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SWW : Pas loin de l’ Equateur, a gauche sous le soleil

SWW : Pas loin de l’ Equateur, a gauche sous le soleil

SWW, derrière ces 3 lettres se cache Sarah Williams White, productrice et chanteuse originaire de Londres. SWW, c’est d’abord une voix sensuelle et un talent sans pareil pour créer des harmonies épicées de funk où des percussions douces charment de leur empreinte le tempo.  Alors savamment, Sarah réchauffe les notes d’un mélange explosif et singulier.

Ses mélodies sont gorgées de sons, de beats atypiques, de bordélique transe épique, de crépitements, de tempo se chevauchant, s’apprivoisant, s’emboîtant. Elle, elle fait la chasse à la facilité, au trop bien rangé, au bien lisse pour y verser du psychédélisme au travers d’une construction multiforme et plurielle. Pour elle, l’expérimental est un art et son résultat une tambouille délicieuse.

Son identité musicale est forte, son empreinte puissante : des instrus libres aux samples électro rythmés, aux percus souples habitées d’une voix subtile. Ici, le souffle est aérien, la brise douce et le rythme accrocheur. Close To the Equator, sa dernière piste est une mélodie fusionnant jazz et R&B, produite par Timmy Rickard. A son écoute, on ne se lasse pas des respirations délicates de sa musique, de sa veine pulsant la mesure dans une liberté qui semble totale.

Elle décrit sa musique comme du  « Boom Beat Pop » qui, si il fallait résumer, serait des notes aériennes et des rythmes minimalistes, soit un tempo addictif aux beats urbains. Sauvage et chaotique, SWW est moitié à la Bat For Lashes, moitié à la Erybah Badu, avec un soupçon de Camille. Elle a le groove inné et perturbe les étiquettes, en les congédiant d’une simple note.

Accompagnée de musiciens que sont Timmy Rickard (batterie), Benjamin Burrell (synthés et claviers ), Donna Thompson (chant /sampler ) et John Atterbury (guitare), elle fusionne du R&B à des beats syncopés et à des boucles de synthés, créant une pop soul aux charmes ravageurs et désarmants.

Précédemment, elle avait déjà sorti un EP sensuel et intense, Your Silence is Killing Me, où la ronde des mélodies était enivrante.

SWW est une artiste plurielle qui touche-à-tout et à qui rien ne résiste. Elle a également signé une collaboration avec dan le sac sur Play Along, petit titre furieusement bon.

Les petites douceurs sont par nombre chez elle, comme en témoigne le langoureux If I Smile At You, iconoclaste mélodie qui fait simplement du bien.

Vous l’aurez compris, SWW est un petit bijou d’harmonies et un joyeux bordel euphorisant et électrisant : jubilatoire même. On attend son prochain EP cet été, d’ici là, bonne écoute.

SWW

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