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En immersion chez Animal Records : Episode 3 – 1 an et tous ses crocs

En immersion chez Animal Records : Episode 3 – 1 an et tous ses crocs

Journal d’un Label

Animal RecordsAnimal Records, c’est l’histoire d’une bande de potes réunie par l’amour de la musique électronique, tendance douce, chiadée et vaporeuse. Au départ, Bloum, Backbone et quelques potes mélomanes pour mettre la main à la pâte. Jeune mais déjà ambitieux, le label signe dès sa première année d’existence deux nouveaux groupes, Kanzi et Stand Wise, en cohérence avec son identité originelle : des machines, de la douceur et du rêve.

C’est quoi, la vie d’un label en 2015 ? Stagiaire en communication le temps d’un été, je suis immergé quotidiennement sur la planète Animal Records. Des studios de répétition aux cuisines du Muxu en passant par les douves du château d’Egreville, il n’y a qu’un pas. Que je franchis allégrement pour vous raconter la vie trépidante du label. En toute subjectivité.

 

Episode 3 – 1 an et tous ses crocs

Animal Records fête sa première bougie à La Flèche d’Or.
Comme il se doit.

18h30. Toucher à tout. Alors que je me pomponne en prévision de la soirée, je sens une vibration dans ma poche. C’est Barth’ : « on a besoin de toi au bar ». Au moins, je ne me suis pas fait tout propre pour rien : « Ok, j’arrive ! ». Chez Animal Records comme dans beaucoup de labels indépendants, il faut être prêt à toucher un peu à tout. Stagiaire en communication, je vais aussi apprendre à servir des coups.

19h. « Y’en a qui font les timides ! ». Après avoir traversé une bonne partie de la ville en vélib’, j’arrive dégoulinant de sueur à La Flèche d’Or, ancienne gare et ancien squat reconverti en salle de concert indie. Et me retrouve sans transition au milieu de plein de gens pour une photo de famille en bonne et due forme. Sous les flashs qui crépitent, il y a là Bloum, Backbone, Stand Wise, Kanzi, Barth’ et Antonin. Je suis propulsé devant, accroupi, comme sur les photos de classe de CM1. La photographe se marre: « y’en a qui font les timides ! ». Ce n’est pas le cas de Barth’, à l’aise dans son rôle de boss’ à la cool : « passe moi une casquette, vite ! ». Alors qu’elle range son matos, Jon me prend par le bras : « suis-moi ». En moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, je me retrouve derrière le bar à servir des coups. Du vin, plus exactement.

Animal Records - 1an et de la cuisine

« La photographe se marre: « y’en a qui font les timides ! ». »

19h15. « Qu’est-ce que je vous sers ? ». Ce soir, tout est fait maison. En plus d’un line-up 100% Animal Records, le label prend les commandes de la cuisine. Et de la moitié du bar, avec ma pomme dans le rôle du limonadier d’un soir. A peine le temps de maîtriser l’art du tire-bouchon, les premiers clients se pointent : « Qu’est-ce que je vous sers ? ». En cuisine, Barth’ et Antonin sont prêts à en découdre. Hauts responsables du label, ils ont revêtu pour l’occasion leurs plus belles parures de chefs et s’apprêtent à dégainer des gourmandises sucrées et salées faites avec amour par l’homme du Muxu.

En 1 an à peine, Animal Records est devenu la maman de 4 groupes. Tous adeptes de concubinage entre machines et instruments, et de fabrication de rêve. Dans les grandes lignes, c’est ça, la « ligne » du label. Et pour fêter dignement cette première bougie, tout le monde a répondu à l’appel de la mère nourricière.

Les gars de Kanzi sont les premiers à monter sur scène, dans une salle encore clairsemée. Originaires de Brigthon, ville rock’n’roll s’il en est, ils ont rejoint la maison en janvier et sorti dans la foulée un 1er EP éponyme. Jon, tête chercheuse qui épie sans relâche les internets, festivals ettremplins à la recherche de nouvelles pépites, les avait invité à partager la scène avec Backbone. Depuis, ils partagent aussi la même maison. Une ruée vers l’or 2.0 : au diable les lingots d’or, ce qu’on veut c’est de la pop, et de la bonne.
Les premiers arrivés se ruent vers le bar, pour un premier test. Diego de Stand Wise est là : « c’est la première fois qu’on joue notre nouveau live ! Je suis hyper impatient ! ». Des jolies filles aussi, indécises : « je vous conseille l’Ours Blanc, un très bon vin blanc ». Si bien que je n’ai absolument pas le temps de voir le premier concert. Barman dans une salle de concert, un super taf’ pour un fan de musique ? Euh, non, c’est plutôt frustrant en fait.

