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La PreskITW – AuDen

La PreskITW – AuDen

AuDen, de son vrai nom Adrien Dauce, est un auteur compositeur interprète qui sort aujourd’hui son premier EP, chez Polydor.

Réalisé par Olivier Coursier et mixé par Andreas Ahlenius, ce premier opus est une folk ciselée sur fond d’effluves pop emplies de bourrasques poétiques et d’harmonies douces. Construction soufflante faite de mots et de notes à l’envolée, âme chapardée par l’intimiste ardent, ces mélodies douces soulèvent des montagnes, abattent les cloisons.

L’essence même d’AuDen, ce sont quatre tourbillonnantes chansons qui sont autant d’invitation à l’évasion intemporelle, au voyage des sens dans des récits et des songes célestes. Ici, l’amour est aquatique comme sur Les amours Mortes ou sous forme de relations troubles sur Pour mieux s’unir. Structurés en de belles métaphores comme Azur Ether, ses jeux de mots sont des Rêves à l’horizon infini.

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Avec cet EP, on voyage, est-ce que tu as l’âme d’un nomade?
Je suis très sédentaire. Je suis casanier, j’ai des envies de voyages mais je trouve l’évasion ailleurs dans mes textes, mes lectures, ma musique. C’est dans cela que je m’évade, entre les lignes de ces grands auteurs, dans les accords de ces grands chanteurs que je voyage, même si j’ai aussi des envies de voyages comme en Islande.

Si il fallait te fabriquer une tribu musicale qui y mettrais-tu ?
Je mettrais Bon Iver que j’admire. J’y mettrais aussi François Marry de Frànçois and The Atlas Mountains, il est génial. Je mettrais également Gainsbourg, parce que même sans musique tu t’évades, il y a des gens comme cela qui ont la faculté de donner un sens à chaque mot. Je mettrais aussi Victor Hugo pour sa mélancolie que je trouve sublime et Gustave Klimt pour ses peintures. C’est ma tribu de rêve.

Tu as fait tes armes aux Transmusicales et aux Francofolies, le live est-il un moyen de recréer les titres après le studio, de les réinventer?
Le live après le studio, c’est un peu l’issue, la porte à coté, le passage obligé. Après le réarrangement, c’est important pour ne pas tomber dans le monotone. Je n’aime pas le copier-coller. Il faut s’adapter à l’endroit, au public et selon les saisons, l’arrangement peut également changer.

Qu’est-ce que la signature dans un label comme Polydor a changé pour toi ?
Cela m’a permis de travailler dans une équipe professionnelle avec un éditeur, un tourneur. C’est vraiment une belle histoire, car ce sont des gens qui travaillent avec toi parce qu’ils aiment ton projet. On rentre tous dans le même wagon et on suit tous le même chemin, la même dynamique. Ce sont des gens qui me permettent de travailler confortablement, de faire des rencontres et de travailler avec Olivier Coursier et d’autres musiciens.

C’est par ton label que tu as rencontré Olivier Coursier (Aaron) ?
Non, c’est par mon éditeur chez Warner Chappell, Matthieu Tessier. Lui, dès les premières maquettes, il m’a dit « je sais qui il te faut pour se mettre aux commandes de la réalisation de ton album ». Il ne s’est pas trompé, parce que cela a été vraiment une de mes plus belles rencontres musicales. Le mec est juste ultra sympa, a une élégance folle et m’a toujours aidé à faire les bons choix et même à trouver la force dans les moments de doute. Cet album est aussi le sien.

Comment te sens-tu à la sortie de ton premier EP ?
Je suis impatient. J’ai bien écouté mon Cd jusqu’à saturation. J’ai hâte de voir l’accueil du public et de le défendre sur scène. En 2014, on va avoir de belles scènes et j’ai hâte de lui donner une seconde vie sur scène. La scène n’est pas toujours évidente, c’est une mise à nue déstabilisante quelquefois. J’y côtoie la fragilité et j’aime cela, passer de l’excitation à l’angoisse, aux grosses bouffées d’adrénaline. C’est beaucoup de sentiments et d’émotions.

C’est vraiment une belle histoire, car ce sont des gens qui travaillent avec toi parce qu’ils aiment ton projet. On rentre tous dans le même wagon et on suit tous le même chemin, la même dynamique.

Lorsque tu fais de la scène ou du studio, tu arrives à écrire à côté ?
C’est aléatoire, j’y arrive par moment et à d’autres non. J’ai essayé de lier les deux, mais je pense qu’il faut laisser place à la spontanéité. En ce moment, j’étais dans mon album donc je n’arrivais pas à écrire à côté, mais le fait d’avoir figé mes chansons, et de vouloir passer au chapitre deux, je retrouve l’inspiration.

Ta collaboration rêvée serait avec ?
Bon Iver et avec Bertrand Belin, je voudrais écrire une chanson avec lui.

Qu’écoutes-tu et que lis-tu en ce moment ?
Les contemplations de Victor Hugo, un classique intemporel et indémodable. Pour la musique, j’écoute Other lives et Volcano Choir et j’ai hâte d’écouter le nouveau François and The Atlas Mountains.

Que voudrais-tu que l’on retienne de cet EP ?
Je voudrais que l’on ressente de l’évasion, que l’on se sente voyager. Un peu de légèreté, aussi, c’est bien.

Une citation ou une parole qui te ressemble ?
Sur mon album, il y a une chanson qui s’appelle Étourdi  » De Nocturne et de fièvre, étourdi, j’ai vu passer mes rêves ». Elle me ressemble.

Ta musique semble tournée vers l’horizon, quel horizon pour AuDen ?
J’y vois toujours des beaux moments, des collaborations et des belles rencontres comme celle avec le public.


Tracklist :
1- Les amours mortes
2- Pour mieux s’unir
3-Azur Ether
4-Des rêves

Se procurer l’EP et aller le voir en concert à la Flèche d’Or le 29 octobre.

Auden Interview

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