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En immersion chez Animal Records : Episode 4 – Reveil de la Douve Blanche

Journal d’un Label

Animal RecordsAnimal Records, c’est l’histoire d’une bande de potes réunie par l’amour de la musique électronique, tendance douce, chiadée et vaporeuse. Au départ, Bloum, Backbone et quelques potes mélomanes pour mettre la main à la pâte. Jeune mais déjà ambitieux, le label signe dès sa première année d’existence deux nouveaux groupes, Kanzi et Stand Wise, en cohérence avec son identité originelle : des machines, de la douceur et du rêve.

C’est quoi, la vie d’un label en 2015 ? Stagiaire en communication le temps d’un été, je suis immergé quotidiennement sur la planète Animal Records. Des studios de répétition aux cuisines du Muxu en passant par les douves du château d’Egreville, il n’y a qu’un pas. Que je franchis allégrement pour vous raconter la vie trépidante du label. En toute subjectivité.

 

Episode 4 – Animal Records réveille la Douve Blanche

Au cours d’une soirée épique, la protégée du donjon s’est réveillée plus folle que jamais.

Le jeune label de musique électronique Animal Records avait annoncé la couleur : « les fureurs festives de La Douve Blanche vont être réveillées. Sur le pont de 20h à 7h du matin, je ne peux que m’incliner : les promesses ont été tenues. Plutôt deux fois qu’une.

« me voilà parti en direction de la terre promise d’un soir, à travers la campagne du 77 »

16h. « Douve Blanche Express ».
Chez Animal Records comme dans la plupart des labels indépendants, c’est le royaume de la débrouille. Si il y a des postes plus ou moins définis, on est tous amenés à toucher un peu à tout. Stagiaire en communication depuis juin, j’ai déjà officié en tant que barman pour les 1 an du label (lien Ep 3). Cette fois-ci, c’est derrière le volant qu’on avait besoin de moi.
Adossé au capot d’un gros van’ 9 places, j’attends l’arrivée du train en provenance de Paris, en compagnie d’une jolie brune, Lison. Elle aussi bénévole pour cette 1ère édition de tous les dangers, elle porte une couronne de fleurs sur la tête. Quelques minutes plus tard, des jeunes âmes en short et lunettes noires apparaissent dans notre champ de vision, une tente sous le bras, une bouteille dans l’autre main. Pour qu’ils nous reconnaissent, j’improvise un « Douve Blanche Express’, Douve Blanche Express’, … » : en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, me voilà parti en direction de la terre promise d’un soir, à travers la campagne du 77, avec 8 festivaliers prêts à en découdre à l’arrière : « une gorgée de bière mec ? ». J’en aurais pour mon compte plus tard, rassures-toi.

Animal Records - La Douve Blanche

« Après cet accueil en bonne et due forme, « La Douve Blanche » s’offre à moi »

20h. Un festival fait-maison.
Après avoir tapé 5 bons allers-retours à toute allure avec des fêtards tous plus chauds les uns que les autres, me voilà enfin libre de mes mouvements. Je pose pied à terre sur la place centrale du petit village d’Egreville, charmante au demeurant, avant de me diriger vers le château, à deux pas. A l’entrée, les bénévoles s’affairent pour accueillir les « douvistes », qui arrivent maintenant par dizaines. En moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, je me retrouve devant l’objectif d’Aurélien, photographe et gratteux de Divine Pilot, et sors de mon chapeau un pas de danse loufoque : « tu seras dans le teaser de l’année prochaine !». Après cet accueil en bonne et due forme, « La Douve Blanche » s’offre à moi. Je franchis la barrière et tombe nez-à-nez avec Barth’, sur le pied de guerre avec son talkie-walkie : « Allez mon vieux vas t’amuser ! ». Après avoir géré les partenariats et une bonne partie de la production ces derniers mois, le mec a porté des planches et des câbles électriques pendant 10 jours, avec la team, pour construire son 1er festival. Et ce soir, le challenge est de taille : la coordination générale. Autre artisan essentiel de cette première édition faite maison, Paul : homme-machine dans Bloum et producteur des sons Animal Records, c’est lui qui supervisera la sono des deux scènes. Il faut dire que le mec connaît son sujet: il a déjà géré des gros événements. Antonin, de son côté, a transporté ses cuisines parisiennes en pleine cambrousse, avec dans ses bagages des potos de la restauration. Avant ça, il s’est cassé le cul durant des mois pour rameuté le plus de monde possible, entre les réseaux sociaux et les communiqués de presse. Que je me suis chargé de traduire en anglais, moi le stagiaire en com’, convaincu que cette sauterie peut aussi séduire les non-francophones. Avec une programmation de première bourre qui est l’œuvre conjointe d’Antonin, Jon et Léopold. Ce dernier est aussi responsable de l’obtention de ce lieu exceptionnel, alors que Jon jonglera durant les prochaines heures entre la batterie, le micro et le volant d’un van 9 places. Sans oublier Flora, ami du label dont la lourde tâche est de superviser le travail des bénévoles. Quel va être le résultat d’un travail de si longue haleine pour le jeune label Animal Records ?

