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Palace chavire le Pop Up du Label

Il est des musiques qui sont des échos de l’âme trempées dans des harmonies embuées de sentiments, où l’on sent la rage bousculer la mélancolie et l’urgence de vivre, Palace est un de ces groupes-là.

Hier soir, au Pop Up du Label, ils ont, pour leur premier concert en France, envoyé valser les coeurs, après avoir sorti leur bel EP.

Palace chavire le pop up du Label

Guitares en éclats accompagnant la voix hypnotique du chanteur, mêlant bribes de folk et embruns rock aux nuageux éclairs, Palace impose ses harmonies et les distillent en salves doucement acides.

Riffs de guitares sur voix grave, hantés de percussions violentes, Palace embarque dans son tourbillon de sens avec Ocean Deep. Ici, les tempêtes sont fulgurantes, avec un groove au spleen ambré d’éclats d’urgence, parsemé d’une gravité douce qui gorge les veines avec émotion.

En live, plus que sur album, Palace livre toute sa puissance, tourmentée de sentiments versatiles qui bousculent, happant les coeurs sous leurs mélodies chavirantes comme sur I Want What You Got.

Eux les guerriers des riffs, les combattants poétiques tamisent les corps d’harmonies sombres, faisant changer les émotions, les torsadant sous des notes incandescentes.

Mouvements de velours et crescendos violemment tendres, Palace enchaine les jeux de respirations, secouant le Pop Up du Label, cassant les cœurs par leurs harmonies tortueuses.

Ici, pas de place aux compromis, mais des salves aux uppercuts emplis de spleen, lâchés avec une nonchalance douce. Mélange donc de douceurs et de rage, entrecroisant des teintes suaves à des explosions émotionnelles doublées de percussions chaudes, Palace cogne avec Veins ou Bitter.

Alors Tomahawk débute, et leur groove souple enlace les riffs de guitares et les percussions portées par le chant, Palace se tient sur son âme et emporte sous des torpeurs aux accents post-punk, dans la lignée de Wu Lyf, par moment, mélangé à King Krule sur les intonations lancinantes, en des instants brefs.

Voix grave, pour grands soirs ténébreux et lendemains chantants, Palace porte une révolte douce, de celle précieuse, de celle à chérir et à ne jamais oublier.

Le souffle orageux de Palace, hier, a réveillé les cœurs, insufflant des désirs de rébellion, là où la société voudrait les nuancer, voir les écarter d’un revers de la main. Eux ne nuancent rien, mais proposent un parfait équilibre entre la braise et le vent, sous des ombres aux espoirs résurgents, d’une nouvelle voie à suivre, faite de fureurs et de passion.

Une reprise méconnaissable de Blue Hotel de Chris Isaak et Lost In the Night en conclusion, le Pop Up du label était tout aussi beau que les autres soirs, mais brûlant d’un même sentiment, sous les harmonies d’un groupe incandescent qui couche sur le flanc, tout simplement.

Palace chavire le Pop Up du Label

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