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Sweet Baboo : Ships

Sweet Baboo aka Stephen Black, c’est de l’indie pop ambrée, où l’expérimentation est innée et l’imagination fertile. Originaire de Cardiff, il ne fait jamais les choses à moitié. Sa pop psychédélique a une saveur particulière, un lyrisme singulier et une l’énergie toute contagieuse.

Son quatrième album, Ships, vient d’être dévoilé. 11 titres conceptuels, inspirés par la mer. Sweet Baboo navigue dans des eaux différentes et fait découvrir des territoires oubliées, qu’il livre avec une vision différente, celle de Stephen Black, connu pour être bassiste de Slow Club.

De ce 4ème album, on retient l’indie pop impeccable, à la cadence imparable qui peut être à la fois une parade fanfaronne ou un défilé de serrements de cœur poignants. Ships connaît l’art des mutations et des évasions délicates.

If I Died a une élégance triste oscillant entre des paroles nostalgiques et une dynamique chaloupée sous la voix de crooner de Stephen Black dont la force est l’union des contraires et la puissante des mélodies.

Pop chorale, pop brouillée et chant fragile au sujet de l’amour et des relations humaines, cœur désabusé dans les paroles, cœur combatif dans le tempo et les harmonies, les costumes de Sweet Baboo sont multiples.

The Morse Code for Love is Beep Beep, Beep Beep, The Binary Code Is One One mélange la douceur de Paul McCartney avec l’étrangeté de Sweet Baboo et sa passion pour les belles harmonies dans des processions hors normes qui séduisent.

Exubérant ou fragile, Sweet Baboo est multiple, flirtant avec des identités plurielles, des contradictions alléchantes et des promesses éternelles. Let’s Go Swimming Wild est une ballade langoureuse aux échos intrépides, au rythme surprenant et addictif.

C’Mon Let’s Mosh! est une ritournelle incorrigible où l’amour est sexy et entraînant, un grain de folie toujours en fond sonore. Twelve Carrots of Love a une mélodie et un timbre de voix désabusés mais également énergique que la ligne de fracture est impossible à dégager. Cette pop a un goût de folk perdu, de chemins de traverses pris en diagonal, en dehors des clous. Chubby Cheeks est quant à elle, la seule à avoir un solo de guitare et des envolées de cymbales comme une tristesse qui balance entre noir et rose pâle.

Entre références aux Beatles, Beck, et aux Beach Boys, Sweet Baboo gravite dans un espace autre, une bulle d’imagination orchestrée avec passion et tendresse triste comme sur 8 Bit Monsters. You Are A Wave et The Sea Life Is The Life For Me (Mermaid Cutie) se reconcentrent sur la mer, en divaguant en harmonies et en paroles douces.

Build You A Butterfly est un petit poème doux et entrainant, l’amour au cœur de la piste, l’émotion diluée le long de l’énergie des instruments. Pourtant, la tristesse de Sweet Baboo n’est jamais loin de l’espoir et de la joie. Cate’s Song termine l’album sur une délicatesse : la joie de l’amitié, pourtant non loin du chaos et proche du paradis pour Stephen.

Alors de cette album de 11 titres, résonne une mélancolie atmosphérique, qui fait couler une larme et décoche un sourire.

Sweet Baboo : Ships

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