20h15. Le début d’une longue nuit.
Après avoir tapé 5 bons allers-retours à toute allure avec des fêtards tous plus chauds les uns que les autres, me voilà enfin libre de mes mouvements. Je pose pied à terre sur la place centrale du petit village d’Egreville, charmante au demeurant, avant de me diriger vers le château, à deux pas. A l’entrée, les bénévoles s’affairent pour accueillir les « douvistes », qui arrivent maintenant par dizaines. En moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, je me retrouve devant l’objectif d’Aurélien, photographe et gratteux de Divine Pilot, et sors de mon chapeau un pas de danse loufoque : « tu seras dans le teaser de l’année prochaine !». Après cet accueil en bonne et due forme, « La Douve Blanche » s’offre à moi. Les yeux écarquillés, je déambule dans l’enceinte du festival et réalise le taux de dinguerie du lieu. Littéralement dans les douves du château, tout le nécessaire pour une fête d’anthologie a été aménagé : en plus de l’évidente scène et du bar/cuisine, on trouve de nombreux espaces « chill » le long des remparts, avec fauteuils et tables colorées faites maison, des jolis décos sur des murs en pierre millénaires, des oeuvres d’art éphémères à même le sol, un stand pour avoir des fleurs sur la tête, un autre pour se faire masser, un autre pour avoir des jolis dessins colorés sur la tête, de l’eau, du vin et enfin l’indispensable coin toilettes, conçu non sans humour avec des panneaux « princes » et « princesses » pour orienter les différents sexes. Dans le même esprit, des panneaux flèches marrants ont été disséminés dans le festival, du type : « coin des bécots », « danser » ou encore « dormir». C’est l’heure de commander ma première pinte et de me diriger vers la scène, sous un beau soleil. Après quelques bouderies, le climat se range logiquement de notre côté. Pendant que je conduisais, j’ai raté un guitariste gitan et deux signatures du label, Kanzi et Backbone. En revanche, je ne vais cette fois pas passer à côté de la performance des nouveaux poulains d’Animal Records.

« Hyper concentrés sur leurs machines, ils se tournent régulièrement l’un vers l’autre avec des regards profonds »

20h30. Stand Wise allume les braises.
Comme je pouvais m’y attendre, je croise Alice, fan hardcore du duo, prête à faire feu de tout bois avec sa caméra. Mes pas de danse douteux ne seront d’ailleurs pas épargnés par la réalisatrice en herbe, qui tourne sur elle-même en essayant de capter la bonne vibe qui inonde alors le festival. Face à cette douce musique électronique, rêveuse à souhait, je me laisse onduler en souriant béatement, le regard tendu vers l’infini bleu. Diego et Raphaël sont émus : « un grand merci à la famille Animal pour leur accueil ! », et d’interpréter la première track parue sur le label, Circle, où les voix éthérées du duo se posent sur des sonorités flottantes jouissives. Hyper concentrés sur leurs machines, ils se tournent régulièrement l’un vers l’autre avec des regards profonds. Avant d’échanger un sourire après avoir lâché une nouvelle boucle. Comme le note justement Paul, de Bloum: « les mecs sont grave complices ! ». De nouvelles âmes s’approchent, dans la lumière déclinante d’une belle soirée d’été. Doucement mais sûrement, la « Douve Blanche » se réveille. Diego annonce : « on va vous jouer un nouveau morceau, Jungle. Le nom va peut-être changer ! ». Avant de se cambrer à nouveau sur ses machines et d’envoyer, avec son pote Raphaël, une nouvelle rêverie qui sonne à mes oreilles comme leur meilleur son. Les yeux habités, ils prennent un plaisir évident à nous faire divaguer. « C’est notre dernière, c’est le moment d’être chaud ! », éructe un Diego visiblement content d’être là, avant de s’incliner, 3 minutes plus tard : « merci la Douve Blanche, on s’appelle Stand Wise ! ».

