bonne !» et évoque les joies de la climatisation, visiblement encore traumatisé par le concert au Bataclan des Dead Weather en juin 2010 pendant lequel il faisait une chaleur à mourir. Quelques morceaux de Blunderbuss plus tard, Top Yourself (The Raconteurs) et surtout Ball & Biscuit (The White Stripes) sont joués dans des versions d’anthologie. Rageur, totalement garage rock, ils laissent un public surexcité qui continuera d’applaudir et de hurler même pendant l’entracte qui suit.

Jack White @OlympiaRetour pour un long rappel, le concert durera plus d’1h30, qui met à l’honneur les White Stripes : My Doorbell très bon enfant pour lequel tout le monde participe, un joli The Same Boy You’ve Always Known mais aussi Blue Blood Blues des Dead Weather, qu’Alison Mosshart qui se dandine comme souvent en coulisse ne viendra pas partager. Le concert se terminera sur un Seven Nation Army  que certains n’hésitent pas à réclamer et que Jack est visiblement ravi d’offrir.

Bref, un concert très blues rock et généreux. Toujours aussi surprenant, Jack White a un tel catalogue de chansons à sa disposition, qu’il se lance parfois dans l’intro d’une chanson, comme Screwdriver des White Stripes, ce soir par exemple, avant de poursuivre par une autre. La setlist n’est jamais la même et les morceaux ne sont jamais joués comme en studio. Ils sont parfois même totalement réorchestrés, notamment pour ceux des Whites Stripes évidemment. Toujours aussi impressionnant sur scène, Jack White sait également s’entourer. Les Peacocks sont excellentes, mention spéciale à la batteuse Carla Azar.

1 comment

  1. j y etais le 3 , c ëtait un concert
    de » fous » mais trop top

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