Close
Tear Talk : Breathe

Tear Talk : Breathe

Quatuor originaire de Liverpool, les Tear Talk ont le rock sombre et mélancolique. Josh est au chant et à la guitare, Luis aux claviers, Tom au tambourin et Iain fait de la basse. Ils se sont connus sur les bancs de l’école et continuent leur route mélodique ensemble, traçant un sillon singulier et séduisant avec leurs compositions.

Tear Talk a déjà à son actif un EP Port Sunlight. Rock à la nostalgie chimérique, leur musique est proche d’une indie pop triste dans un brouillard poussièreux, avec des sonorités en réverbérations intenses et des distorsions perdues dans une douceur triste.

Souvent chez Tear Talk, la mélancolie touche en plein coeur comme avec Broken English. Leurs six titres possèdent la même essence implosive et fougueuse, le même ressenti mêlant bien-être et malaise lancinant. Un pied dans le post-punk où les synthés mélodiques et les guitares distordues forment une atmosphère subtile et envoûtante. Ici, ils raniment le souffle perdu de Sarah Records.


Aujourd’hui, Tear Talk revient tout en force et en saveurs rock. Leur nouvel EP Breathe est un deux titres aux mélodies plus rageuses et plus intenses, même si la retenue est toujours à fleur de peau.

Signé chez Bleeding Gold Records, Breathe est une petite merveille où fleurissent des mélodies calmes, à la voix chuchotée et intense. La voix de Josh y résonne, accompagnée d’instruments dévoués à une complainte qui frémit et procure un indescriptible vertige.

Les guitares sur Parallel et la tambourin progressent dans l’intensité jusqu’à vous envelopper d’une douce torpeur enchanteresse. Le côté plus sucré a cédé la place à une ténébreuse sérénité et une bouillante obsession qui revient répétitive, maintenant le rythme de la piste dans une pression sous-jacente sous un faux semblant de calme.

Only Illusions est encore plus belle. Le tempo est d’une douce quiétude et les riffs sont en suspens. Tout ici semble être dans un équilibre instable, à la limite du gouffre, longeant les dangers avec une attraction innée pour ces derniers. Dangereusement beau et furieusement intense, le spleen conquiert toute la piste et la libère dans une étreinte qui provoque un serrement de coeur.

Ici, le fardeau de la destinée ne brise pas vos épaules, car Tear Talk vous enivre sans trêve. Avec eux, plonger au fond du gouffre est jouissif. Heureux celui qui s’y élance d’une traite, d’un saut, redécouvrant des sentiments qu’il croyait perdu. Tear Talk fournit un exutoire shoegaze beau à en crever.

 

Close