Animal Records - La Douve Blanche

« En bon samaritain, je les attends pendant qu’elles font leur besoin dans une cabine de « princesse » »

21h. Déambulation douvesque.
Après cette bonne mise en jambe sonique, je pars en expédition dans le festival, bien décidé à profiter de tous les plaisirs que La Douve Blanche peut m’offrir. Première étape, le stand food, d’où je repars avec un burger maison préparé avec amour par Antonin et son équipe, qui seront en branle-bas de combat jusqu’à tard pour rassasier les « teufeurs » affamés. Je le déguste lové dans un canapé des familles tout en observant avec curiosité des danseuses faire des mouvements stylisés sur de la musique classique. Deuxième arrêt, le bar à vin. Alors que j’avale goulûment la première gorgée, j’observe à côté de moi des jeunes gens se faire une dégaine de fêtard sur mesure : couronne de fleurs et bodypainting coloré sur la joue. Avant de rencontrer 3 jeunes parisiennes pimpantes qui décident de me suivre quelque temps.
Direction le bar, pour une nouvelle pinte de bière : « Santé Alicia, Clémence, Anna! ». Alors qu’on se balade joyeusement les pieds dans le vert, une fanfare se présente à nous : à 15 et autant de cuivres différents, les Youri Gargariz reprennent des tubes de notre époque et font danser les « douvistes ». Sur scène, les Divine Pilot envoient des compos originales, tendance indie-rock anglophone. Clémence a son avis sur la question : « on dirait du Vampire Weekend ! », rapport aux impros nerveuses et tropicales de Aurélien à la guitare. Jon, homme à tout faire du label qui donne de la voix dans Backbone, fait feu de tout bois derrière les fûts, alors que le bassiste donne une partition énervée ahurissante. C’est d’ailleurs lui qui fout l’ambiance : « alors la DB, vous êtes chauds ? ». Pendant que je danse nerveusement devant la scène, Clémence joue au foot avec un bébé. Des bonnes vibes on vous dit. « J’ai envie de faire pipi ! », OK. En bon samaritain, je les attends pendant qu’elles font leur besoin dans une cabine de « princesse ».
L’heure de commander une nouvelle pinte, et de la partager avec les filles le long des remparts, au centre du festival et de l’agitation, en se racontant le bon vieux temps tout en tirant nerveusement sur nos cigarettes. Je me retrouve seul avec Alicia, qui m’attrape le bras : « viens ! ». Après être passé sous une arche en pierre, on se retrouve devant la petite scène, où Le Temps D’Alice tonne son Rock Français. Fait rare avec du rock, un mapping vidéo de première bourre est projeté en même temps sur les remparts, pour le meilleur. Avides de découvertes et d’aventures, on tourne les talons pour une photo improvisée sous le vieil arche, tous sourires bourrés.

« La Douve Blanche est là, devant moi, prête à déchaîner ses passions. »

23h. Kid Francescoli, le patron.
Alors que les filles continuent leurs errances douvesques, je me dirige vers la scène. Et pour cause, c’est l’heure à laquelle joue Kid Francescoli. Cheveu bien peigné et costard cintré, le marseillais arrive sur scène tel un parrain. Sans transition, il envoie ses tubes électro-pop devant une pelouse désormais blindée. Il est au synthé et au chant, et bien accompagné : « quel canon cette chanteuse », me glisse Douglas. Ouais, et en plus elle a un très joli timbre. Deux voix à la beauté vénéneuse qui se lovent parfaitement dans des nappes de synthétiseurs à l’effet psychédélique. Le moment idéalement choisi par Pierre, « artisto déglingué » dixit’ un ami, pour rouler un bon gros joint juste devant la scène. Qui ne fait qu’aggraver mon état de déprise vis-à-vis de la réalité. La Douve Blanche est là, devant moi, prête à déchaîner ses passions.

