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La PreskITW : SOMA (Part.1/2)

La PreskITW : SOMA (Part.1/2)

SOMA, 4 lettres, 4 mecs : Lionnel (chant/guitare), Sebastien (Guitare), Xavier (basse) et Thom à la batterie. Surtout, SOMA, c’est une énergie furieuse à revendre et des mélodies qui fleurent bon le rock à la rythmique envoûtante et aux refrains pop entêtants. SOMA revient avec son nouvel album Nobody’s hotter Than God  chez Jive Epic/Sony Music, qui sortira le 24 septembre prochain : J-5!

L’occasion pour nous de les rencontrer. Interview donc au sommet avec deux membres d’un groupe qui revient en force vous bluffer avec des mélodies intensément ardentes. Sebastien le guitariste et Thom le batteur se livrent.

PM : Comment a commencé votre musique, ensemble ou séparément, sachant que vous vous êtes connu sur le banc du lycée ?

SOMA : Tu as répondu à ta question (rires). C’est un peu des deux. On jouait chacun dans des groupes différents (Lionel et Seb se sont rencontrés en seconde), puis on a commencé à jouer de la guitare ensemble et le groupe s’est formé petit à petit. Mais on était toujours dans un délire de lycée. Ca a duré 2/3 ans et le groupe s’est formé durant ce laps de temps.

PM : Le lycée vous a t-il aidé dans votre démarche de création musicale ?

SOMA : Un peu, on répétait parfois au lycée. Les concerts du lycée étaient sympas. On jouait dans l’amphithéâtre en extérieur.

PM : Est-ce que le nom du groupe « SOMA » a une signification particulière ?[pullquote]Soma,  une drogue dans un livre d’Aldous Huxley[/pullquote]

SOMA : En fait, il y en a plusieurs.  D’abord, c’est une chanson des « Smashing Pumpkins », c’est une chanson qu’on aimait bien parce qu’il y avait une partie vraiment calme et aussi une partie qui pétait. A l’époque, on aimait bien ce rapprochement là par rapport à la musique qu’on fait. Des musiques assez pêchues avec de jolies mélodies, un mix pop et rock.

C’est aussi une rue de San Francisco, mais ça s’est plus pour Lionel (South of Market).

Et enfin, c’est également une drogue dans le livre « Le meilleur des mondes » d’Aldous Huxley. C’est la drogue qui permet aux gens d’oublier leurs conditions et l’on aimait bien le parallèle avec la musique.

PM : Vous diriez que le lien du groupe, c’est d’abord la musique ou d’abord l’amitié ? …Finalement c’est comme si vous aviez grandi ensemble.

SOMA : Moi je répondrais qu’aujourd’hui c’est plus la musique, car c’est devenu notre métier, mais la base reste l’amitié. Finalement, depuis le début ce sont les deux. Oui nous sommes des potes d’enfance, mais on a toujours su différencier le pro du perso, sinon tu ne t’en sors pas.

PM : Oui, car justement c’est assez compliqué d’arriver à grandir, d’évoluer ensemble. Il y  a d’ailleurs beaucoup de groupes qui se forment au lycée mais qui s’arrêtent après le lycée ou à la fac, chacun partant de son côté.

SOMA : Et c’est la musique qui a jouer ce rôle là. On a fait les choses en fonction de la musique. Lionel et Xav ont fait une école de musique, Seb a bossé assez rapidement. Moi je suis allé à la fac (Thom). Mais du coup, on a toujours fait en fonction du groupe. On a toujours essayé de trouver du temps, des moments pour jouer ensemble.

PM : Vous êtes toujours restés dans le Sud ? Vous avez fait des écoles de musique ? [pullquote]Internet donne la possibilité d’avoir des relations à distance[/pullquote]

SOMA : Oui. Lionel et Xavier ont fait l’école de Cavaillon, école des musiques actuelles. Ils se sont rencontrés là-bas. Ils jouaient dans un groupe qui s’appelait « TOKO » qui faisait du Jazz Manouche. Sinon, on est toujours resté dans la région.

PM : L’idée de rester dans le Sud, c’est un choix par rapport au style de vie ?

SOMA : On ne s’est même pas posé la question. Thom coupe : On s’est posé la question à un moment donné de partir sur Paris, mais étant donné qu’on a tous nos vies ici : Lionel a un enfant, on a nos attaches ici, et moi je faisais mes études. Mais après, on est très souvent sur Paris et surtout, maintenant avec Internet, on a la possibilité d’avoir des relations professionnelles à distance qui fonctionnent. Il faut quand même avoir du monde sur Paris. Nous avons notre manageuse qui est implantée dans le milieu du rock parisien.

