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Feu d’artifice des sens : Sohn @ La Café de la Danse [Live Report]

Feu d’artifice des sens : Sohn @ La Café de la Danse [Live Report]

Sohn marquait son grand retour en France avec un concert lundi 23 avril au Café de la Danse dans le cadre du festival Clap your Hands.
Sur la scène de cette salle, lui a dévoilé un set délicieusement équilibré, sous forme de pérégrination emplie d’émotions débutant avec le nouveau et beau Hue.
Enchainant, en entremêlant les pistes plus anciennes aux plus récentes, lui crée des va-et-vient langoureux braisés d’éclats électrifiés comme sur Fool, Oscillate ou Signal, en un parfait équilibre entre puissance et minimalisme, douceur et uppercuts.

Comme un souffle vénéneux, aux assonances aériennes martelées d’a-coup éthérés et de torsades sulfureuses, lui offre des envolées et des rythmes tamisés de force, en rafale délicate, à l’image de l’éclatant The Wheel ou du ravageur Red Lines qui suivent et envoient valser les coeurs.

Bloodflows colore de zestes soul les assonances rêveuses de Sohn, lorsque Rennen multiplie les émotions en des mouvements célestes, tout comme Nil, battues de pulsations mélancoliques ou Hard Liquor, syncopée d’une fougue à la délicatesse fiévreuse.

Là, où on l’attendait tout en puissance, lui bouscule d’une force douce, fait de combinaisons aux crescendo ardents tel Lights. Troquant ses fameux néons aux couleurs froides contre des lampes rondes aux teintes chaudes qui claquent et soutiennent les sentiments distillés par ses productions, il jongle avec les notes, les voilant tour à tour d’une force délicate et d’une fébrilité exquise comme sur Lessons.

Oscillations tout en délicatesse, usant de rythmes en majesté et de souffles intimistes entrechoqués de déflagrations électro minimalistes mais puissantes, Sohn réussit le coup de maître d’impressionner et de surprendre encore, à l’image d’Artifice qui fait bouger les corps dans la fosse de ce Café de la Danse, écrin délicat pour cet artiste talentueux.

Alors, en une heure, cet artiste, aux notes de braises et à l’exquise agilité, percute de zestes mélancoliques et d’éclats aux espoirs bordés d’une fébrilité incandescente, parenthèse délicieuse qu’il clôt magistralement d’un Conrad, assassin.

 

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