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Fougue langoureuse et grains de folie douce : Allan Rayman @ Le Badaboum

Vendredi 27 octobre, Allan Rayman cet artiste, véritable ovni, était de passage à Paris pour un concert et prenait le Badaboum avec deux de ses comparses, le temps d’un combat aux secousses langoureuses.

Mêlant fougue électrique à des intonations graciles folk et à des lignes de basses aux halos crasseux, Allan est un artiste qui vit la scène comme un ring, basculant, sans crier gare, en un pas de deux intimiste. De sa voix cassée d’émotions, emplie d’intonations soul gorgées de bleus à l’âme et de mélancolie délicate, lui fait vaciller les coeurs avec une intensité nonchalante.

De son tour de chant à l’excentricité douce, aux torsades hip-hop et aux échos parfois bluesy, lui reste insaisissable, tant il est métamorphose ses notes pour mieux brouiller les pistes, comme si en se livrant ainsi sur scène, en des versets intimistes, il voulait malgré tout, rester caché, dans une pénombre rassurante, armure pour ne point trop être exposé et sembler trop vulnérable au public et aux individus en général.

De Gun à Much too Much, All At Once25:22, Lucy The Tease ou encore 13 avec lequel il terminera son concert, Allan bouscule avec une élégance fougueuse, toujours à cheval entre plusieurs émotions, comme en équilibre sur le fil, semblable au résumé de la condition humaine.

Après plus d’une heure de show, il ne fera pas de rappel, comme si la frustration contemporaine faisait partie de son monde, agrémentée d’une poésie douce qui étreint de la plus belle des manières.“Plonger au fond du gouffre, Enfer ou Ciel, qu’importe ? », c’est ce que semble chanter Allan Rayman, à la manière d’un crooner baudelairien.

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