Animal Records - La Douve Blanche

« Alors que les vibrations me pénètrent, je perds mon regard dans le lointain, par delà les grand arbres majestueux »

00h30. L’explosion Bloum.
Les fondateurs d’Animal Records arrivent sur scène au meilleur moment, face à une foule surexcitée. Kid Francescoli a fait du très bon travail. La tension est palpable, d’autant plus forte que cette performance de Bloum apparaît comme le climax de cette première année déroulée sur des chapeaux de roue. Qu’ils vont fêter à la maison, dans LEUR festival, face à une Douve Blanche désormais plus folle que jamais. « Bonsoir la DB ! », lance Léopold pour prendre la température. « Waouh, il sont grave chauds ! », pense-t-il en entendant un vacarme assourdissant. Les 850 « douvistes » se sont tous rassemblés pour les voir. C’est effectivement en train de péter, tu avais raison Léo. Ils commencent pied au plancher avec Faith, tube techno-pop hypnotique qui les a fait connaître, avec les solos aériens de Max le gratteux, le mec simple et attachant. « Allez Maxxx ! », s’écrie une bonne partie du premier rang. Avant de quitter la scène pour laisser Léo et Paul seuls avec leurs machines. C’est On The Moon, douceur électronique qui sonne à mes oreilles comme une rêverie entêtante. Alors que les vibrations me pénètrent, je perds mon regard dans le lointain, par delà les grand arbres majestueux : je suis sur la lune. Le sax et la guitare reviennent avec leurs copains, et d’interpréter Bath In The Milky Way, autre rêverie digitale issue de l’ep Troubled City paru en juin. Je les prends au 1er degré et prend un bain dans la voie lactée, que l’on distingue parmi un très beau ciel étoilé.
Léo profite de la mi-temps pour nous dire tout ce qu’il a sur le coeur et présenter tous les musiciens avec une énergie communicative: « Glen !! Glen !! ». La Douve Blanche rugit en retour, elle en veut plus, toujours plus. Aussitôt dit, aussitôt fait, les premières notes de Lady Mountain résonnent au milieu des remparts. 3 minutes de progression instrumentale captivante, avant l’explosion électronique. Diego aussi la connaît par coeur, et d’accompagner la mélodie du sax’ : « la, la la la, la la la.. ». Que c’est bon. « Vous êtes chauds la Douve Blanche ? », éructe un Léo survolté, avant d’envoyer un bon gros beat des familles. Le public crie sa joie d’être là, et danse langoureusement jusqu’à plus soif’. Diego exulte : « c’est Flower Dress ! Ecoutes ça mec !! ». Avant de m’expliquer, amusé : « tu connais les paroles ? Avec sa robe à fleurs, elle marche dans un champ ! ». Je laisse échapper un rire nerveux et me dis que ça colle parfaitement avec leur musique. Accompagnée par les vidéos évocatrices de Marie, qui cohabitent de mieux en mieux avec le reste. Un avis partagé : « j’aime bien la scéno ! », me bave une jolie rousse dans l’oreille. Bloum quitte sa scène, après avoir définitivement allumé les fureurs festives de la Douve.

« Juste avant le set de Vendredi, Diego me prévient : « j’ai croisé un des mecs. Ils sont à l’arrache complet ! » »

1h30-7h. Les fureurs festives.
Les « douvistes » sont maintenant chauds comme la braise et prêts à danser jusqu’au bout de la nuit. Ça tombe bien, Animal a fait appel à 3 Djs pour nous accompagner dans cette joyeuse débauche. Pour ma part, c’est l’heure de faire une pause avant le grand saut final. Je me cale sur l’herbe le long des vieilles pierres et contemple ce spectacle réjouissant : les festivaliers dansent, se bécotent, rient et vomissent. Un de mes moments préférés, quand l’électricité est palpable, et que l’ont sent que tout peut se passer à tout moment. Comme un mec qui vient te voir une bouteille d’eau à la main pour te dire, les yeux écarquillés : « c’est un truc de dingue ce festival! », et de s’en aller illico. Moi je carbure à la pastèque, offerte gracieusement par Diego, que je dévore à pleines dents tout en me re-dirigeant vers la scène. Les deux gars de Rue Des Bois lancent les hostilités. Ils alternent tubes groovy et pépites rock’n’roll, avec The Who. Le mod qui est en moi exulte. Bien aidé par le son des deux gus, je flirte avec une belle blonde à casquette, que j’emmène au bar avec moi. « Ca va beau gosse ! », me lance Antonin, visiblement ravi de voir son poulain en si bonne compagnie, et de me servir deux pintes gratos.

