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Yellow Ostrich : Ghost

Commencé comme un projet solo par Alex Shaaf, au fil des ans et notamment, depuis leur dernier album Strange Land sorti récemment, Yellow Ostrich est désormais un groupe qui a étoffé sa musique de sons singuliers, compexes et de teintes diversifiées.

Yellow Ostrich est dorénavant un trio composé d’Alex Shaaf auteur-compositeur, chanteur et guitariste, de Jon Natchez le multi-instrumentiste et de Michael Tapper le batteur. Trois, et infiniment créatifs, ils vont sortir un EP Ghost de 6 nouvelles chansons chez Barsuk Records, le 23 octobre.

Ghost est le premier titre de celui-ci. Plus calme, il maintient néanmoins une tension palpable tout au long de la piste, soutenu par des percus et un choeur tout en échos qui rythment la chanson.
Les percussions sont leur signe de fabrique, le cœur battant de leur musique, celui qui lui donne la pulsation essentielle.

Ghost devient de plus en plus intense, polyrythmique dans la légèreté. La voix délicate d’Alex Shaaf est quant à elle, plus empreinte de mélancolie, mais elle réchauffe l’ambiance et vous semble plus proche que jamais.

Signe qu’après de nombreux EP et leur premier album The Mistress qui exploraient des sons aux consonances chaudes moins complexes, ils continuent à suivre la voie empruntée par leur second album Strange Land, plus inventive et polyrythmique.

Ici, les teintes sont illuminées d’une batterie accrocheuse et de nombreuses cordes ponctuent l’album lui donnant une texture plus symphonique. La basse musclée ainsi que le chant restent délicatement versatiles et intensément séduisants. Rien d’étonnant à cela, car l’album a été produit avec Beau Sorenson (Death Cab For Cutie, Sparklehorse).

Les sons saturés de guitares par moment font contre-poids à la pop plus mélancolique du trio, et amènent des moments de réels tensions à l’album. De nombreux thèmes sont abordés et les mélodies oscillent entre pop rock musclée et pop plus calme.

Ainsi, si Elephant King est énergique, toute bardée de guitares et de batteries tout comme Marathon Runner qui parle de lutte, leur succèdent des ballades enivrantes plus douces comme I got No Time For You, I Want Love Yr ou Wear Suits, particulièrement hypnotiques avec quelques percus accompagnant la voix enivrante d’Alex.

Ceci ne veut pas dire pour autant qu’ils ont perdu leur intensité, en témoigne un titre comme Daughter où les guitares et les tambours tonitruants portent la chanson. Simplement, ils se sont trouvés et leur identité n’en est que plus intense.

En bonus,  Ghost est téléchargeable :

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