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Pete The Monkey 2015 : Retour sur 3 jours idylliques

Pete The Monkey 2015 : Retour sur 3 jours idylliques

Avec le coeur et avec talent. Voici ce qui saute aux yeux, passé le petit chemin qui mène au Festival de Saint-Aubin-sur-Mer, Pete The Monkey 2015, festival dont on était heureux d’être partenaire pour la seconde année consécutive.

Avec le coeur d’abord, car le Pete The Monkey c’est avant tout une tribu, de celle qui partage des valeurs en commun, celle rare capable d’apaiser les plaies et de resserrer les liens, celle pour qui la musique est au centre tout, entremêlée de relations humaines joyeuses et altruistes.

Une tribu de celle qui vous accueille sur un petit bout de terre, perdu entre de beaux villages et une mer frappée de zeste de grandeurs. Un bout de terre qui désormais s’anime au gré des saisons du Pete The Monkey dont la quatrième édition s’est déroulée les vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 juillet.

Dans ce petit îlot que tout sépare du reste de la terre, s’installent des musiciens d’horizons variés, de ceux que l’on peut habituellement croiser au Pop-Up du Label. Des musiciens de tous les coins, venus là partager leurs émotions avec une foule douce, de tous les âges, aux nationalités diverses, française, anglaise, américaine ou bien hollandaise.
Ici, pas de barrières mais des passerelles entre toutes les modes, entre toutes les musiques, entre les individus ameutés par les harmonies enivrantes qui ont trouvé là un coin de paradis champêtre privilégié.

Au premier jour, PTM fut doux, coincé entre l’Impératrice venu inonder de ses chaloupes groovy disco le festival, avec une formule DJ set star agrémentée d’une guitare qui lorsqu’elle commence, fait ondoyer les notes de vagues azurées d’un swing vaporeux. On y croise des ovnis comme Calypsodelia, quatuor aux ondes cosmiques, mêlant touches électro disco avec peps rock, sous des pulsations psychédéliques pailletées. On y danse sur les vibrations harmoniques d’Amarillo, pop surf aux effluves singulières.

De pérégrination en rencontres, le Pete n’est pas avare. Ici, une petite faim, et les pizzas vous couchent sur le flanc tandis que les plats grecs vous rappellent les bons plaisirs de la vie. De bières en bières, à chaque pas, cet îlot semble hors du temps, préservé des habituels conflits et des gens venus simplement se montrer.

Au PTM, on vient retrouver sa famille, les gens que l’on choisit avec le coeur, c’est pour cela que chaque année, la tribu s’agrandit tout comme le line up, pour faire place aux nouveaux venus. Ici, les performances y sont libres, virevoltant avec les derniers ou les premiers rayons du soleil, danseuses, fanfare, ou chorale rendent les différents moments de la journée, entêtants.

Pete The Monkey 2015 : Retour sur 3 jours idylliques

Au second jour fut le PTM, un grain plus rock, un grain plus rageur. Soleil sous le vent mordant, mer faussement sereine. Palace a pris de ses harmonies poétiques, les corps et les couronnes de fleurs ornant les têtes du public, tandis que Babe a envoûté les coeurs avec ses rythmes ardents. Sans un répit, JUPITER & OKWESS INTERNATIONAL ont fait danser la foule, sous leurs cadences infernales aux pulsations colorées d’un souffle incandescent, poursuivi par Roscius et Acid Arab qui ont continué la transe ardente de leurs harmonies moirées d’une ferveur passionnée.

Au troisième jour, malgré la pluie voulant elle aussi, être de la fête, le Pete The Monkey a continué sur sa lancée, marquant les esprits, avec une escapade remarquable en terres HipHop, celle de Loyle Carner. Entre groove old school et lancinances contemporaines, lui ce guerrier doux des flows arpente les coeurs avec élégance. Alors, il a bien fallu se rendre à l’évidence, avec tristesse, au troisième jour, le festival touchait à sa fin, même si les souvenirs, eux, restent.

Car au PTM, on déplace des montagnes, on créé, on construit un avenir qui fait rêver, n’oubliant pas la belle cause : soutenir le développement de “Jacq Cuisi”, la plus grande réserve consacrée aux singes victimes de trafic. On se dit que si la société ressemblait un peu plus à ce « petit » devenu grand festival, le monde avancerait plus vite, sur la ligne de coeur et de l’intelligence, celle qui ne craint les différences, celle qui ne juge pas, celle qui est là pour faire s’épanouir les individus.

Alors, on se surprend déjà, à penser à l’année prochaine, avec impatience, car ce festival passe trop vite, tant il est chargé d’émotions, construit avec le coeur.
Puis, on se dit que contrairement à d’autres festivals, au Pete The Monkey, il ne faut rien changer, ce sont les autres qui devraient vous suivre. Pour tout cela, Merci.

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