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Savages : Furieusement intense

Savages a la peau dure et la mélodie brute. Derrière ce groupe, se cachent un quatuor londonien mené par Jehnny Beth aka Camille Berthomier (John & Jehn). Accompagnant le chant de Jehnny, Gemma Thompson est à la guitare, Aye Hassan à la basse et Fay Milton à la batterie.
Leur musique est aux antipodes du compromis ou du « à moitié ». L’énergie à fleur de peau, les paroles écrites d’un sang à peine séché, Savages porte bien son nom. Signés chez Pop Noire Records, elles ont déjà à leur actif deux titres Husbands et Flying To Berlin.

Sur les deux pistes, un point en commun : les même désirs en tourment, la même carabine armée au poing. Ici, violence et envies se conjuguent et fusionnent sur des mélodies postpunk façon The Slits.
Savages compose une poésie en guerre, une prose sombre où le romantisme n’en est pas moins absent. Là, le récit est important en filigrane d’une musique apocalyptique qui résonne pourtant de mille douceurs acides. L’émotion est chez elles chaotique, traumatique et douce à la fois.

Savages explore la face sombre des choses et s’en délecte grâce à des mélodies discordantes, pleines de distorsions et de virages pris à vive allure. Vicérales, elles captent les maux grâce aux notes, avec éclat. Contre-poids aux peines, la voix de Jehnny Berth est obsédante, l’essence même du contre-courant. Là, les lignes de basse et les tambours se succèdent.

Précipitation et urgence dans les sons, un rythme battant à chaque piste qui ne se relâche jamais. Leurs mélodies sont capables de vous faire passer d’un état de grâce à un vide abyssal ou à une excitation exquise. Les creux sont explorés, l’agression est intense et son souvenir une jouissance.

Savages est une pulsation sauvage, un rythme presque mécanique et attirant, à écouter désespérément, en attendant leur EP qui sort le 30 septembre prochain.

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