PM : Sinon, dans le groupe, vous êtes tous multi-instrumentistes ?

SOMA : On sait jouer d’autres instruments, mais dans le groupe on reste à nos instruments respectifs. Basse, Batterie, guitare et chant.

PM : Dans la jeunesse du groupe jusqu’à votre signature chez JIVE Epic en 2008, par quels moyens avez-vous fait connaître votre musique ?

SOMA : On a existé pendant 7 ans avant de signer chez Sony et on a eu un cheminement assez classique. On a fait beaucoup de tremplins dans la région, autour de Marseille, que l’on a gagné et qui nous ont petit à petit emmené plus loin, et notamment à Paris (en 2005). On a eu pas mal de chance aussi puisqu’on a eu l’occasion de faire le Zenith de Paris (en 2007), en première partie de 30s to Mars.

C’est vraiment bien tombé, parce qu’on commençait à être un peu approché par les maisons de disques. On a rencontré notre précédente manageuse (basée dans le Sud mais qui venait de Paris).

C’est à la fois, des moments de chance, des événements qui s’enchaînent bien et le travail. Mais ce fût un long cheminement.

PM : Et comment se retrouve t-on en première partie de 30s to Mars au Zenith devant 6000 personnes ?[pullquote]Etre signés dans une major nous permet de bosser avec des gens avec qui on rêvait de travailler.[/pullquote]

SOMA : C’était un concours « NRJ » et c’était assez hallucinant. A peine le temps de vérifier que les instruments marchaient et c’était parti. Pas de balance, on a fait juste un check line et on a tout envoyé donc c’était assez stressant ! Mais ça a été un nouveau départ, une sorte de changement de statut. Autoproduits pendant longtemps, on a signé peu de temps après. Ce moment-là a un peu précisé les choses, et a permis de nous améliorer au niveau du management ou du marketing.

PM : Et ça change quoi d’être signé chez JIVE ?

SOMA : Ca permet déjà de faire un super album, car ils nous mettent à disposition des moyens pour l’enregistrer. Cela permet également de bosser avec des gens avec qui on rêvait de travailler.
Par exemple, Dave Sardy (Oasis, Cold War Kids) sur le premier et Tony Hoffer (Supergrass, The Kooks, Phoenix, Belle & Sebastian) pour le second. On a aussi eu plus de temps pour travailler, et on s’investit donc plus. De même, on a maintenant les moyens de faire des clips et de la promo. Une fois que l’album est lancé, il existe d’abord par la promo.

PM : Et par exemple pour Dave Sardy ou Tony Hoffer, c’est vous qui avez fait le choix de travailler avec eux ?

SOMA : Honnêtement on n’y croyait pas tellement. On nous a demandé avec qui on voulait travailler. On a balancé le nom de Dave Sardy en sachant pertinemment que c’était impossible, puisqu’il n’avait jamais travaillé avec des Français. Le directeur artistique a fait partir les démos et quelques jours après on reçoit une réponse positive. Et là, on était comme des gamins.

Ce qui était cool avec lui, c’est qu’on recevait les mixs avant Noël. Chaque jour, on découvrait un nouveau mix, c’était une sorte de calendrier de l’Avant. On attendait à six heures du matin sur l’ordi comme des gamins attendant leurs cadeaux de Noël. C’était vraiment cool.

PM : Le deuxième album a justement était enregistré dans le Sud (Carpentras) et mixé à L.A. C’est ça en fait SOMA ? Les racines dans le Sud et le cœur dans le rock  anglo-saxon ?

SOMA : Oui ! Déjà, ce qu’il faut savoir c’est que le studio Vega de Carpentras est un studio « vintage ». La console date des années 60 et c’est celle qui, par exemple, a servi à enregistrer Miss you des Rolling Stones.

En fait, on a enregistré avec Bertrand Montandon qui a fait les prises de sons. Il est fan de Tony Hoffer avec qui il est en relation. On a passé 24 jours en studio et étant donné qu’on savait que nous allions travailler avec Hoffer, on a choisi cette continuité qui nous paraissait logique.

Retrouvez la suite de l’interview de SOMA

En attendant, écoutez leur rock anguleux mêlé de pop fiévreuse.  J-5 : avant la sortie de leur intense opus.

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