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Sohn : The Wheel

Sohn est un artiste anglais installé à Vienne qui associe électro, pop et soul d’une manière inclassable. Touche-à-tout, il est à la fois chanteur, producteur et multi-instrumentaliste éclectique et talentueux. Son univers oscille entre solitude et chaleur, murmures et force. Ses mélodies sont peuplées de boîtes à rythmes enivrantes et de synthés analogiques possédés, mélangeant allégrement des bribes sonores du passé, du présent et de sons à venir. Ses musiques sont vertigineuses, singulières et passionnément profondes.

Sohn allie la douceur puissante d’un chanteur-compositeur de pop mélancolique, à l’ivresse toute électronique d’instruments pétillants. Un nuage de douceur perdu dans des envolées de beats distillées au coin des pistes et une voix étonnante et détonante qui vous happe et vous kidnappe. Là, des espaces vertigineusement vides, fantasmagoriquement habités par des sons hybrides où la chaleur brûle et submerge.

Deux titres ont déjà été dévoilés, tirés de son premier EP The Wheel dont la sortie est prévue le 5 novembre chez Aesop. Le flux mélodique est construit autour de percussions tintillantes et d’une voix qui est capable de passer d’une puissance sensuelle foudroyante à un silence vertigineux.

Sohn est un dompteur de mélodies, un faiseur de poésie lunatique et versatile au beats enivrants et hypnotiques dès la première écoute.The Wheel vous étreint comme une drogue qui reste dans votre sang et tourne votre tête, jusqu’à vous faire manquer d’oxygène.

Les beats et les percus vous mettent à genoux et sa voix intense et fiévreuse perturbe comme le rythme singulier qui hante cette piste. Symphonies de sons atypiques qui se marient, se chevauchent, et créent une sensualité toute animale accrue. Comme un puzzle nocturne, les sons s’imbriquent les uns aux autres et ne vous laissent aucun répit.

Quant à la seconde piste, Red Lines, elle vous consume littéralement. Sur un rythme plus lent, la mélancolique traînante dans la voix, les étoiles sous les baskets, le cœur battant dans les notes, ici le sentiment d’étouffement se conjugue à l’infinie liberté. L’enivrement est constant avec une tension fébrile qui fait corps avec cette voix profonde et singulière.

Hétéroclite, Sohn est un hybride du danseur et de l’orchestrateur qui calcule tout à la moindre note près, à la moindre respiration autorisée. Sa musique est jouissivement autre, profondément belle.

Il dispose de deux autres pistes, toutes aussi fondantes. Ce sont des montagnes de sensations, des frôlements sonores en bouquets :

Si composer, c’est flotter dans le vide, lui le transcende comme l’horizon et crée des tourbillons voluptueux qui détruisent toutes vos certitudes sur leur passage. Il vous offre un dernier souffle, intime, précieux et torturé.  On dit que « l’homme est peuplé de nuages qui le connaissent depuis l’enfance », Sohn a choisit de les explorer délicieusement.

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