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The Dancers : Ronde Estivale au souffle chaud

The Dancers, c’est un groupe qui « fait de la musique entre copain […] et essaye de se faire plaisir et de faire plaisir aux gens ». Pop indie festive donc, leurs rythmes sont effervescents, voir évanescents. Trio composé de Corentin (chant, guitare), de Clémentine (chant, basse) et de Mathieu (batterie), The Dancers a la folie de la danse douce et des harmonies majeures qui en un quart de seconde vous séduisent.

Après un premier Ep New Chemistry sorti en 2011, ils se font remarquer et accompagnent des groupes comme The Subways, Pony Pony Run Run en Europe. Des tournées de concert haut la main -Les Francofolies, le Printemps de Bourges, Les Bars en Trans et Club NME Koko -, le rythme au coin des instruments, The Dancers prend le large.

Leur deuxième EP de 5 titres marque leur retour, toujours aussi acidulé, toujours aussi bien ficelé. Cet EP, qu’ils ont enregistré seuls dans une maison, est de la pop aux variations enjouées et infinies. Comment ont-ils créer ces chansons, vous demandez vous certainement ? : « Corentin mène le projet et amène une idée de mélodie avec des accords. Ensuite, on travaille ensemble et on construit la chanson autour de ça ».

Terres chaudes de vibrations légères qui réveillent les sens, The Dancers est un trio doux et chavirant à la fois. Leur esprit vagabonde sur des paroles qui ne sont pas toujours exemptes de mélancolie, eux, respirent la douceur et l’insouciance.

Angevins, ils sont allés prendre le large à Brighton car ils  » avaient envie de changer d’air et de se confronter à une vie différente. Changer de pays paraît être une bonne solution ! » Pourquoi Brighton me direz-vous, ils y répondent que « C’est une ville à échelle humaine, qui s’articule autour de la culture, la jeunesse… ». Ici, avouent-ils « c’est que la culture indé est en effervescence, et on s’y sent comme à la maison. » Effectivement, Brighton leur va bien, leurs mélodies montant d’un cran dans leur structuration et dans l’identité de celle-ci.

Leur musique est une métamorphose permanente, pop au tempo africain comme For Something In your Eyes pour ces fans de Graceland de Paul Simon ou de Tinawiren. Et lorsqu’on leur demande si For Something In Your Eyes révèle une philosophie optimiste de la vie, ils répondent que « pas vraiment, en fait, les paroles de cette chanson sont un peu tristes » mais qu’ils ont « constamment envie d’avancer, d’explorer ».

Effectivement, ils avancent, courent, se réinventent avec brio, comme sur Seaguills ou No silent Will, où les guitares électriques dévoilent une pop plus mouvementée et énergique.
Rien d’étonnant pour ce groupe qui « aime faire des expériences et surprendre les gens ». The Dancers y arrive parfaitement, se métamorphosant au gré de leurs titres.

Ils seront au Festival des 3 éléphants, le 13 mai et le 14 mai prochain en Mayenne.

The Dancers : Ronde Estivale au souffle chaud

 

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