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Pauwel de Meyer : Hideaway

Pauwel de Meyer : Hideaway

Pauwel de Meyel est un chanteur auteur-compositeur belge talentueux qui a déjà sorti un premier album What Do They Do With Boys Like Us, l’année dernière. Il vient tout juste de sortir Hideaway, petite perle de folk aux envolées poétiques lumineuses.

Pauwel de Meyel chante avec sa guitare et son piano, il est accompagné par Geoffrey Mys (guitare, mandoline), Anton De Boes (basse, claviers), d’Eva Afschrift (violon) et de Mich Vercauteren à la batterie.
Sa musique est un univers particulier où la tristesse flirte avec le spleen tendre et délicat. Se définissant comme un coeur triste, ses mélodies belles ont la nostalgie en plein coeur. Sa voix pleine d’émotions est capable de retransmettre les serrements du coeur bruts et les traumatismes de l’esprit et du corps, sans barrière.

Si la joie n’est pas sa principale source d’inspiration, Pauwel de Meyel crée des mélodies que la lumière et l’humanisme habitent pourtant. Déclinant les teintes et les textures à l’infini, la voix de Pauwel est poétique, petite supplication, pleine de profondeur et de charme. Ici, le dépouillement est extrême, quelques notes de guitare sur I Can Do That résonnent et débutent l’album dans un tourment en musique.

Les sentiments sont à fleur de peau et les mélodies subtiles comme dans Woods ou Two Feet On the Ground sont portées par la voix de Pauwel qui accèlère le rythme. Ce folk à l’ancienne a une âme profondément moderne et des choeurs le rejoignent pour une harmonie triste.

Tout l’éventail des sentiments « cafardeux » y est exploré lentement, sans répétition, ni faiblesses, ni même désenchantement. Si Cheers, Darling est ainsi une supplique douce traînant les pieds, la tristesse en bandoulière et les pensées au vent.

Do You Remember, grâce au piano, affirme un peu plus la nostalgie désespérée de l’opus, les échos résonnant dans une vague de doux chagrin comme des souvenirs à jamais loin.

Quant à Double Bed, View On The Beach, elle souffle la contradiction avec des paroles tristes sur une musique au tempo plus joyeux, l’assaut est fatal.

Enfin Hideaway glisse tranquillement telle une volute de nuage, où la mélancolie à deux voix se meurt doucement.

La conclusion I Won’t Treat You Like a Woman est une envolée à elle seule, une harmonie nostalgique qui vous berce langoureusement.


Un bel opus, sensible et sincère. Son ancien album What Do They Do With Boys Like Us est également en écoute intégrale, prenez votre temps et respirez intensément. La tristesse n’est plus, seule reste l’impression d’avoir été chamboulé.

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