Juste avant le set de Vendredi, Diego me prévient : « j’ai croisé un des mecs. Ils sont à l’arrache complet ! ». En effet, le combo électronique expérimental de chez No Format ne joue pas ses morceaux. A la place, ils nous envoient un live-set techno unique qui tabasse sa grand-mère, juste pour La Douve Blanche. Complètement No Format ! La blonde partie, je me retrouve à danser amoureusement avec une jeune parisienne, sur cette électro ultra-dansante. Mon climax’ personnel, où quand gros son live et amour fusionnent. A partir de là, mon seul souvenir est celui d’une danse frénétique ininterrompue, avec à mes côtés des « douvistes » tous aussi survoltés. Dont Diego, Raphaël, Alice et toute la team Animal Records, qui arrive au compte goutte sur le Dance-Floor à mesure que leur labeur respectif se termine. Je ne sais absolument pas l’heure qu’il est, jusqu’au moment où un festivalier excité s’écrie : « oh putain il fait jour ! ». Il est 6h et la Douve Blanche refuse d’aller se coucher. Je croise un mec de Rue De Bois, qui se fait du mal pour rien : « Ils m’ont fait confiance, et j’ai fait un set pourri.. ». Je lui remonte le moral, en toute honnêteté : « tu rigoles mec, c’était un putain de bon set ! ».

7h. Saint-James débarque.
Pour faire danser les « douvistes » les plus téméraires jusqu’à la fin des temps, en bastonnant sec à coup de son rave 90’s, jungle et techno. Je laisse ma place à Barth’ et Antonin, qui commencent véritablement leur soirée maintenant. Tout comme Diego, qui décide lui aussi de rentrer : « On va au camping ! ». Sans tente, je m’allonge sous un arbre et ferme les yeux alors qu’au loin résonnent les effluves des fureurs festives de La Douve Blanche, qui continue son marathon.

« « t’as pas dormi mec ?! ». La réponse est claire : « non », Diego. »

11h30. Limitless.
Je me réveille après un court sommeil non réparateur. Qu’importe. Certains ont fait pire que moi, comme Diego que j’apostrophe, assis contre un arbre et silencieux: « t’as pas dormi mec ?! ». La réponse est claire : « non ». Je me traîne difficilement jusqu’au centre du festival : tout le monde est parti, sauf un bénévole sans limites derrière le bar. Si son bob tire un peu la gueule, le mec est toujours au poste pour servir les premiers levés avec.. du café : « on a du arrêter de vendre de la bière à un certain moment. Y’en a qui conduisent.. », et d’ajouter, la voix chevrotante : « De toute façon, les fûts de bière sont tous presque vides.. Quel bande d’alcooliques ! ».

Après avoir récupéré un café, je m’affale dans un fauteuil grand siècle qui craque sous le poids de ma fatigue. J’étais à la première édition de La Douve Blanche, une célébration dionysiaque sans limites doublée d’une première réussie pour le jeune label parisien.

La « Douve Blanche », un festival Animal Records fait-maison :

Barth’ : production, partenariats, manutention, coordination.
Antonin : communication, programmation, restauration.
Paul : Régie générale son, production, reusta.
Jon : programmation, taxi, reusta.
Léopold : Docteur ès lieu exceptionnel, programmation, reusta.
Flora : Responsable bénévoles, sourires.
Maxime, Gauthier et Douglas : stagiaires conduite de van’.

Prochain épisode : L’après « Douve Blanche », entre une réunion débrief au Muxu et une soirée réussie en forme de confirmation au Glazart.

Animal Records - La Douve Blanche

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