Du 27 au 31 octobre, la ville d’Orléans accueille la 17e édition de son Concours international de piano, qui se déroulera entre la salle de l’Institut et le Théâtre d’Orléans. Onze pianistes, âgés de 18 à 35 ans, y offrent un programme centré sur la musique pour piano du XXe siècle à nos jours, faisant de cette manifestation un véritable festival de création et d’audace interprétative.
Une édition configurée autour de la création
Ce rendez‑vous, organisé par Orléans Concours International, met en lumière le lien entre interprétation et répertoire contemporain. Parmi les temps forts figure la création de Paréidolie, œuvre commandée spécialement pour le concours et écrite par Michaël Levinas. Le compositeur y explore la manière dont la mémoire et la transmutation des écritures musicales s’articulent avec le geste créateur.
« Une paréidolie est le processus mental qui consiste, face à des stimuli visuels ou auditifs, à tendre à reconnaitre une forme antérieurement mémorisée. Avec Paréidolie, j’ai souhaité établir, entre le mouvement créateur et le phénomène de transmutation mémoriel de l’écriture, une relation nouvelle avec l’histoire des écritures musicales qui ont déterminé l’évolution du langage et des formes jusqu’à aujourd’hui. »
Un jury et une sélection internationale
La pianiste italienne Maria Grazia Bellocchio, professeure au Conservatoire de Milan, préside le jury de cette édition. Les candidats retenus, dont certains ont transmis des vidéos lors des épreuves de premier tour tenues à Francfort, Chicago et Shanghai, ont également proposé des notes d’intention détaillant leurs choix de programme. Le site du concours rassemble ces documents et les vidéos des prestations.
Répertoire et enjeux
Au‑delà de la création, le concours associe œuvres du grand répertoire et pièces contemporaines, suivant la logique historique qui a fait la singularité d’Orléans : valoriser les écritures du XXe siècle et interroger leur prolongement aujourd’hui. Le Prix Chevillon‑Bonnaud apparaît encore cette année via des pièces inspirées par la toile Saint‑Thomas de Velázquez, présentée au musée des Beaux‑Arts d’Orléans.
- Dates : 27–31 octobre
- Nombre de candidats : 11 pianistes, 18–35 ans
- Œuvre commandée : Paréidolie, Michaël Levinas
- Présidente du jury : Maria Grazia Bellocchio
| Lieu | Rôle |
|---|---|
| Salle de l’Institut | Épreuves et récitals |
| Théâtre d’Orléans | Concerts et phases finales |
La compétition a connu un contretemps : une des pianistes sélectionnées, de nationalité japonaise, s’est malheureusement désistée pour raisons de santé. Malgré ce retrait, l’événement conserve son format international et son ambition artistique. Les mélomanes trouveront sur le site du concours l’intégralité des notes d’intention des participants ainsi que les vidéos du premier tour.
Cette édition confirme la singularité d’Orléans dans le paysage des concours internationaux : en privilégiant la musique du XXe siècle et en commandant des œuvres nouvelles, le concours entretient une réflexion vivante sur l’évolution du langage pianistique et sur la place de la création dans la carrière des jeunes interprètes.