Close

YSBM -Years Bloom [Téléchargement gratuit]

YSBM– des initiales pour signifier YEARSBLOOM, nouveau groupe à la force inspiratrice, au souffle métaphorique. Ils viennent de dévoiler leur premier EP éponyme, 6 titres aux mirages infinies, à la beauté étrange qui sait composer avec le silence et une créativité dans la lignée de Mount Kimbie et de James Blake.

Des notes galactiques sous une guitare coupe faim, des souffles irisés, chauds qui s’immiscent lentement en pleine veine, plongée glissante en harmonies graves hantées d’une voix soutenant des rythmes organiques, irisés de percussions souples. Électro pop étrangement belle qui offre une transe brumeuse.

Perdition des sens devant ces tempêtes astrales d’harmonies couplées à un chant qui dompte la piste, s’y perd et revient pour mieux guider comme sur Don’t look Down.

Une brise chaude, un tempo façonné dans un béton trempé dans l’asphalte, aménagé de tempos orageux, d’équilibres instables et de déviations lunaires, Mango est comme une fin de route perdue en plein désert urbain chimérique.

Cambouis de nuit, fuite d’huile distillée par-delà les harmonies traçant un chemin, la nuit s’immisce dans les corps et les mélodies fougueuses déjouent les failles du temps, jonglant avec des respirations instrumentales poignantes.

Mélodie se cambrant, épidermiquement peuplée de fusions sonores qui abattent les cloisons par un rythme atmosphérique. Là, la pluralité des chemins est infini, le chant hantant en bout de parcours, de son timbre magnétique la piste d’azur étoilé.

Asphalte élastique, passerelles aériennes, goutte à goutte cosmique, la musique organique mutante de YSBM est sombre, illuminée de ce chant glacialement suave réchauffé par les harmonies entêtantes. Le minimalisme souffle sur les braises des mélodies par à coup, par tensions palpables dans des tremblements de tempos comme sur After Dark.

L’essence distillée par-delà les notes glisse au-dessus des mirages, panneaux signalétiques d’une autoroute fantasmée qui se fait tambour crépitant, esquissée de cadences en nuées douces oscillant entre la légèreté percutante des percussions et l’obsédant chant qui oppose et appose son propre rythme aux harmonies. Duo étreinte, duo bataille comme sur These Four Walls, poésie belle percutante.

Ici, la tristesse contemporaine est vénéneuse, la mélancolie habile séductrice des sens qui se font résonances multiples et éclatement singulier, rappelant fugacement au passage Harting, YouthCult et un fantôme mutant de Wu lyf ou Money.

Alors Glow retentit comme un intriguant récit. Duo des âmes, mélodies à deux têtes, notes à tempo multiple, la route infinie se déploie, tracée par les percussions et le lancinant imposé par des tempos blessés, des cadences hypnotiques.

Le chant se dédouble, double les harmonies, les écorche, les habite et les démultiplie en de parfaits vacillements au long cours. Rodéo des ténèbres, nuées de valses syncopées des doutes face à un monde semblant aride, des solitudes toutes contemporaines.

Déjà les étoiles ne sont plus. Avant le silence, Movements s’avance en variation fantomatiques de rythmes électro rock doux. YSBM est une caresse sauvage, indélébile qui prend les tripes et envoûte les esprits. Mélodies pérégrinant autour du vide, c’est-à-dire d’un sens qui ne veut pas se donner immédiatement, cherchant à l’ouvrir et s’en servant comme d’une notion perturbatrice.

YSBM aime défaire, retourner, mettre en doute, suspendre. Dans cette longue rumination sonore, toutes les formes d’ambiguïtés, d’impasses et de paradoxes y sont effleurés. Ils donnent une tonalité générale dans l’acte de création lui-même, balayant le doute et l’ironie du monde actuel.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Close