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On y etait : The Jim Jones Revue @ La Maroquinerie

Mercredi soir à la Maroquinerie, point de hipsters ou de ballerines mais plutôt des bonnes moustaches, de la bière (pas que dans les gobelets) et un public de cinquantenaires prêt à en découdre.

On prend la première partie en cours et c’est dommage, car c’est très bien. Un chanteur guitariste-bassiste, Joe Gideon aux faux airs de Wayne Coyne des Flaming Lips accompagné d’une jeune brunette à frange, Vira Gideon, qui gère la batterie, le chant, le clavier et quelques machines, tout cela enrobé d’un jeu gracieusement chorégraphié. Rien que ça.

Joe Gideon and The Sharks, la fratrie qui arrive tout droit de Londres, livre un blues rock entre envolées mélodiques et son rugueux, qui sans réinventer totalement le genre, le manie astucieusement et joliment et c’est bien agréable.
Voici leur premier album :

Nick Cave les a invité à jouer en première partie de quelques concerts avec ses Bads Seeds. Évidemment. A suivre donc, car Joe Gideon and The Sharks sortent leur second album le 7 janvier 2013 chez Bronze Rats Records.

La salle est conquise, mais le public, composé entre autres d’anglais très en forme, attend déjà la suite avec impatience. Ça crie, ça se bouscule et les chopes de bière passent au dessus de nos têtes. Ça va guincher.

La Maroquinerie, déjà bien remplie pour la première partie, affiche définitivement complet pour la tête d’affiche : The Jim Jones Revue. Les cinq anglais finissent par débarquer et attaquent leur set d’un coup. Tiens un faux Jamie Hince gominé à la guitare, oh Pete Doherty se serait mis à la basse (c’est à cause du chapeau, on y croirait).

C’est la soirée des sosies, mais c’est bien Jim Jones lui-même qui pousse le premier cri d’une longue série qui ne s’achèvera qu’après un 2ème rappel, plus d’1h30 plus tard. La furie commence dans le public au son du rock’n’roll vintage de la bande : garage, blues, punk, rockabilly. Ce soir, on réveille Jerry Lee Lewis, les Sonics, les années 50, 60… bref, la liste est longue.

Le jeu de scène est à l’ancienne : mimiques grand guignolesques, regard arrogant du type qui joue crânement de la guitare perché sur un ampli, des « oh yeeaaah » en veux-tu en voilà et le leader Jim Jones dans le rôle de la super rock star. Dans sa bouche rugissante, les morceaux prennent une tournure réellement sauvages, voire hystériques.

Le groupe joue une majorité de titres de son dernier album The Savage HeartIt’s Gotta Be About MeNever Let You Go ou encore 7 Times Around The Sun que tous entonnent en chœur, mais également des morceaux des albums précédents dont Shoot First de l’album Burning Your House Down.

The Jim Jones Revue a du succès en France, ils aiment la France, ils ne cessent de le répéter durant le show et ça se voit. Ils jouent volontiers avec le public qui participe avec un enthousiasme non-dissimulé. Peut être un peu trop… Le roadie du groupe qui a manqué plus d’une fois de se faire piquer son micro s’en souviendra. Ça a joué fort à la Maroquinerie mercredi soir, sur scène et dans la salle.

Si vous en voulez plus, voici un documentaire en 3 parties posté par le groupe qui suit The Jim Jones Revue sur les routes de Grande Bretagne avant la sortie de The Savage Heart  :

The Jim Jones Revue : cover

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