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Pitchfork Paris 2017 : Une Edition à couper le souffle (Live Report)

Arriver à la station Porte de Pantin, c’est se rapprocher de la Grande Halle et du désormais Pitchfork Paris ou #P4KPARIS qui y prend place chaque année depuis maintenant 6 ans.
Lueurs d’espoirs, bouquet de notes qui bousculent, voici donc le village hors temps qui accueille et étreint de la plus belle des manières, du 2 au 4 novembre pour cette 7éme édition.

Sur 3 jours, après le non moins célèbre Pitchfork Avant-Garde qui avait déjà offert une dose enivrante d’harmonies incandescentes avec Superparka, Puma Blue, Yellow Days, Nick Hakim, Noga Erez ou Hundred Waters pour ne citer qu’eux, voici donc le main event, tant attendu.

Pour cette édition 2017, ne nous mentons pas, ceux qui pourraient être tenté de reprocher des choses à ce festival auraient bien du mal à y parvenir, tant cette édition tient plus encore ses promesses que les années précédentes.

Bien sûr, il est possible d’entendre ici et là quelques murmures sur le manque de grands noms … Ce à quoi, il peut être aisé de répondre que pour certains, les grands noms sont les très bons artistes de demain et non pas seulement les seuls très connus d’aujourd’hui.
Car cette année, le Pitchfork Music Festival Paris est revenu à ses amours : mêlant les valeurs sûres et attendues que sont The National, Run The Jewels ou bien encore Jungle à des choix plus audacieux, lui redonnant toute sa singularité et son identité. Retour donc sur ces trois jours de pur bonheur et sur les coups de coeurs afférents et nombreux.


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Jour 2 – De rythmes et de feux

Cigarettes After Sex ou la transe de velours

Une sensualité flirtant avec une mélancolie à fleur de peau, les américains de Cigarettes After Sex ont les notes rêveuses, sous la voix ensorcelante de Greg Gonzalez.

En des notes de velours aux assonances astrales troublantes, leur dream pop glisse sur les coeurs et les emportent en des rivages intemporelles aux éclipses noires où seules les guitares y scintillent avec élégance. Alors, avec délectation, on voyage en des émotions plurielles, brodées d’une sensualité brûlante qui laisse rêveurs.

Sylvan Esso : Rythmiques Mutines

SYLVAN_ESSO_P4KPARIS

On les rêvait sur le Pitchfork, c’est chose faite : Amelia Meath et Nick Sandborn claquent les coeurs de leurs notes ardentes pop aux bouillonnements électro moirées d’espièglerie. Sous le chant et les choré sensuelles d’Amélia, les notes partent en des torsades dansantes sauvagement irréels, bafouant la gravité avec un fameux sens du rythme.

Mélangeant leur second album What Now à des morceaux du premier album, force est de reconnaitre que tout Pitchfork danse, avec entrain et délice sur leurs combinaisons singulières secouées de notes irrésistibles.

Isaac Delusion : La grande Messe

Dès leur montée sur scène, ils chavirent en quelques notes les festivaliers. Avec aplomb, douceur et engagement, eux envoient valser tout ceux qui se sont succéder sur scène, avec une facilité à damner.
Des émotions comme armes, des guitares rugissantes et un mélange de force et d’audace, Isaac Delusion est un groupe soudé, cela se voit et se ressent furieusement lorsqu’ils choisissent de dompter le public du Pitchfork.

Lors de ce set imparable, rien ne peut les arrêter, rien ne peut venir perturber cette douceur piquante teintée de poésie et de grâce, qui tout au long de ce live, flirte avec une perfection quasi-systématique. Rust and Gold fournit donc des envolées féroces et des claques à l’étreinte indélébile gorgées d’une voix sensuelle et cristalline. Si il fallait ne retenir qu’un seul groupe ici, ce soir, à n’en pas douter ce serait celui-ci qui force le respect et fait battre les coeurs à l’unisson, avec un ensorcelant groove qui couche sur le flanc, avec aplomb.

Jungle : Parade nocturne aux échos planants

Jungle- Pitchfork : Edition 2017

Ils passent après Rejiie Snow, Kamasi Washington ou bien encore les acidulés Polo and Pan, chose peu aisée mais défi qu’ils relèvent d’une main de maître.
Ce collectif déjà vu à Pitchfork, revient de la plus belle des manières, en enchaînant les titres et les tubes connus. Arpèges en caresses douces, ravageuses étreintes en cascades, ils glissent même deux nouveaux titres dont l’un est une pure merveille, mettant l’eau à la bouche, en attendant de pouvoir les re-entendre.

Entre groove chimérique et échos tropicaux aux éclats planants, ils clôturent la nuit de la plus belle des manières avec une rythmique suave et des caresses au groove incendiaire.

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