« A peine le temps de maîtriser l’art du tire-bouchon, les premiers clients se pointent : « Qu’est-ce que je vous sers ? ». »

20h15. Le métier qui rentre. Sans transition, Jon passe du bar à la scène, pour le concert de Backbone. Toujours assailli par les commandes, je commence néanmoins à m’habituer et réussis à m’octroyer quelques secondes de plaisir musical. Le métier qui rentre.
Membres fondateurs du label, ils exécutent avec application et romantisme une partition électronique toute douce, hypnotique et léchée. Tandis que les instruments organiques s’acoquinent avec les machines, la voix flamboyante de Jon déchire le hall de l’ancienne gare. Les appels pressant de Barth’ ou d’Antonin me ramènent à la réalité: « Plus de Guacamole ! Plus de Guacamole ! Faites passer le message ». C’est que les douceurs siglées Animal Records font leur petit effet: « très bon, vraiment. », me répètent les convives. Qui ne sont pas rassasiés et me tombent dessus par dizaines pour de nouvelles commandes, aussitôt transmis à la team: « 3 veloutés, 4 spring-rolls et 5 bananes ! ». Les mecs sont là, plus que jamais : « c’est parti ! ». Sur scène, Jon rend hommage à la famille Animal, au four et au moulin ce soir, avant de revenir derrière le bar pour me
prêter main forte: « je prends les commandes et tu sers les verres. »

Alors que je vide une nouvelle bouteille de rosé, Stand Wise monte sur scène pour son tout nouveau live, le premier depuis leur arrivée dans la maison. Repérés sur les internets par l’autre têtes chercheuse du label, Antonin, ces deux potes n’ont qu’une idée en tête : nous faire décoller. Les automatismes sont rentrés : tout en vidant la cave du label à vitesse grand V, je réussis à mater le concert. Devant une foule grandissante, Raphaël et Diego nous envoient du rêve, du vrai. Hyper concentrés sur leurs machines, ils font forte impression pour ce dépucelage scénique. Je me prends même à danser derrière le comptoir, sur les instrumentaux addictifs de Circle, première gâchette sortie il y a quelques jours à peine. Un pote résume bien leur performance : « putain c’était génial mec ! ». Ouais, vivement La Douve Blanche pour un live complet !

« Et Lady Mountain, que mon pote connaît déjà par coeur : « ça va exploser là.. Boum ! Haha ! » »

22h30. Paul seul au monde. Bloum entre sur scène. Et quand Bloum entre sur scène, on range les tabliers : « On se prend tous une bonne pause et on va les écouter! », éructe un Antonin en sueur. Après les avoir observé en plein boulot, j’ai hâte de voir les gars à l’épreuve du live. Face à une salle enfin remplie, Paul, Léopold, Maxime, Bastien, Glen et Marie entament leur set d’anniversaire pied au plancher avec Faith et On The Moon, leurs deux hits. Et il faut dire que c’est toujours aussi bon : « ça c’est du stage mec ! », me lance un pote. Un stage qui me permet entre autres de voir en live les 4 titres de leur dernier EP Troubled City, dont La Douce, rêverie hypnotique qui me fait décoller à chaque fois. Et Lady Mountain, que mon pote connaît déjà par coeur : « ça va exploser là.. Boum ! Haha ! ». Un gros set bien lourd de plus d’une heure qui met littéralement le feu à La Flèche d’Or. Impressionnés par tant d’amour reçu en instantané, les 6 membres de Bloum ont du mal à dissimuler leur joie : « Merci à vous, ça fait très très très plaisir ! Vous êtes beaux ! ». Des gens beaux et joyeux qui en veulent encore, et le font savoir dans un déluge d’onomatopées indescriptibles. Surprise : c’est Paul qui revient sur scène pour le rappel, tout seul derrière ses machines. « Ouais Paulo ! », crie ses potes. Seul au monde, il nous sort un truc électro complètement inédit, toujours bien rêveur, face à la multitude qui s’embrase. Une première bougie fêtée comme il se doit.

1h00. Alors on danse ? Après avoir tout nettoyé à fond pour laisser la salle comme elle l’avait trouvé, la famille Animal Records se retrouve dehors, avec une folle envie de continuer la fête anniversaire. 1 an et tous ses crocs, la Bête sent la fougue juvénile monter en elle et ne peut pas résister à l’appel de la nuit. Et c’est ainsi que Barth’, Antonin, moi et les autres commençons une traversée nocturne de Paris à pied. En vespa pour certains. En vélo pour d’autres, qui se cassent la gueulent par terre et font rire tout le monde. Après un pierre-feuille-ciseau de circonstance, c’est décidé : ce sera la Bellevilloise. Alors on danse ?

« 1 an et tous ses crocs, la Bête sent la fougue juvénile monter en elle et ne peut pas résister à l’appel de la nuit »

Animal Records, une Bête à 4 têtes
Barth’ : C’est qui le patron ?
Antonin : Communicant, tête chercheuse, chef cuisinier, ambianceur.
Paul : Docteur ès sonorisation, producteur.
Jon : Tête chercheuse, bookeur fou.
Avec 4 groupes
Bloum : les pionniers.
Backbone : les autres pionniers.
Kanzi : les étrangers.
Stand Wise : les nouveaux.
Et 3 stagiaires
Gauthier : développement économique, taxi, merchandising.
Douglas : développement économique, taxi, bonne humeur.
Maxime : attaché de presse, biographe, barman, taxi.

Animal Records Equipe

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