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The Lumineers : des melodies intemporelles et intenses

Un timbre de voix doux, des chansons singulières et accrocheuses, The Lumineers et leur premier album éponyme ont de quoi enchanter ceux qui l’écoute. Ici, la folk se mélange avec des mélodies pop rock entraînantes, dessinant un univers intemporel où chacun peut trouver à la fois de l’énergie, de la mélancolie, et un havre douillet niché dans leurs belles compositions. L’album est sorti chez Universal Music, 11 titres qui vous transpercent, vous bercent et vous attrapent.

Nous avons interviewé Wesley Schultz, l’un des fondateurs du groupe qui nous fournit un éclairage particulier sur leur groupe à découvrir de toute urgence et à courir voir sur scène, à Paris, au Trabendo le 14 novembre 2012.

Pause Musicale : Peux-tu présenter rapidement The Lumineers pour ceux qui ne vous connaîtraient pas encore ?[pullquote]Notre philosophie est de tout faire par nous-même, toujours à un haut niveau[/pullquote]

The Lumineers : Nous sommes un groupe de Denver, au Colorado. Nous sommes cinq, il y a Jeremy Fraites au chant et à la batterie, Neyla Pekarek au violoncelle, Ben Wahamaki le bassiste et le pianiste Stelth Ulvang.

PM : Comment a débuté l’aventure The Lumineers ?

TL : J’ai commencé à écrire des chansons avec Jeremiah, le batteur du groupe, il y a 7 ans. Lui et moi écrivont les chansons ensemble. Nous sommes passés par de nombreux noms de groupes pas terribles, avant de trouver The Lumineers. A partir de là, nous avons enregistré un Ep de démo et déménagés de NY à Denver.

PM : Comment vous êtes-vous fait connaître et avez-vous fait cet album ?

TL : Notre philosophie est de tout faire par nous-même, toujours à un haut niveau dans l’attente qu’un label nous contacte pour nous signer. Lorsque cela est arrivé, ils venaient pour nous aider à faire exactement ce que nous voulions faire à une échelle plus grande. Nous avons enregistré nos chansons et organisé nos propres tournées. Nous jouions souvent dans des salons et des bars à moitié plein, tout en développant notre style. Après un moment, on a reçu de l’aide et le reste de l’histoire est arrivé, et nous avons écrit de plutôt très bonnes chansons.

PM : Qu’avez-vous ressenti lorsque vous avez entendu votre premier titre à la radio ?

TL : C’était super ! On a crié la première fois où l’on s’est entendu à la radio. C’est un drôle de moment lorsque cela vous arrive, car j’ai toujours pensé que notre musique était aussi bonne, voir meilleure que ce que nous pouvions entendre à la radio. Donc en un sens, ça a validé ce que nous pensions.

PM : Vous avez déménagés de New-York à Denver, pourquoi ?[pullquote]J’aime les choses qui sont intemporelles, les images comme les sons et les mélodies.[/pullquote]

TL : Nous avons déménagés de NY à Denver, car c’était moins cher donc où on restait à NY et on arrêtait le groupe, ou nous déménagions à un endroit moins cher et continuions à faire de la musique sérieusement. C’est-à-dire en y consacrant tout notre temps et en espérant des résultats. Ce que nous avons trouvé à Denver, c’est une scène musicale exceptionnelle remplie de musiciens avec qui nous avons développé une communauté.

PM : Votre musique est un folk intemporel, où la nostalgie est présente. L’ancien temps semble vous fasciner comme sur la pochette de votre album, est-ce votre inspiration ?

TL : J’aime les choses qui sont intemporelles, les images comme les sons et les mélodies. La pochette de l’album est une photo de ma mère et de celle de Jeremiah. J’aime cette photo et j’ai pensé qu’elle conviendrait parfaitement à notre musique, intemporelle et captivante. Pour ce qui est du folk, c’est difficile de dire ce que représente les chansons folk. Nous n’avons jamais changé en écriture folk. Nous avons fait des chansons et les avons enregistré d’une manière à ce qu’elles soient le moins connectées possible à un temps précis, et qu’elles soient minimalistes et mélancoliques.

PM : Vos chansons sont-elles autobiographiques ?

TL : Non, elles ne le sont pas. Je suis un auteur et j’aime les personnages et les histoires intéressantes. Certaines sont inspirées par des évènements personnels et certaines proviennent de mon imagination. Je prends du plaisir à écrire de grandes histoires avec peu de mots et c’est une qualité que je retrouve dans les auteurs que j’apprécie.[pullquote]C’est excitant de penser que les individus, quelque soit leur localisation dans le monde sont connectés à notre musique[/pullquote]

PM : Beaucoup de vos chansons sont accrocheuses et semblent être faites pour être entendues en live. Quand vous les écrivez, vous pensez à cela ?

TL : Un jour, j’ai entendu que John Lennon disait qu’il cherchait un son accrocheur pour une chanson, puis faisait les couplets et continuait à chercher d’autres sons accrocheurs. Il était très bon pour créer des mélodies qui captivaient l’auditeur. Cela me parle et si je trouve que la mélodie est magnifique je m’en sers, donc en un sens, oui.

PM : Comment se passe le processus de création au sein des Lumineers ?

TL : Jeremiah et moi écrivons les chansons ensemble. J’écris les paroles et nous collaborons pour les mélodies. Cela fait maintenant plus de 7 ans que nous travaillons comme cela, cela prend du temps, mais nous travaillons vraiment très bien comme cela. C’est du temps passé, de la communication et de l’expérimentation pour les idées au sujet des chansons. Je pense que nous aimons tous les deux aller à l’essence même de la chanson, à la manière la plus simple de la jouer puis après continuer à la construire à partir de ces fondations.

PM : Quelles sont vos attentes pour le groupe et notamment en France ?

TL : Nous espérons pouvoir faire une tournée en France et partout dans le monde dans les années à venir. Pour nous, les choses vont très bien actuellement aux Etats-Unis et nous espérons que cette tendance continue. C’est excitant de penser que les individus, quelque soit leur localisation dans le monde comme ici en France où il y a la barrière de la langue, apprécient et soient connectés à notre musique.

 

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