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The Seshen : The Seshen

The Seshen : The Seshen

The Seshen est un collectif de sept individus, originaires de San Francisco, une petite bande à part ou une famille nombreuse au choix. Fait de personnes différentes et complémentaires, leurs créations sont multiples, leurs sons pluriels et en fusion. Leur premier album auto-produit et éponyme The Seshen est un petit opus fort sympathique et très bon de surcroît.

Composé du bassiste producteur Aki Ehara, du percussionniste Mirza Kopelman, du batteur Julian Pont, des chanteuses Lalin St. Juste et Akasha Orr, du sampleur Kumar Butler et de Mahesh Rao au clavier, The Sheshen offre une production éclectique et cohérente, inspirée tant par Little Dragon, Flying Lotus, Beach House qu’Erykah Badu, Santigold, Nina Simone ou Radiohead. Entre soul, électro, hip hop et afro-cubain, ils nous enivrent et gagnent haut la main le pari d’un très bon premier album frais et intrépide dans les mélanges multi-culturels qui forment à eux seuls une vraie petite galaxie nouvelle.

« From Light » ouvre l’album, piste presque instrumentale, si ce n’est les quelques voix lointaines, rêverie électro à écouter les yeux ouverts pour être sûr que l’on est bien dans le monde réel.

« Pieces » suit avec la voix profonde de Lalin St.Juste, avec comme dans un titre de Morcheeba, un groove tout naturel mais discret sur une orchestration qui fait la part belle à l’électro wave avec des basses rythmant le morceau.

« Upside Down » est calme, dans la mouvance jazzy électro, avec une rythmique répétitive entêtante et des dissonances clairement voulues pour parer au trop lisse que pourrait avoir la musique.

Alors que « Broken Lines » met le synthé à la fête et la voix s’en détache, toute aérienne. « Static » prend de la distance toute calculée, seules les voix nous raccrochent et on tient par un fil lumineux, celui de l’excellent percussionniste Mirza Kopelmann, beau moment musical.

« Time War » est résolument plus pop avec les claviers, alors que « Night Sky » est une petite merveille de samples, plus soul dans l’âme.

« Oblivion » claque comme une petite fusée électro, une errance musicale qui a de la gueule alors que « Left« , est plus lente et moins électrique, plus contemplative.

Quant à « Otherside », elle donne toute son importance à la voix mélancolique et belle qui mène la ballade introspective et rythmée dans un pays créé de toute pièce, une petite merveille électro soul.

Enfin, « Canvas » clôt l’album comme il a commencé, c’est-à-dire en rêverie sonore, douce mais magnifique. Normal que Talib Kweli ait été touché par ce groupe et leur album créatif et singulier. Du bon qui n’augure que du meilleur pour les années à venir, restons proches d’eux…Familiers même.
Ecoutez plutôt l’album en entier :

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