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Glass Animals : Leaflings

Originaire d’Oxford, Glass Animals est à la fois un groupe félin et aérien. Leur musique organique est une vague portée par des mélodies douces et profondes, où la polyrythmie se conjugue avec l’élégance et le sauvage pour séduire tout en harmonie. L’imagination est à portée de notes et celle de David Bayley extrême.

David Bayley est un artiste à l’approche à la fois digne d’un fauve et d’un scientifique. Accompagné de Joe Seaward, Ed Irwin-Singer et Drew Macfarlane, ils composent des sons calculés, infusés dans une fantaisie douce et subtile. A la manière d’un médecin, Glass Animals dissèque le monde et le traduit en mélodies impeccablement construites et addictives.

A 23 ans, David a exploré les neurosciences et la médecine, tout autant que la musique qu’il compose et chante comme un poète, amenant la science et la psychiatrie dans ses compositions, à la manière d’un savant hybride. La précision toute mêlée de liberté indomptée offrent ici des mélodies réfléchies animées par le souffle soul des voix douces et chaudes qui contrebalancent le rythme électro pop instinctif.

Glass Animals invente des mélodies multicouches, imbriquées les unes dans les autres avec une mécanique prodigieusement savante et innée. Il mélange les genres, cassant avec délectation les étiquettes, mixant trip hop, électro pop et soul de manière psychédélique, comme une peinture abstraite à l’essence sulfureuse.

Leur premier EP Leaflings est sorti chez Kaya Kaya Records. 4 titres orgasmiques et hallucinogènes. A la manière de Yeesayer, ils décortiquent le monde et les notes, pour créer des formes géométriques aux contours flous, aux harmonies douces et mélancoliques. A l’intérieur de leurs pistes enchanteresses, ils cachent les clefs d’un autre niveau de compréhension du monde et multiplient les angles de visions.

David Bayley possède une voix proche de Woodkid. Dès les premiers accords de Golden Antlers, l’effusion des synthés brumeux vous happe, et l’énergie toute en retenue porte un humanisme contagieux grâce à la voix qui distille de multiples d’émotions.

Cocoa Hooves est encore plus suave, la soul aveuglant par sa touchante délicatesse et sa sensualité douce. Les échos aux rythmes des beats en boucle se répétant à l’infini deviennent une obsession envoûtante.

Puis, Dust In Your Pocket, franchit un autre pont, celui de l’expérimental, avec sa double ligne de basse et ses percussions toute crépitantes. Pénétrant alors sur des terres inconnues, ici les mélodies telles des liquides semblent bouillants et l’air se charge de vapeurs transcendantales hantées par la voix qui murmure.

L’étreinte mystérieuse se referme sur vous et est une réminiscence des chœurs qui ponctuent les mélodies.Quant à Cocoa Hooves II, ce sont des nuages de jazzy vintage couchés sur des beats éclectiques dont la cadence métronomique est une osmose entre le chant et les mélodies enivrantes.

Leaflings est métaphysique par l’union des instruments et des voix. Glass Animals est un groupe aux mélodies atmosphériques, électroniques et sombres. Ce sont des cascades d’harmonies à la manière de Fun Adults.

David Bayley dit de leur production « Our songs are about little furry animals and cute creatures ». Eux explorent tendrement et furieusement la folie lo-fi, délicieusement irrévérencieux dans leur manière de faire, ils prouvent l’incroyable en faisant appel à l’intelligible : brillants.

Glass Animals : Leaflings

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