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Packshot, le dernier clip de La Femme

Escapade dans les méandres du remord, courses contre le noir, blizzard, revolver, chapeau, cigarette et coup de cafard : bienvenue à bord du train La Femme à la destination psychotique et délurée. Le froid glacial de Moscou ne fait pas peur aux visages blafards vêtus de noir qui rodent dans ce clip sur lequel on se laisse emporter en première classe.

On se souvient avoir été pris dans les mailles du filets de l’amour cet été avec Nous étions deux. Ici on est charmé par la voix hypnotique de Clémence Quélennec, son regard vitreux, et l’instrumental pop new-wave et psyché des années 80.

Entre vengeance, haine et violence du soir

Prenez place à bord de l’Orient Express les enfants, cramponnez-vous à bien fort votre voisin de gauche car ici, les allures du clip sont dignes d’un film de série B glauque en voulez-vous, en voilà.

Les paroles quant à elle sont simples mais « efficaces » : « tu vois le jour dans le noir », « vengeance, haine, violence du soir » ou encore « tu redoutes ton nouveau pouvoir ». La narratrice, omnisciente, robotise le voyage tortueux de cet homme à la manière d’un télégramme : il ne s’agit pas ici de raconter une histoire de bout en bout, mais d’en donner l’essentiel, des mots qui claquent la joue de l’existence quand elle s’engouffre dans le tunnel sans en trouver la sortie : « vengeance » « remord » « violence » « haine ».

Dans ce clip armé et lumineux dans la nuit noire, le sang jaillit, mais proprement : un Packshot quoi. Bien fermé hermétiquement, rien ne dépasse, tout s’y déroule « étape par étape » et tout « reste à l’affût du moindre détail ».

La Femme n’a donc aucune raison de douter de son nouveau pouvoir.

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